Pour une revalorisation salariale pour tous les enseignants

Pétition et 4 pages d’informations
samedi 15 mai 2010
par  François-Xavier Durand
popularité : 5%

Luc Chatel a révélé son plan dit de « revalorisation » au lendemain de la déroute de la majorité présidentielle aux élections régionales et des manifestations du 23 mars portant notamment sur la question du salaire et du pouvoir d’achat.

Les trois quarts des personnels sont « oubliés » !

Aucune véritable négociation avec les organisations syndicales et, en pri­meur, une annonce à la presse avant la réunion plénière des représen­tants des personnels : voilà la conception du ministre du dialogue social !

La « pseudo revalori­sation » ne concerne que les 5 premiers échelons pour tenir compte du passage à un recrutement « Mas­ter 2 ».
La logique de cette « revalorisation » est claire :

Aucune augmentation de salaires, mais seulement l’adaptation de la réforme de la formations des enseignants !

Ainsi, le ministre se contente de supprimer l’échelonnement indiciaire de début de carrière (1er et 2ème échelon actuel), qui correspond à l’année de stage de l’enseignant recruté jusqu’à présent après la licence.

Si effectivement, les enseignants débutants se­ront revalorisés, la comparaison avec la situation actuelle montre qu’en réalité les nouveaux ensei­gnants vont y perdre ! En effet, avant le concours, « l’enseignant reva­lorisé » ne touchera au mieux que quelques vacations s’il effectue des stages en responsa­bilité (facultatifs) puis, une fois le concours obtenu, il entrera dans la nou­velle grille indiciaire « revalorisée », le tout au détriment d’une formation ini­tiale et continuée lit­téralement sacrifiée.

Pour les futurs PE, certifiés, PLP, cette revalorisation se traduit par 157 euros par mois et 259 euros pour les agrégés (passage du 2ème échelon ancienne grille au 1er échelon nouvelle grille).
Pour les jeunes collègues de moins de 7 ans d’ancienne­té, cette revalorisa­tion se traduit par 660 euros annuels soit 55 euros par mois.

Elles ne concernent qu’un quart des enseignants, et « oublient » trois quarts des personnels !

Ils verront, au contraire, leurs conditions de travail continuer à se dégrader, face aux 40 000 emplois supprimés depuis trois ans et présentés comme devant financer la pseudo revalorisation. Cette politique induit une différenciation, voire une concurrence, entre des personnels exerçant les mêmes missions.
En supprimant ainsi l’accélération de début de carrière obtenue par les enseignants en 1990 et en reculant l’entrée dans le métier, le ministère fait perdre plus de 12 000 euros aux « enseignants revalorisés » sur les 11 ans suivant leur année de M1 par rapport aux enseignants actuels !

Si le ministre envisage une revalorisation des actuels 6ème et 7ème échelons en fonction du budget 2011, il exclut une revalorisation pour tous les personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation. Exit les engagements présidentiels.

De plus, de nom­breux professeurs des écoles n’accède­ront pas à la hors classe et verront leur possibilité d’avance­ment stoppée au bout de 30 ans de carrière (si avancement à l’ancienneté). Ils fini­ront leur carrière après 11 ans (si 41 annuités) voire plus (si allongement de la durée de cotisation) au même échelon. Pour les futurs PE, le fait de la suppression des 2 premiers éche­lons aggrave d’un an la situation.
La création de deux échelons sup­plémentaires acces­sible à tous doit per­mettre à tous les en­seignants d’avoir un déroulement de car­rière commun et uni­forme tout au long de leur activité.

Si l’on ajoute à cela la question des retraites et des an­nées ainsi suppri­mées dans le dé­compte des annuités pour le calcul des pensions, le gouver­nement va engran­ger le bénéfice de la masterisation vue par Darcos/Chatel, surtout lorsque ce même gouvernement a dans l’idée de re­culer l’âge de départ à la retraite.

À l’évidence, la reconnaissance des qualifications, et le rattrapage des pertes de salaires cumulées depuis 20 ans ne pourront se faire sans une lutte englobant l’ensemble des salariés du public et du privé sur ces questions incluant aussi celle des retraites et pensions.


