Manifestation nationale à Paris le 22 octobre 2009

Pour le développement industriel et l’emploi
samedi 10 octobre 2009
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Dans un contexte de crise financière, les dégâts économiques et sociaux se sont aggravés. Tous les voyants sont au rouge : les licenciements économiques ont progressé de 60 % en un an ; 600 000 jeunes entrent sur le marché du travail ; le chômage augmente ; l’emploi industriel chute de 15 %.

Alors que les responsables gouvernementaux et patronaux veulent faire payer la facture aux seuls salariés et retraités du pays, partout monte l’exigence revendicative d’une rupture avec une société jouant les profits financiers contre l’humain.

Cela rend plus urgentes les réponses alternatives aux choix patronaux et gouvernementaux actuels en matière d’emploi, de formation, de salaires et de lutte contre les inégalités.

L’Enseignement Scolaire, l’Enseignement Supérieur et la Recherche publics, la Formation Continue sont directement concernés car au centre d’enjeux et de stratégies de portée considérable. Ils sont le lieu où se produisent les qualifications indispensables à l’essor économique et au progrès social, ils sont le lieu où se tissent les synergies, les liens entre disciplines, où s’organisent les mixités, les coopérations propres à favoriser, à leur tour, de nouvelles avancées des connaissances et de
meilleurs transferts de technologie.

Or, la perte des emplois à l’Education Nationale – 50 000 postes depuis 2002 - se traduit par l’importance des mesures de carte scolaire, la réduction drastique des postes aux concours, le recours aux emplois précaires…Elle entraîne de nombreuses fermetures de classes en maternelle et primaire, de sections de formation dans le secondaire et conduit à la réduction de l’offre de formation aboutissant de fait à l’exclusion des jeunes les plus fragiles.

Dans l’Enseignement Supérieur, la politique menée tambour battant par les gouvernements depuis plus de 10 ans ne fait pas que remettre en cause les acquis des personnels du secteur ou les missions publiques qu’ils réalisent mais bien tout l’édifice des diplômes et titres universitaires qui constitue, pour la quasi totalité des salariés, une référence solide et nationale pour la reconnaissance des qualifications.

La loi « LRU », déportant la gouvernance et le financement des universités vers le Patronat, les nouveaux diplômes, LMD, système de « crédits » favorisant l’individualisation des parcours des étudiants remettent en cause, le caractère national des formations au profit des seules attentes des employeurs locaux, le caractère national du diplôme au profit d’une vague accréditation d’un niveau d’études permettant au patronat d’opérer l’individualisation totale des profils recherchés.

Quant à la Formation Continue, la mise en concurrence des divers acteurs publics et privés, GRETA, CNAM, AFPA, la remise en cause de leurs missions, la poursuite du démantèlement de ces services publics avec notamment le transfert de l’orientation à Pôle Emploi, conduit à écarter six millions de salariés soit 16 % de la population active – femmes isolées, travailleurs faiblement qualifiés, salariés en temps partiels, en situation de handicap, immigrés…- de l’accès à la formation
et à l’emploi.

Ces politiques impactent plus particulièrement, au delà de l’ensemble des services publics, les secteurs de l’éducation, de la formation, de la recherche et de la culture.

La sauvegarde et le développement de l’industrie et de l’emploi nécessitent d’autres politiques.

La Ferc-Cgt revendique la place centrale de l’Etat dans le financement et le pilotage des établissements de nos secteurs. L’Etat doit rester l’opérateur culturel et éducatif qui garantit l’avenir des services publics, le maintien et le développement de l’emploi.

C’est pourquoi elle revendique :

- L’abrogation de la loi Fillon et de la loi sur l’égalité des chances,

- Le retour à un service public de recherche et d’enseignement supérieur au service de tous,

- La mise en place d’un plan pluriannuel de création de postes de titulaires tant dans l’enseignement scolaire que dans le supérieur et la recherche, et la résorption des emplois précaires par un plan de titularisation.

- Un service public de l’emploi, de l’orientation, de la formation et de la certification, adapté aux besoins de formation des demandeurs d’emploi, des salariés et des territoires. C’est le droit à la formation pour chaque citoyen qui serait garantie ainsi qu’une insertion durable dans l’emploi.

Plus que jamais l’heure est à la mobilisation !

Le jeudi 22 octobre, manifestons ensemble à Paris

Rendez-vous 12 heures Place Denfert Rochereau


Documents joints

tract 22 oct 09
tract 22 oct 09
préavis 22 oct 09
préavis 22 oct 09

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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.