2009/2010 : Une année difficile en lycée pro… et la rentrée ?

mardi 15 juin 2010
popularité : 2%

  • télécharger le tract national de la Cgt Educ’action

L’année scolaire 2009-2010 touche à sa fin..., une année scolaire qui a été particulièrement difficile du fait de la mise en place à marche forcée de la réforme du bac pro 3 ans.

Cette précipitation est encore très perceptible puisqu’il a fallu attendre le BO du 6 mai pour connaître les nouvelles modalités de l’épreuve de contrôle qui doit être organisée en juillet ! (note de service 2010-049 du 1/04/2010).

● L’ambiance en salle des profs est morose. Tout le monde s’interroge sur les évolutions à venir et le doute s’installe sur la capacité des équipes pédagogiques à « tenir » dans un environnement qui ne fait que se dégrader. Mais la situation présente n’est pas liée principalement à la précipitation du ministre. Si cela était le cas on pourrait se rassurer en se disant que, d’ici un ou deux ans, les choses s’amélioreraient. Tel n’est pas le cas. Au nom de « l’autonomie », le ministère a cassé des repères nationaux dans nos formations.

● La désorganisation de l’enseignement est au cœur de la réforme du bac pro, et il en est de même pour les réformes de la voie générale et de la voie technologique. L’abandon dans les diplômes d’épreuves ponctuelles, établies nationalement, la mise en place des CCF tous azimuts, voilà également ce qui participe à diluer le caractère national de l’Éducation et à augmenter notre charge de travail.

● On discute en juin de la mise en place concrète des classes (effectif, dédoublement) et des moyens qui y seront attribués. L’enjeu est de taille pour nos conditions de travail. Avec la réforme du bac pro en 3 ans, les grilles triannualisées, les horaires globalisés et non répartis entre certaines disciplines, l’aide personnalisée, les dotations pour le dédoublement, sont autant de facteurs de division entre collègues, entre équipes disciplinaires.

Attention, ne tombons pas dans le piège :

« l’autonomie » voulue par le ministre est là pour nous rendre responsable de la dégradation de nos conditions de travail. La répartition des moyens est aujourd’hui une répartition de la pénurie !

● Les dernières déclarations de Chatel sur l’augmentation du nombre d’élèves par classe ne fait que confirmer ce que nous savions tous : la politique de destruction des emplois publics dans l’Éducation se fera en pressurant toujours plus les personnels. Quelles qu’en soient les conséquences pour les personnels... et pour les élèves. Mais il y a une limite à ce que des enseignants peuvent supporter. L’explosion de colère en février des enseignants, en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et ailleurs, s’est traduite par des mouvements de grève qui ont trouvé des relais aussi parmi les parents dans le premier degré.

● La réforme de la masterisation fait peser des hypothèques très lourdes sur le recrutement des PLP dans les années à venir. Les conditions lamentables dans lesquelles vont se trouver nos collègues stagiaires à cette rentrée suscitent la réprobation de tous, mis à part une poignée de responsables ministériels. Nous refusons l’inacceptable.

Inacceptables c’est aussi comme cela qu’il faut caractériser les « propositions » du gouvernement en ce qui concerne la réforme des retraites.

La CGT fait d’autres propositions en matière de financement, propositions qui permettent de garder le droit de partir à 60 ans avec une retraite à la hauteur de ce qu’il faut pour vivre décemment, sur la base de 75 % du dernier salaire !

Dans les lycées professionnels, comme dans toute l’Éducation, nous continuerons à nous mobiliser contre la politique gouvernementale de démantèlement des services publics. Résister, ne rien lâcher, nous n’avons pas d’autres choix.

Pour défendre nos retraites, le 24 juin, tous en grève, tous dans la rue… en septembre on continue !


Quelles valeurs pour les diplômes ?

La réforme de la voie professionnelle, dont la mesure la plus évidente a été la réduction d’une année de formation au baccalauréat, s’est accompagnée également d’une profonde modification des modes de certification.

 Les conséquences de cette politique, dans le moyen terme, risquent d’être aussi très importantes.

 Il y a plusieurs aspects dans la mise en place quasi générale des CCF. Du point de vue des enseignants, cela va représenter une surcharge de travail et de stress évidente. Difficile de gérer cela en plus de tous les autres aspects de gestion de classe, d’absentéisme ou d’emploi du temps et ce ne sont pas les maigres indemnités qui pourront compenser.

 Le plus inquiétant est que la mise en place des CCF porte en elle-même l’abandon d’une partie des garanties dans l’évaluation de tous les élèves. Sur le papier, les référentiels sont bien définis mais les volumes horaires disciplinaires pouvant être différents d’un établissement à un autre, le contenu des évaluations de CCF risquent aussi de l’être.
Une épreuve conçue collectivement par une équipe d’enseignants, identique pour tous les candidats, au niveau national, est une garantie que le CCF, établi par un ou deux collègues, ne peut pas apporter de la même façon, quelle que soit la conscience professionnelle de chacun.

Quelle sera demain la valeur nationale des diplômes professionnels, quelle sera la valeur du CAP, du BEP
ou du Bac pro ?

La décision ministérielle d’étendre le CCF traduit la volonté de réduire les coûts, d’assurer un taux de réussite justifiant la réforme, et de s’engager encore plus dans la logique de concurrence entre les établissements.

Demain le baccalauréat professionnel aura-t-il la même valeur quel que soit le lycée ?


BTS bientôt du nouveau ?

Jean Sarazzin, recteur de l’académie de Grenoble, vient de remettre à Valérie Pécresse un rapport sur les possibles évolu-tions du BTS.

● Ce diplôme, qui bénéficie d’une bonne image dans les milieux professionnels, est aujourd’hui percuté par la réforme de la voie STI, qui va devenir beaucoup plus généraliste, et par la réforme du bac pro en 3 ans.

● Au niveau universitaire, c’est aussi son articulation avec la formation en IUT et la poursuite en licence pro qui nécessitent une réflexion dans le cadre européen du LMD (licence, master, doctorat).

● Le rapport souligne que, dans un laps de temps assez court, l’on peut penser que les bacheliers professionnels seront plus nom-breux à prétendre poursuivre leur scolarité en BTS. C’est pour nous aussi une évidence.
D’un autre côté, les élèves issus de la voie technologique seront aussi amenés à poursuivre en licence pro et en master, notamment dans les écoles d’ingénieur. Il y a donc nécessité d’une remise à plat.

La CGT Educ’action, comme l’ensemble des organisations de la CGT, défendra l’exigence de l’élévation générale de la qualification pour les futurs salariés : les élèves de Bac pro doivent y trouver leur place.


Documents joints

tract 24 juin 2010
tract 24 juin 2010
préavis Ferc 24 juin
préavis Ferc 24 juin

Agenda

<<

2020

 

<<

Janvier

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
303112345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829303112
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


1 site référencé dans ce secteur

Brèves

Mouvement 2019 des personnels ATSS :

samedi 22 décembre 2018

Mouvement inter-académique des AAE et des SAENES :
La saisie des voeux doit se faire du 11 décembre 2018 au 8 janvier 2019. La CAPN des SAENES aura lieu le 19 mars 2019, et celle des AAE le 21 mars 2019.

Mouvement à gestion déconcentrés ADJAENES
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

Mouvement à gestion déconcentrés des ATRF
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
Lire la suite