Filière STI : Proposition de motion à voter en Conseil d’administration

mercredi 24 novembre 2010
popularité : 7%

A la rentrée 2011 devrait se mettre en place la réforme des filières STI (Sciences et Techniques Industrielles). Une immense majorité des enseignants de STI est demandeur d’une réforme de ces filières. A cette attente deux raisons :

  • Trop de décalage par rapport à l’évolution de la technologie, des procédés et des processus (les programmes dates de 1989 et aucune formation des enseignants et très peu d’ajustements ont eu lieu depuis !).
  • Une baisse du recrutement d’élèves dans la plupart des options. Mais pour ce second point, une réforme des STI ne suffit pas. L’image de l’emploi industriel et la « hiérarchie scolaire » française sont largement en cause (la filière génie civil par exemple voit ses demandes augmenter en raison de l’appui des industriels du bâtiment et de les efforts de ceux-ci pour améliorer l’image du travail dans le secteur du bâtiment d’un technicien supérieur).

Pourtant les filières STI sont des voies de réussite. Nombre des élèves sont en difficulté à l’entrée en première, jusqu’à présent certains venaient de BEP, et les études en grande partie organisées en Travaux Pratiques (autour de systèmes industriels professionnels dans les spécialités) leur permettent de réussir, de poursuivre leurs études en BTS, DUT et classes préparatoires, ces dernières donnant accès aux mêmes écoles, y compris les grandes écoles, que les classes préparatoires scientifiques. L’insertion dans le travail est également excellente. Tout est reconnu de tous.

Un rapport des inspecteurs datant de 2007 pointe d’ailleurs tous les manques que nous soulignons mais également le trop faible nombre d’élèves formés pour répondre aux besoins de notre pays (nous ne répondons qu’à la moitié de la demande en génie civil et en génie mécanique option bois par exemple).

La réforme que veut mettre en place le ministère ne répond en rien aux attentes des élèves, de leurs parents et des enseignants, et met en péril ce qui fait le succès actuel des filières STI et ce qui en fait des filières de réussite.

En supprimant le travail sur des systèmes professionnels :

  • en imposant un tronc commun à toutes les options pour regrouper les élèves et économiser des enseignants,
  • en diminuant les dédoublements et en soumettant leur répartition au choix des équipes, entraînant inévitablement des conflits entre enseignants,
  • en tentant d’imposer illégalement (cf le Décret no 2007-1470 du 15 octobre 2007 relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie des fonctionnaires de l’Etat) une formation aux enseignants en dehors de leur temps de service, imposant ainsi une charge de travail qui les empêchera de préparer leurs cours pour les classes à qui ils enseignent cette année,
  • en désignant les postes de STI comme postes « spécifiques » dans plusieurs académies pour s’affranchir des règles de mutation et pour que les inspecteurs puissent choisir les collègues qui resterons en poste, ce qui crée des situations conflictuelles au sein des équipes actuelles,

… le ministère et les rectorats emmènent les STI actuelles et futures dans le mur.

Quel gâchis, alors que ces filières sont plébiscitées par les élèves, les enseignants, les industriels (qui, par leurs interventions ont évité la suppression pure et simple des options ; mais malgré cela nombre d’industriels restent insatisfaits de la réforme prévue), alors que les enseignants veulent une réforme et sont prêts à participer réellement à son élaboration, que de vouloir passer en force contre tous les acteurs, et de risquer de détruire ces filières mais aussi de mettre en danger l’emploi industriel en France.

Nous réclamons que cette réforme soit repoussée d’un an, que d’ici juin soit construite la réforme attendue avec les élèves, les enseignants, et répondant aux réalités du tissus industriel et technologique de notre société. Nous réclamons que des formations sérieuses sur le temps de service (c’est-à-dire prévue dans l’emploi du temps, par la diminution de l’horaire de cours et la nomination de TZR sur poste dans les établissements pour que tous les cours soient assurés) soient mises en place pendant l’année 2011-2012 pour que les enseignants de STI puissent être prêts à la rentrée 2012. Et de réels investissements matériels dans les lycées (outils pédagogiques, adaptation des locaux)

Nous demandons également d’avoir l’assurance que les élèves qui rateraient leur bac lors de la dernière cession de l’actuelle STI soient assurés de pouvoir redoubler et que soit donc préservée, à chaque fois que l’option existe, dans chaque académie une classe pour accueillir ces élèves.

Le lycée ........................................... (personnels, élèves, parents), concerné par cette réforme se battra pour ces revendications, mais aussi contre les destructions d’emplois d’enseignants induits par la réforme dans son état actuel (au lycée ........... postes au moins devraient disparaître en STI, sans compter les postes de matières générales).

A l’heure où les élèves sont de plus en plus nombreux à être en difficulté, la suppression de postes d’enseignants et la mise en coupe réglée de filières de réussite ne peuvent être des réponses.


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Brèves

Mouvement 2019 des personnels ATSS :

samedi 22 décembre 2018

Mouvement inter-académique des AAE et des SAENES :
La saisie des voeux doit se faire du 11 décembre 2018 au 8 janvier 2019. La CAPN des SAENES aura lieu le 19 mars 2019, et celle des AAE le 21 mars 2019.

Mouvement à gestion déconcentrés ADJAENES
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

Mouvement à gestion déconcentrés des ATRF
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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