Comment diluer les personnels de laboratoire dans le statut ITRF !
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Le ministère a informé toutes les organisations syndicales du projet de fusion des personnels de laboratoire de l’Éducation nationale avec le personnel du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Ce projet fait partie de l’orientation générale de réduction du nombre de corps dans la fonction publique.
Il s’agit, pour des raisons essentiellement de gestion comptable, d’élargir les missions et de flexibiliser les personnels en élargissant leurs missions.
Cette réforme majeur, menée au pas de charge par le ministère,
se fait sans réelle concertation des organisations syndicales représentatives des personnels.
Nous avons examiné la totalité des articles de ce décret, nous en tirons
comme conclusion que ce texte est néfaste à notre devenir professionnel.
Notre profession perd toute référence au ministère de l’Education nationale. Dès lors, la question de notre participation à l’activité pédagogique au sein des établissements scolaires (EPLE) est remise en cause.
L’élargissement de nos missions va contribuer à les dénaturer. Cela ne va améliorer ni nos emplois ni nos conditions de travail.
L’accès au statut ITRF n’apportera aucune amélioration au déroulement de carrière pour la grande majorité d’entre nous.
De plus, de nombreuses questions restent encore en suspens :
- Quels seront les modes de recrutement ?
- Que deviendront nos primes (IAT, IFTS, NBI) ?
- Dans quelles conditions allons-nous pouvoir muter ?
95% des PTL étaient déjà exclus du protocole 2006. Les ATPL1 ont été les oubliés des accords JACOB.
Le projet de fusion qui nous est proposé n’apporte aucune satisfaction aux revendications des personnels de laboratoire de l’Éducation nationale.
La fusion des corps telle qu’elle se prépare, ne s’accompagne pas d’améliorations significatives pour l’emploi et les conditions de travail des personnels de laboratoire.
La CGT Educ’action dénonce la précipitation avec laquelle cette réforme importante est menée.
Elle mettra tout en œuvre, dans le cadre unitaire le plus large possible, pour forcer l’administration à prendre le temps d’informer et de consulter les personnels sur les propositions de modifications statutaires.