Pas une année... Pas un trimestre de plus... Pas un euro de pension en moins...

jeudi 29 avril 2010
par  François-Xavier Durand
popularité : 3%

60 ans maximum, 37,5 annuités maximum et 75 % minimum du dernier salaire : des curseurs inamovibles pour une vraie retraite solidaire !

TOUS EN GREVE LE 27 MAI

RETRAITE/EMPLOI/SALAIRE : Imposons d’autres choix

Rouen 10 h cours Clémenceau
Le Havre 10 h Franklin.
Dieppe 10 h 30 devant la gare

Depuis 1993, à plusieurs reprises, les mesures prises par les gouvernements successifs ont toutes conduit à un recul important du
montant des retraites.
Aujourd’hui c’est une nouvelle attaque qui se profile.

Non à tout recul !

Reculer l’âge de départ alors que des millions de personnes sont au chômage, c’est faire le choix du chômage pour les jeunes et le
recul de l’âge de la retraite pour les plus âgés.

Augmenter le nombre d’années de cotisations pour avoir droit à la retraite, c’est le moyen de faire baisser le montant des retraites.
40 ans c’est déjà trop ! La baisse du revenu des retraités
a conduit certains à nouveau à la pauvreté.

JPEG - 13.3 ko Défendre la retraite à 60 ans, reconnaître la pénibilité et refuser
l’allongement de cotisations méritent une mobilisation de tous les
salariés, du public comme du privé.

Si le principe d’égalité public/privé doit être garanti, il ne peut s’envisager
par un nivellement par le bas. Il faut un alignement par le haut et non une dégradation constante du niveau des retraites par une multitude d’ajustements paramétriques, voire par une réforme systémique.

Dans l’immédiat, le calcul d’une pensionde retraite d’un fonctionnaire civil ou militaire ne peut pas s’appuyer en prenant comme salaire de référence celui obtenu sur les 25 meilleures années. Sachant qu’un fonctionnaire d’État ne bénéficie pas d’une retraite complémentaire du type AGIRC/ARCCO, cela engendrerait une diminution des pensions de 10 à 20% en moyenne, et de 28% chez les enseignants. Il vaut mieux perdre du salaire par une grève pour défendre ses acquis et ceux des générations futures que d’accepter de travailler plus longtemps en gagnant moins.

Pour la CGT Éduc’Action 76, la bonne réforme est celle qui assure le droit à un départ à la retraite dès 60 ans (55 ans pour le service actif) avec, pour une carrière complète, un revenu de remplacement équivalent au moins à 75 % du salaire net d’activité et au minimum au niveau du SMIC. Cela passe par le respect des 37,5 années de cotisation maximum qui doivent prendre en compte les années d’étude.

Des moyens de financer les retraites existent.

Il faut :

  • revenir à l’égalité des cotisations sociales et patronales dans l’esprit de 1945.
  • développer une autre politique de l’emploi, en particulier en direction des jeunes massivement exclus du marché du travail (1 sur 4) ainsi que des salariés âgés de plus de 50 ans.
  • élargir l’assiette des cotisations aux revenus exonérés (bonus, stock options) mais aussi intéressement et participation données aux bénéfices de l’entreprise (au total : 9 à 10 milliards d’euros selon la Cour des comptes)
  • moduler les cotisations en fonction des politiques salariales des entreprises. Cela permettrait de distinguer une entreprise qui crée des emplois stables de celle qui licencie, délocalise, use de la précarité…
  • Augmenter le niveau des cotisations patronales, et supprimer les exonérations des cotisations sociales patronales qui constitue un vol légal d’une partie du salaire.

SARKOZY TOUCHE PAS A NOS RETRAITES !

4 Idées fausses sur la retraite

« Puisque nous vivons plus longtemps, nous devons travailler plus longtemps » L’histoire montre que la durée de vie hors travail n’a cessé de croître. Et la durée du travail de baisser. Ainsi, le temps consacré à la retraite n’a cessé de s’allonger sans pour autant remettre en cause la
capacité de croissance. L’activité sociale, bénéfique pour la société tout entière, ne s’arrête pas lorsque cesse le travail salarié. Les retraités ne sont pas des parasites qui vivent aux crochets des actifs. Ils participent, eux aussi, au développement de l’activité de l’ensemble de la collectivité et à la croissance.
« Le nombre de retraités va augmenter, rendant impossible le inancement des retraites » Il est exact que le nombre de retraités augmente. Mais faut-il le déplorer ? Bien sûr que non. Il convient
même au contraire de s’en réjouir. En 1959, l’ensemble des dépenses de retraite représentait 5,4 points de PIB et 13,2 en 2007… Les gains de productivité ont permis de doubler en trente ans la part
de PIB consacrée à la retraite sans mettre l’économie par terre. Si nous sommes en période de crise, c’est parce que les dividendes sont préférés à la protection sociale du fait de la financiarisation à
outrance de l’économie. Mais des solutions existent pour financer durablement les retraites.
« Les taux de cotisation sont trop élevés et handicapent l’emploi » Loin d’être un frein pour l’économie, une protection sociale de haut niveau constitue un moteur pour la croissance. Quant à comparer les taux de cotisations français et européens, cela n’a pas grand sens.
La France a ainsi fait le choix d’un financement socialisé assis principalement sur le travail quand nombre de nos voisins européens ont, eux, privilégié l’impôt. La comparaison en points de PIB
apparaît donc plus juste. La part de PIB consacrée à la retraite est, par exemple, sensiblement la même en France (12,5 % en 2003) et en Allemagne (12,4 % en 2004).
« Reporter l’âge légal de départ en retraite n’est pas un problème
puisque les salariés liquident leurs droits à 61 ans passés »
L’âge légal de départ à la retraite étant de 60 ans, si l’âge moyen de liquidation de la retraite est supérieur à 60 ans, cela s’explique par la nécessité de compenser les années de chômage, d’invalidité ou de RMI. Si on reportait l’âge légal à 61 ans, on peut parier, sans risque de se tromper, que l’âge moyen passerait au-dessus de 62 ans. Cela justifierait- il pour autant de reporter l’âge légal à 62 ans ?
On voit bien là le caractère pervers d’une telle logique. Et surtout son inefficacité : sachant que seulement un salarié sur trois est en activité à l’âge de 60 ans, reporter l’âge de la retraite signifierait pour deux salariés sur trois, en situation de chômage ou d’invalidité, de longue maladie ou encore au RMI, de les maintenir plus longtemps dans cette situation d’insécurité, ce qui en outre alourdirait les dépenses sociales sans recettes supplémentaires pour les retraites.

Téléchargez ce texte sous forme de tract pdf.


Documents joints

Retraite 2010
Retraite 2010

Agenda

<<

2019

 

<<

Novembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
28293031123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829301
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.