Motion au Conseil d’administration

mardi 17 novembre 2009
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Réunie en Assemblée Générale le 9 novembre, l’équipe enseignante du lycée professionnel s’élève contre certaines pratiques et situations dommageables à l’ambiance générale.

Nous avons recensé multiples petites choses et « arrangements maison » qui créent un climat délétère, nuisent à l’équité des situations et handicapent la qualité de nos enseignements.

Parmi les points litigieux, nous soulignons :

- Le problème du regroupement des classes, qui reposent sur la réforme « DARCOS » de l’Enseignement Professionnel, anti-pédagogique et facteur de dégradation des conditions de travail des élèves et professeurs.

Ces regroupements entraînent à eux seuls une lutte pour l’attribution des heures de dédoublement, au détriment des matières générales (puisque avec des classes regroupées, les deux tiers sont déjà attribuées à l’enseignement professionnel).

Ils posent le problème des professeurs principaux, qui ne peuvent, en, théorie, n’être que des professeurs de matière générales car eux seuls enseignent à la classe entière.

Pourtant, dès cette année, des arrangements ont été pris en catimini pour dédoubler, ou pas, en fonction de quels critères ? les professeurs principaux de certaines classes. Leur mode rémunération n’a pas été évoquée clairement, nous attendons des éclaircissements formalisés sur cette question.

Enfin, ils posent le problème de la compatibilité des enseignements, pas toujours adéquat, suivant la matière, dans certaines sections regroupées.

Notre exigence réside, pour la préparation de la rentrée 2010, dans l’arrêt ferme et définitif du regroupement des classes - La règle étant simple : un diplôme, une classe - et dans la réponse immédiate au problème des professeurs principaux et de leur rémunération..

- Le risque de suppression de poste inhérent à la généralisation de la réforme dans notre établissement,

Nous refusons catégoriquement toute suppression de poste, quelle que soit la nature des changements de structures l’an prochain.

- Le problème des effectifs en classe. Nous connaissons cette année des classes à effectif de 34 élèves, en dépit de l’engagement qui avait été pris l’an dernier par l’administration dans ce même conseil (pas plus de 30 élèves par section). Il est d’ailleurs demandé un éclaircissement sur le niveau de dédoublement des heures de chaque classe - en fonction de quel calcul ? Sur quel critère (calculs des heures de dédoublement pour 30, comme prévu l’an dernier, ou 34 élèves ?) - et Quid du nombre d’élève par niveau vis-à-vis du statut Plan violence (ou pas ?) de l’établissement…

Nous refusons d’enseigner face à des divisions de plus de 30 élèves et demandons des réponses formelles à nos questions.

- L’absolue incertitude sur le devenir de nos élèves inscrits cette année en Terminale BEP. En l’état actuel des choses, il n’y a pas de place prévue pour eux en poursuite d’étude l’an prochain.

Nous exigeons un engagement formalisé sur la création de nouvelles sections de Bac Professionnel pour accueillir chaque élève sortant de BEP avant décembre 2009.

- Le scandale du maintien des HSA comme variable d’ajustement des emplois du temps au détriment de la qualité des cours et utilisées maintenant comme moyen de masquer le véritable problème du salaire des enseignants.

Nous rappelons qu’un quota d’heures supplémentaires comme celui de cette année (environ 10% du total des heures effectuées), implique la suppression ou non créations de postes d’enseignants au lycée, une surcharge de travail pour les professeurs qui les assurent, les rendant moins disponibles pour suivre leurs élèves et dispenser des cours de qualité optimale.

Cette politique conduit à une logique du « chacun pour soi », et, couplée aux dispositions horaires de la réforme, à des « arrangements maisons » contestables sur tous les plans : pédagogie, égalité des formations entre les établissements, et équilibre des services entre les enseignants.

Nous demandons la réduction effective des HSA et leur transformation en heure poste dès que possible.

