Décharge, détachement, disponibilité, formation : les chiffres réels !

vendredi 11 mars 2005
popularité : 5%

Que font les 97.000 enseignants qui ne seraient pas installés en classe devant leurs élèves mais "inoccupés" ou occupés ailleurs et qui sont mentionnés par la Cour des comptes, dans un rapport épinglant la gestion des enseignants par l’Education nationale ?

Ils sont "détachés", "mis à disposition", "en disponibilité", "déchargés", en "surnombre", affectés à des remplacements, chargés d’autres missions ou effectivement inoccupés.

Le ministère de l’Education nationale, qui ne conteste pas les chiffres mais leur présentation et un certain "amalgame", a fait vendredi le point de la situation.

- 21.000 enseignants hors du système éducatif dit la Cour. Ce sont 9.000 enseignants "en disponibilité", c’est à dire ayant décidé de quitter temporairement l’enseignement pour écrire un livre, élever des enfants, voyager... et 12.000 "détachés", travaillant pour les collectivités territoriales, la Culture ou l’Enseignement à l’étranger. Aucun n’est payé par l’Education nationale.

- 26.500 sont dits, par la Cour, hors secondaire ou hors ministère. Ils exercent en IUFM, ils font de la formation pour adultes ou ils enseignent en prison.

- 18.000, dit encore la Cour, exercent des activités pédagogiques mais hors présence dans une classe

- Enfin, 32.000 sont dits "sans classe ni activité pédagogique".

Le ministère conteste à la fois l’amalgame entre ces deux dernières rubriques et la réalité même de l’absence d’activités pédagogiques pour beaucoup. Il explique que sur ces 50.000 enseignants (18.000 plus 32.000), ils ne sont que 1.700 totalement inoccupés car malades et incapables d’enseigner (1.000 en traitement et 700 en réadaptation) tandis que 1.400 sont en mi-temps thérapeutique.

Il y a également 2.400 enseignants en "surnombre", titulaires d’une discipline déficitaire en élèves comme l’allemand ou la techno. 1.900 sont en formation pour enseigner dans une discipline connexe tandis que 500 sont déjà réaffectés. Il y a aussi 9.500 remplaçants dits "inoccupés" par la Cour. Le ministère souligne qu’ils sont occupés à 80% en fonction des besoins.

On trouve encore 3.350 enseignants exerçant comme conseillers pédagogiques, 650 travaillant au Cned (enseignement à distance), 3.100 affectés à des fonctions administratives.

Restent enfin les enseignants bénéficiant d’une "décharge" ou "mis à disposition". Ces derniers (1.400) sont payés par l’Education nationale mais travaillent ailleurs, dans des institutions parascolaires ou associatives comme la Ligue de l’enseignement, à la Cité des sciences, à l’Institut du monde arabe ou dans les directions régionales d’action artistique (Drac).

Quant aux "décharges", c’est à dire les dispenses complètes ou partielles de cours, elles concernent 7.050 directeurs d’écoles et 6.200 professeurs d’éducation physique dont une partie du temps statutaire est consacré à l’animation sportive.

Il y a aussi 1.400 décharges syndicales qui sont de droit. Il y a enfin 7.800 décharges, dites statutaires (une heure de cours en moins accordée aux enseignants des classes d’examen) et 4.000 décharges non statutaires (accordées par exemple pour soutien scolaire).

source : AFP


Agenda

<<

2020

 

<<

Juillet

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
293012345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829303112
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.