Monsieur le Président de la République,

Malgré votre engagement à plusieurs reprises concernant une revalorisation salariale des enseignants, celle annoncée par le Ministre de l’Éducation Nationale n’intègre pas la perte du pouvoir d’achat cumulé depuis 20 ans par les enseignants et ne concernera qu’un quart des enseignants. Plus de 75% des enseignants sont donc oubliés par cette revalorisation !

Ils verront au contraire, leurs conditions de travail continuer à se dégrader, face aux 40 000 emplois supprimés depuis trois ans.
De plus, la suppression des 2 premiers échelons entraine non seulement une perte de revenus de plus de 12 000 euros au bout de 11 ans de carrière, mais aussi un accès au nouveau dernier échelon de la classe normale (9ème) après 29 ans de carrière. C’est-à-dire que la grande majorité des enseignants n’aura aucune perspective d’avancement et de promotion pendant les 12 dernières années de leur carrière.

Nous exigeons, Monsieur le Président de la République, d’autres mesures en matière de revalorisation salariale pour tous les enseignants qui passe par :

Une augmentation générale des salaires pour compenser les pertes cumulées depuis 20 ans, 70 points d’indice supplémentaires (soit 300 euros) pour tous dans l’immédiat ;

une progression de la grille indiciaire, liant qualification et rémunération ;

La transformation de la hors classe par la création de 2 échelons supplémentaires (10ème et 11ème) accessibles pour tous ;

Un plan pluriannuel de revalorisation pour tous, fondé sur un déroulement de carrière commun à tous les personnels de l’Éducation Nationale.

Pour une revalorisation salariale pour tous les enseignants
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Documents joints

Pétition salaire
Pétition salaire
4 pages revalorisation salaraire
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Justice - La taxe de 35 euros enfin supprimée

dimanche 4 août 2013

L’instauration d’un timbre fiscal de 35 €, décidée par le Gouvernement en 2011 et applicable depuis octobre 2011, pour toutes instances introduites devant les juridictions civiles, sociales, administratives et prud’homales, remet en cause l’accès au juge pour des milliers de salariés.

Comme nous l’avions prévu, cette taxe a entraîné une baisse conséquente des contentieux judiciaires, nombreux justiciables ayant renoncé à leur droit.

12 organisations, à l’initiative de la CGT se sont prononcées contre cette taxe. Après des mois de lutte nous avons enfin été entendus.

Christiane Taubira, Garde des sceaux, Ministre de la Justice, a annoncé, le 23 juillet 2013, la suppression, dans le projet de loi de finances pour 2014, de cette taxe.

Nous nous félicitons de cette décision obtenue grâce aux multiples manifestations dont une pétition nationale.

Montreuil, le 29 juillet 2013

Motion de la CGT Renault Cléon à propos de la défense des retraites

mardi 25 juin 2013

Texte de la motion votée à l’unanimité par la Commission exécutive du Syndicat CGT Renault Cléon à propos de la mobilisation contre la prochaine réforme des retraites.
Dès la fin septembre – début octobre, le gouvernement soumettra au parlement un projet de loi modifiant les conditions de départ à la retraite et abaissant le niveau des pensions des retraités, aggravant les effets de la réforme imposée par le gouvernement Sarkozy en 2010.
Ce qui laisse très peu de temps pour construire un rapport de force suffisant pour imposer l’abandon de ce projet de réforme.
Réuni en Commission exécutive, ce vendredi 21 juin, le syndicat CGT Renault Cléon appelle le bureau confédéral de la CGT :
- à proposer dès le début juillet une première date de mobilisation nationale pour les premiers jours de septembre
- à inscrire très clairement cette première date de mobilisation dans la perspective d’un blocage de l’économie, à la différence de la stratégie qui a conduit à l’échec de la mobilisation pour les retraites de 2010.

Voté à l’unanimité des 28 membres présents de la Commission exécutive

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Consultez, ci-contre, la fiche de calcul de la GIPA versée en 2013 réalisée par la CGT Fonction Publique. Cette fiche permet à tou
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Le niveau de vie des seniors est proche de celui des actifs. Les pensions des jeunes retraités progressent plus vite. Les revenus du patrimoine accentuent les écarts.
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