LE PAYS, C’EST TOUS CEUX QUI Y VIVENT !

Un texte du Rassemblement des ouvriers sans-papiers, gens d’ici et leurs amis (Toulouse)
mercredi 23 décembre 2009
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« L’identité nationale », c’est pour créer un fossé, une guerre entre les habitants du pays, c’est une politique criminelle.

Dans le peuple, tout le monde sait que le gouvernement mène une politique exécrable, une politique de destruction systématique des droits et de la dignité de chacun, où les plus pauvres ne comptent pas. Il montre clairement qu’il est là pour protéger les riches contre les pauvres. Loi après loi, il humilie les ouvriers et tous les habitants des quartiers populaires ; il s’en prend à une partie de la jeunesse, celles des quartiers et celle qui marque des désaccords avec ses pratiques. La police est sa seule réponse si on n’est pas d’accord avec lui.

Alors, pour éviter de se retrouver face aux gens, le gouvernement nous invente « l’identité nationale, l’identité française ». Avec cette opération, son but est de mettre en place des critères et ensuite des règles pour dire comment on doit vivre (manger, s’habiller, prier, parler…), comment on doit penser, comment on doit agir ! Et surtout pouvoir désigner à ceux qui sont reconnus comme « bons français » les autres : les « mauvais français » et les « immigrés ».

« L’identité nationale » c’est pour que chacun soit en guerre contre chacun : le « français » contre « l’immigré », le « bon citoyen » contre « le mauvais citoyen », « l’habitant des quartiers populaires » contre « l’habitant des pavillons » et cela à l’infini : tensions et divisions à l’intérieur d’un même quartier, d’une école, d’une fac, d’une entreprise, etc...C’est
un fossé infranchissable qu’il veut créer, des murs entre les habitants. C’est une politique criminelle de destruction.

Il faut réfléchir et prendre position sur un point : la seule politique que propose l’état aux gens du pays, c’est une politique de guerre. Guerre à l’intérieur, contre les pauvres, les ouvriers en général et les ouvriers sanspapiers en particulier, la jeunesse ; et guerre à l’extérieur avec les troupes en Afghanistan et peut-être en Iran bientôt. Pour faire la guerre ici, il lui faut des alliés : bien sûr, il a la police et toutes les lois pour lui, mais en plus il veut entraîner une partie de la population contre une autre. Il promet à certains (« ceux qui le méritent ») que eux seront
pris en compte s’ils participent à rejeter d’autres. Avec « l’identité nationale », il peut tout se permettre : faire des citoyens de seconde zone, exclure officiellement « les mauvais français et les mauvais immigrés », rentrer dans la vie de chacun pour surveiller et punir, enlever la nationalité à certains, refuser les papiers à d’autres etc...

Face à cela, il faut refuser tout débat sur « l’identité nationale et l’identité française » et lui opposer le pays pour tous, c’est-à-dire le pays où tous ceux qui sont là, qui vivent ici, sont à égalité.

Il y a au moins trois pistes sur lesquelles travailler :

1) Etre Français, c’est un statut juridique et rien d’autre, qui n’est ni plus ni moins important qu’un autre statut juridique (Tunisien, Chinois, Canadien…). Il faut faire cesser en France toutes les tracasseries et
persécutions mises en places depuis plus de 30 ans maintenant contre les gens d’origine étrangère et qui ont mené à la fabrication des « sans-papiers ». La loi CESEDA contre les étrangers doit être abrogée, et nous devons revenir au droit du sol supprimé en 1986 sous Mitterrand/Pasqua. C’est la suppression de ce droit qui a permis ensuite d’enclencher toute cette politique d’humiliation et de persécution contre une partie de la population.

2) En France vivent toutes sortes de gens, qui ont des origines, des nationalités différentes, des religions variées ou pas de religion, des coutumes particulières, etc.... Tous sont des gens de France, tous font, par leur vie, par leur présence, le pays. Un pays c’est tous les gens qui l’habitent. Qui vit ici, est d’ici !

3) Le pays où l’on vit, c’est aussi nous qui le construisons, au quotidien. L’état veut nous imposer un pays de ségrégation et de privilèges. A nous de construire et de faire vivre un autre pays, d’égalité, de justice et de respect de chacun. C’est notre objectif, concrétisé par la politique active de paix et d’amitié entre les habitants du pays, en oeuvre dans des situations variées. Chacun peut en être, s’il le décide.

Pour consulter le site du Rassemblement


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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel