CTPD et CDEN du 4 septembre 2009

Déclaration de la CGT Educ’Action 76
mardi 8 septembre 2009
par  François-Xavier Durand
popularité : 3%

Durant les congés, malgré une « reprise économique » marquée par l’augmentation des valeurs boursières ou des profits des banques subventionnées largement par l’État, la crise sociale, elle, s’est amplifiée. Les annonces de plans de licenciement ou de restructuration s’amplifient. Le nombre de chômeurs augmente. La précarité s’accroit dans tous les domaines. Notre département n’est pas épargné et une grande partie de la population du département en subit les effets dans leurs emplois et dans leurs revenus.

Les choix budgétaires du gouvernement, qui favorisent les monopoles financiers et industriels, se font au dépens des familles notamment par une remise en cause des services publics et particulièrement celui de l’Éducation Nationale.

Alors que le Ministre affirme dans son discours de rentrée, qu’il faut investir dans l’Éducation, il annonce dans le même temps la suppression de 16 000 postes d’enseignants pour la rentrée 2010. Cette annonce s’ajoute à la suppression de 13 500 postes cette année. Il est vrai que communiquer sur une éventuelle épidémie de la grippe A permet de masquer la réalité sur les mesures et les réformes en cours :

30 000 emplois sous contrats aidés (CAE-CAV) ont été mis au chômage dont plus de 600 dans notre département. Certains d’entre eux se sont vus remercié au bout de 32 ou 34 mois, ne pouvant prétendre à aller au bout de leur droit qui est de 36 mois. Et ce, malgré les promesses faites, début juillet, tant par le représentant du préfet que celui du rectorat lors d’une audience le 3 juillet. Dans le même temps, une vague de recrutement a été organisée pour les remplacer sur des missions similaires. C’est inacceptable et contraire à l’esprit du code du travail. Pour la CGT Educ’Action, nous revendiquons l’arrêt de la précarité et la création d’emplois publics statutaires répondant aux besoins des équipes pédagogiques et au bon fonctionnement des écoles publiques.

3 000 postes de maître E supprimés (1 500 sédentarisés et 1 500 en surnuméraire pour un an). Dans notre département, cela se traduit par 65 postes de maître E (32 sédentarisés et 33 en surnuméraire) qui sont directement menacés dans leur fonctionnement et leur intervention auprès des élèves les plus en difficultés. Interdiction de prises en charge E dans les écoles ayant subies la sédentarisation du poste. Pas ou peu d’intervention possible dans les écoles où le poste a été supprimé. Pour la CGT Educ’Action, nous demandons le maintien et la création de postes d’enseignants spécialisés, ainsi que l’augmentation de l’offre de formation afin de développer les RASED.

Les 13 500 postes supprimés à la rentrée se traduisent dans notre département par le retrait de plus de 100 postes. Les besoins des équipes pédagogiques ne sont pas pris en compte. Alors que le Ministre annonce dans son discours de rentrée que les classes de maternelles sont à 25, on ne peut qu’être surpris de voir dans notre département des classes maternelles à plus de 25 voire même à plus de 30. La scolarisation des 2 ans est fortement remise en cause. Au Havre, les fermetures d’écoles entières dont les classes sont transférées dans d’autres écoles, risquent de fortement dégrader les conditions d’apprentissages des élèves et les conditions de travail des enseignants. La CGT Educ’Action demande que soit réellement pris en compte les besoins des équipes pédagogiques en créant les postes en nombre suffisant.

L’année dernière, de nombreux collègues n’ont pu être remplacés par manque de poste de remplaçants suffisants (courte ou longue durée). Même en fin d’année. Et pourtant ce n’était certainement pas une épidémie de grippe qui avait provoqué ce problème. La CGT Educ’Action demande la création de poste de remplaçants en nombre suffisant pour répondre aux besoins.

En publiant début juillet, les décrets instituant une prime d’un montant maximal de 400 € pour les enseignants ayant fait passer et remonter les évaluations CE1 et CM2, le gouvernement veut instituer une forme de salaire à la tâche avant, sans doute, d’instaurer un salaire au mérite. Cette mesure crée des injustices et des inégalités entre les enseignants qui évaluent tous les élèves de leur classe. Parfois, c’est toute l’équipe enseignante qui a corrigé ces évaluations. La CGT Educ’Action dénonce ces primes à la tâche qui créent des injustices et des divisions au sein des équipes. La CGT Educ’Action revendique une réelle revalorisation des salaires pour tous et non le développement de primes à la tâche ou au mérite. Dans l’immédiat, nous demandons que tous les collègues bénéficient de la totalité de cette prime qu’elles que soient les modalités de passation de ces évaluations.

L’augmentation de la prise en charge des élèves en difficulté en dehors du temps de scolarité obligatoire crée elle aussi des inégalités entre les élèves. Aide personnalisée, accompagnement éducatif en ZEP, stage de remise à niveau... Tous ces dispositifs se substituent aux missions de service public sur le temps d’enseignement. Ils alourdissent le temps de l’enfant et la charge de travail des enseignants par le développement des heures supplémentaires. Parfois, la mise en place des aides personnalisées devient difficile. La CGT Educ’Action revendique l’abandon des 2 heures d’aides personnalisées et un temps de service limité à 24 heures de présence devant élèves. Dans l’immédiat, la CGT Educ’Action demande à ce que le choix des équipes pédagogiques soit respecté dans la mise en place des aides personnalisées et que le temps de préparation pour le repérage des élèves en difficulté soit pris en compte dans les 60 heures à l’identique de l’an passé.

Nous sommes loin du discours rassurant sur cette rentrée prononcé par le Ministre de l’Éducation Nationale. C’est une toute autre politique de l’Éducation qu’il faut mettre en place. Après avoir fortement financé les banques, avec les conséquences honteuses que l’on connaît, il faut réellement investir dans l’Éducation à tous les niveaux. La CGT ne manquera pas de porter ces revendications pour une autre politique de l’Éducation Nationale, mais aussi en faveur de l’emploi public et privé, d’une revalorisation des salaires lors des prochaines mobilisations.


Documents joints

Déclaration de la CGT Educ'Action au CTPD et (...)
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Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.