Le débat sur l’Ecole n’est pas clos !

COMMUNIQUÉ DE L’UNSEN-CGT
mardi 22 février 2005
popularité : 7%

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses luttes, où se retrouvent les personnels de l’éducation, les lycéens et les parents, se développent. Sur l’essentiel, comme sur de nombreux autres sujets, le gouvernement ne les entend pas.

Les suppressions massives d’emplois, auxquelles il procède dans l’Education nationale, confirment la contradiction qui existe entre les objectifs affichés et le projet de loi d’orientation présenté à l’Assemblée nationale :
moins 30 000 emplois d’enseignants, de surveillants, d’aides éducateurs, ... pour 2003 et 2004,
moins 12 000 emplois pour 2005.

Ces décisions budgétaires conduisent, entre autres, à :
- des centaines de fermetures de classes dans le premier comme dans le second degré, voire d’établissements scolaires ;
- un accroissement des effectifs dans les classes ;
- des regroupements de formations qui augmentent les déplacements et les horaires des élèves ;
- la suppression de nombreuses options et des travaux personnels encadrés (TPE) ;
- la remise en cause de l’accueil des enfants de 2 ans ;
- une détérioration des conditions de vie scolaire des élèves et des conditions de travail des personnels.

Ces décisions infirment les propos du ministre qui présente « la lutte contre l’échec scolaire » comme étant « le cœur de la réforme ».

A contrario, ces décisions accentueront davantage les inégalités. La mise en place d’un dispositif de soutien de 3 heures, aux contenus et aux modalités mal définis, ne suffit pas pour répondre aux difficultés rencontrées par certains élèves, alors qu’ils demeurent dans un environnement scolaire et social dégradé.

Au lieu d’être un des éléments clefs de la réussite de tous, le collège devient l’instrument d’une orientation précoce au détriment des élèves en difficulté.

C’est sur ces différents constats, vécus comme autant d’injustices, que la mobilisation des lycéens s’appuie. La réforme du bac, qui focalise leurs inquiétudes, en est un symbole.

La CGT dénonce une politique d’adaptation immédiate à l’évolution des effectifs scolaires, sans projection sur le long terme.

Elle demande que le projet de loi soit retiré pour ouvrir des négociations sur d’autres orientations pour le système éducatif et pose en amont les questions de sa transformation, de ses ambitions et des moyens que la Nation doit y investir.

La CGT interpelle le gouvernement et les parlementaires sur leurs responsabilités quant à la mise en cohérence entre les objectifs, les mesures prises et les moyens dégagés dans l’Education.

Faute d’écoute de la part du gouvernement, les mobilisations se poursuivront.
Avec l’ensemble des salariés, la CGT en est partie prenante.

Montreuil, le 17 février 2005


Agenda

<<

2019

>>

<<

Octobre

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
30123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031123
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.