Public en difficulté = Public à supprimer ?

Tous en grève le 10 février 2011 !
mardi 8 février 2011
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L’arrivée des Dotations Globales Horaires dans les établissements fait suite au travail de sape engagé au niveau des structures. Après avoir essuyé une vague de suppression de sections, voici le tsunami de suppression de postes : au moins 41 dans les lycées professionnels de l’académie.

D’une manière générale, on remarque que les propositions de DGH conduisent à « optimiser » les chiffres. Moins d’heures accordées, minimisation illégale des besoins des établissements, non prise en compte des nouveautés institutionnelles dans la ventilation des heures (Secourisme, Accompagnement Personnalisé …), Quota excessif des Heures Supplémentaires Annualisées visant à la suppression nette de postes d’enseignant . Ira-t-on plus loin ?

Un peu d’histoire. Il y a deux ans, la réforme de la voie professionnelle engageait le départ d’une vague de fermetures de postes. A cette époque, il avait été annoncé par le ministère et le rectorat la ferme volonté d’ouverture de CAP et de maintien de la formation professionnelle publique, notamment pour les sections fortement demandées par les élèves.

Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. :

Deux ans après les CAP disparaissent à tour de rôle – voir la lutte des collègues de Fécamp qui, malgré un fort soutien de la presse, de la population, des élus, entreprises…) n’ont pas réussi à sauver leur CAP Serrurier-Métallier, mais ont démontré à grande échelle l’absurdité de la fermeture de cette section – Les sections qui remplissent leur classes disparaissent – exemple des fermetures des BEP CSS non compensées par l’ouverture du Bac Pro correspondant dans la plupart des établissements qui détenaient cette formation -

Il n’y a plus de réponse à l’incohérence des choix ministériaux et les conséquences en terme de place d’accueil des élèves se font sentir.
Pour les contourner le Rectorat a, en dépit de tous les problèmes pédagogiques et matériels (pas assez de postes de travail dans les sections industrielles ou tertiaires) décidé en catimini de l’augmentation des divisons à 35.

Dans les DGH, il a été prévu de systématiser le regroupement de demi-sections de 15 à 18 élèves en divisions de 30 à 35 élèves pour les matières générales et certaines matières professionnelles (techno…). Tous les leviers de suppressions de postes sont donc actionnés.
Les 3èmes Découverte Professionnelles 6 disparaissent. Partout où il y avait deux classes, nous voici à 1 classe. On redécouvre les vertus du collège unique avec la plus intéressante de toutes : faire des économies de postes ! Tant pis si aucune alternative n’est proposée à ces élèves ! Tant pis si on les coupe de la construction de leur projet ! Tant pis si ces sections étaient l’une des réponses aux carences de connaissances techniques apportées par la suppression des BEP !

- Le tableau est donc le suivant : réduction de l’offre de formation, suppressions de postes et dégradation sans précédent des conditions de travail.

Justement … Les conditions de travail ?

Avec la mise en place de mesures non préparées comme la généralisation des CCF, l’obligation des formations de secourisme, les positionnements d’élèves, la préparation de l’accompagnement personnalisé et son déroulement, la mise en place du socle commun en DP6, … chaque établissement se trouve confronté, semaine après semaine, à trouver des solutions aux exigences non préparées ou pensées des institutions. Cela se traduit concrètement par une accumulation de temps de réunions, de concertations, d’informations auxquelles participent les enseignants consciencieux et inquiets de l’avenir de leurs élèves. Ces réunions ont lieu majoritairement hors temps de travail. Soit sur le temps de préparation et de correction ou sur le temps libre du personnel. Cela nous éloigne de plus en plus de notre mission première, celle d’enseigner. Indiscutablement, cela a une incidence sur la qualité de l’enseignement proposé.

En 2000, un rapport de l’OCDE précisait que le seul moyen de faire des économies sur le budget de l’éducation nationale était d’agir sur la qualité mais pas sur la quantité car cela aurait un écho défavorable auprès de la population. La volonté est elle maintenant d’agir sur les deux ?

Une sensation généralisée de saturation et de lassitude s’est progressivement mise en place dans notre académie et elle entraîne nécessairement des conséquences néfastes et très inquiétantes sur la vie de l’école. Ce ne sont pas la mise en place de cellules psychologiques ou techniques bien connues dans le monde de l’entreprise qui résoudront, par une façade de communication, la problématique de fond des conditions de travail et du devoir de protection de la santé morale et physique qu’un Etat employeur a envers ses employés.

Mais il reste aussi la solution de la lutte ! Et nombreux sont les lycées professionnels qui se sont engagés sur cette voie depuis janvier. Les résultats ne sont pas minces :

Le LP Brassens de Neufchâtel est toujours en grève depuis le 31 janvier. Après audience, le rectorat leur propose de maintenir le CAP ROE, mais en limitant les capacités d’accueil d’un de leurs bac pro. Le LP Le Hurlevent du Tréport est aussi en grève. Nos collègues de l’Emulation dieppoise ont réussi à obtenir le maintien de leur section Technicien d’Usinage, ceux de Vernon ont réussi à obtenir l’ouverture d’une demi-section du nouveau bac pro Accompagnement Soin et Service à la Personne (qui prend le relais du BEP CSS),à Grand-Couronne, ils ont réussi à sauver une demi-section de CAP ATMFC. Le LP du Bois à Envermeu est lui aussi entré dans l’action depuis le 7 février.
Mais même dans ces établissements qui ont fait grève, le feu couve toujours sous la braise, car malgré le sauvetage de certaines filières, les DHG, avec le niveau global d’heures supplémentaires, n’ont pas pour effet de limiter significativement les suppressions de postes.

Comme ce sera le cas le 10 février, des initiatives seront prises par la CGT et les autres syndicats afin de coordonner les actions, et organiser toute forme de résistance qui vise à s’opposer à la destruction de la formation professionnelle publique.


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tract LP février 2011
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Mouvement 2019 des personnels ATSS :

samedi 22 décembre 2018

Mouvement inter-académique des AAE et des SAENES :
La saisie des voeux doit se faire du 11 décembre 2018 au 8 janvier 2019. La CAPN des SAENES aura lieu le 19 mars 2019, et celle des AAE le 21 mars 2019.

Mouvement à gestion déconcentrés ADJAENES
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

Mouvement à gestion déconcentrés des ATRF
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

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Lire la suite sur le site La Vie Moderne

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Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
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4 pages spécial Retraités de la FERC

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Au sujet des dépenses scolaires…

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Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les "dépenses de la rentrée des classes". Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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