De la crise financière… au financement des retraites !!!

samedi 23 octobre 2010
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Il y deux ans, la plus grave crise financière éclatait. Elle mettait en lumière la folie d’un système financier cherchant des taux de rentabilité à 15 ou 20% alors que l’économie réelle progressait cinq fois moins vite.
Face à la crise touchant les banques, des centaines de milliards furent mobilisés, en promettant de remettre de l’ordre dans le système.

Certaines grosses banques n’ont toujours pas remboursés les prêts contractés à cette époque auprès de l’Etat dont celle dirigée par François Perol ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée.

Quant à la remise en ordre du système, elle est timide. Certes il y a des progrès dans la réglementation et la régulation des principales activités financières. Mais il n’y a toujours pas de taxe sur les transactions financières pour dissuader les « madoff » de demain de se faire de l’argent facile. Les paradis fiscaux continuent à jouer un rôle de blanchiment de l’argent sale et le système bancaire ne s’est pas encore
réellement recentré sur ce qui devrait constituer son coeur de métier : le financement de l’économie.

Avec les retraites, les banques et les assurances espèrent trouver un marché « juteux » !

Il s’agit de développer un business rapportant des commissions. Tout en sachant qu’il ne s’agit pas d’une solution pour les retraites mais bien plutôt de gains supplémentaires pour les actionnaires.

Une campagne insidieuse est engagée. A la question de savoir « quelle somme épargner chaque mois pour sa retraite ? », des articles de presse, des études répondent :

C’est bien plus qu’avec les cotisations sociales ! Lorsqu’on sait qu’en France, la moitié des salariés gagnent moins de 1600 euros mensuels, comment peut-on imaginer avoir une retraite décente dans ces
conditions ?

Seuls des revenus supérieurs sont en capacité d’avoir recours à la capitalisation.

Pour ouvrir ce marché, les financiers sont prêts à faire baisser pour tous et toutes le niveau des pensions. Le patronat appuie.

A n’en point douter, l’étape suivante sera de faire baisser les cotisations sociales au nom de leur coût pour les entreprises.

Pour 1000 euros mensuels de rente, il faut épargner :
- A 10 ans de la retraite, 1500 euros par mois
- A 20 ans, 600 euros par mois
- A 30 ans, 300 euros par mois

Le seul problème, c’est que ce sont les salariés, les classes moyennes qui paieront le prix de cette politique au bénéfice d’une augmentation
attendue des dividendes pour les gros actionnaires.

Guillaume Sarkozy – le frère du président - est l’ex numéro 2 du Medef. Il est assureur !

Il veut être l’un des futurs bénéficiaires de la réforme des retraites. La réforme n’est pas financée. Elle va conduire à l’asphyxie des régimes par répartition et sera propice à l’éclosion de ces grands fonds de pension qui n’étaient pas encore parvenus à percer en France. Voilà le pari !

Parmi les opérateurs privés d’ores et déjà sur les rangs, figure le groupe Malakoff Médéric dirigé par le frère du Président. Il vise le pactole du marché de la retraite complémentaire privée. Et prépare pour cela une
alliance avec des acteurs semi-publics. Il a trouvé des alliés, en l’occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile.

Le marché pourrait représenter "40 à 100 milliards d’euros" : en fonction de l’aspect final de la réforme, les Français connaîtront une baisse plus ou moinsconsidérable du taux de remplacement, c’est-à-dire du montant de la pension rapporté au salaire, et donc se précipiteront sur les systèmes de retraite complémentaire. Un "business plan" confidentiel, fixe pour objectif une part de marché de "17%" d’ici dix ans.

Cette stratégie est concertée entre le Chef de l’Etat, son frère Guillaume, les assureurs et les banquiers.

En effet, la Caisse des dépôts et consignations est une institution publique présidée par un parlementaire. Pour sa part, la Caisse nationale de prévoyance (CNP) est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque postale et du groupe Caisses d’Epargne,
lui-même présidé par François Pérol.

Pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation ? Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l’Etat ?

Nul doute que tous les autres patrons de banques et d’assurances sont aussi sur le créneau.

Nous, salariés de ces professions, n’avons aucun intérêt à ces stratégies. Nous perdrions sur les deux tableaux :

- des retraites réduites considérablement,

- des métiers de plus en plus basés sur la financiarisation de l’économie, pour assurer le rendement de ces futurs produits. Avec des risques élevés, révélés par la crise financière, les bulles spéculatives etc.. C’est notre emploi qui s’en trouverait fragilisé.

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Mieux vaut se battre aujourd’hui pour de meilleurs salaires et une autre réforme des retraites, avec tous les salariés du pays.

C’est un investissement plus sûr pour notre avenir.

Discutons ensemble de notre engagement dans l’action : refus des permanences, débrayages réguliers, actions communes avec les convoyeurs, la Banque de France etc. …

Et participons massivement aux prochaines journées d’action.

Pour ne pas travailler, au moins, deux ans de plus et voir nos pensions baisser, Pour des négociations sociales sur nos retraites, nos salaires


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Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.