- Le flou organisé autour des heures d’accompagnement personnalisé, dont le quota théorique n’est pas respecté, la logique de distribution pour le moins incompréhensible et leur utilité, de ce fait, incertaine.

Nous demandons une » remise à plat » de ce dossier et des réponses formelles à nos interrogations.

- L’absence d’un professeur de maintenance pour les Terminales BEP MEI, remplacé sine die par un collègue de construction mécanique, ce qui prive, depuis septembre, nos élèves de 3 heures de maintenance obligatoires pour la validation de leur diplôme.

Nous demandons le retour immédiat d’un professeur de maintenance pour assumer ces 3 heures en MEI.

- « L’arrangement maison » réalisé pour les heures d’enseignement de lange vivante 2.
Nous constatons que la collègue d’Espagnol a, à juste titre, demandé le dédoublement de ses classe eu égard aux problèmes posés par l’imposition de la seconde langue suite à la réforme : espagnol imposé comme seconde langue à des élèves n’en ayant jamais fait, niveau plus qu’hétérogène dans les classes …. Ces dédoublements accordés l’ont été, là aussi, en catimini et on remarque que nos élèves n’auront, au final, que la moitié de leurs heures théorique en LV2 réalisées. Ceci pose le problème de la validité du diplôme (dont le contenu dans cette matière reste sans réponse).

Notre autre surprise est de constater que l’établissement a jugé que la classe PASS serait le moyen de compléter ces heures dédoublées. Mais depuis quand le rôle de la structure PASS et de ses membres est il de dispenser des heures d’enseignement. ? Quelle est la considération du métier de professeur et de l’importance donnée à la formation de l’élève illustré dans cet exemple ?

Nous exigeons que les heures d’espagnols puissent être dédoublées par le recrutement d’un second professeur.

- L’arrivée, jusqu’aux vacances de Toussaint (et peut être après ?...) de nouveaux éléments dans les classes. Il est sans dire que cela constitue un élément perturbateur de la progression pédagogique

Nous demandons de ne pas procéder à du « remplissage systématique » des places vacantes et à définir le 30 septembre comme date ultime d’arrivée de nouveaux élèves.

- Le souci de la présence et de la création d’une équipe « chef de travaux » en tertiaire. Il existe un grand manque de lisibilité sur le rôle et les missions du chef de travaux en tertiaire, de son éventuel secrétariat …

Nous demandons la redéfinition formelle du poste de chef de travaux et de son entourage.

Tous ces problèmes s’inscrivent dans la continuité de ce qui avait été remarqué et soulevé l’an dernier.

Plusieurs motions avaient été portées à la connaissance du conseil d’administration (rejet de la DHG, Réforme de l’enseignement Professionnel …), et des remarques sur le fonctionnement matériel et pédagogique de l’établissement (doublement des Professeurs Principaux pour les classes regroupées …). A chaque fois, aucune réponse formelle n’avait été donnée à nos demandes. Notre parole semblait, et semble encore, plus que consultative..

Cette année, les représentants du personnel, réunis dans une liste unitaire revendicative, ont décidé de ne plus continuer à transformer le Conseil d’Administration en chambre d’enregistrement des décisions rectorales et administratives.

Nous considérons que notre liste s’attache à défendre le service public de la formation professionnelle qui a déjà été amputé de 10% de ses places d’accueil cette année (600 places en moins pour moins de 6000 élèves dans l’académie).

Si, après avoir suivi la voie démocratique du Conseil d’Administration, comme les années passés, nous n’obtenons pas de réponses écrites, tenant compte de nos remarques et motions, il nous semblera alors inutile de participer à ce simulacre de concertation et serons obligé de ne plus siéger au Conseil d’Administration du Lycée Professionnel.

Les représentants du personnel enseignant CGT Educ’action – Sgen/CFDT – SNEP/FSU , le 9 novembre 2009


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Au sujet des dépenses scolaires…

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Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les "dépenses de la rentrée des classes". Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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