Infirmiers de l’Education Nationale solidaires de toutes les revendications des infirmiers des Fonctions Publiques Hospitalière et Territoriale

mercredi 9 juin 2010
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Nous, les infirmiers de l’Education Nationale syndiqués au SGPEN-CGT, sommes solidaires de toutes les revendications des infirmiers des Fonctions Publiques Hospitalière et Territoriale.
Mais notre spécificité nous pousse à revendiquer 2 points supplémentaires :

1) Le droit au détachement sans limitation dans la durée

Actuellement, un IDE de la Fonction Publique Hospitalière ou Territoriale qui souhaite travailler à l’Education Nationale doit réussir le concours de recrutement.
L’ayant réussi il se trouve en situation de détachement pour un an seulement. Il est alors stagiaire.

A la fin de cette année de stage, on lui impose de choisir entre :

  • retour dans son administration d’origine ou
  • titularisation et intégration à l’EN, sous réserve de demander sa radiation à son ancien employeur

L’infirmier commence alors une nouvelle carrière dans laquelle il perd une partie de son ancienneté ainsi que l’évolution de sa carrière.

Exemple :
Il se trouve plusieurs personnes dans ce cas :
Une infirmière-anesthésiste de l’hôpital de l’AP-HM au bout de 19 ans d’ancienneté a réussi le concours de l’EN.
Elle était alors en catégorie A, à l’échelon 5 de la classe supérieure (grille indiciaire des infirmières-anesthésistes.)

Après avoir réussi le concours on l’a reclassée en catégorie B, à l’échelon 8 de la classe normale (la grille indiciaire des IDE)

La loi précise que l’on doit reclasser un fonctionnaire au plus près de son indice de traitement.
Là cela n’a pas été le cas car pour accéder à la classe supérieure l’EN demande 10 ans d’ancienneté dans la fonction publique dont au moins 4 ans à l’EN.

Au bout de 6 ans d’ancienneté à l’EN (+ les 19 ans passés à l’AP-HM) cette infirmière n’est toujours pas passée en classe supérieure car, depuis 2008, le rectorat ne reconnaît que l’ancienneté à passée à l’EN dans le tableau d’avancement !

Cette infirmière se trouve donc entre la 100éme et la 150éme place pour avoir sa promotion.
Sachant qu’ils n’en font passer que 8 par an…(encore bien 12 à 15 ans à attendre mais étant donné son âge….)

Tout ceci pourrait être évité si on nous donnait droit au détachement sans limitation de durée
Cela permettrait à certaines de continuer leur carrière dans une autre fonction publique.
Par exemple les infirmières spécialisées n’en seraient pas spoliées de leurs années d’études supplémentaires et sacrifices endurés.

Les IDE déjà en classe supérieure n’auraient pas à recommencer leur avancement dans leur grade.
Tout ceci sans nuire à la carrière des IDE de l’EN.

Nous revendiquons donc que le détachement sans limitation dans la durée soit accordé de droit à tout infirmier qui réussi le concours de l’EN ou affecté dans une autre administration publique, pour continuer à évoluer dans sa carrière.

2) La catégorie A pour tous les infirmiers

Nous entendons parler de la reconnaissance au niveau licence de la profession d’IDE se traduisant par son passage en catégorie A.
D’ailleurs les futurs infirmiers qui ont commencé leurs études cette année y seront d’office.

Un rapport (rapport 2329 remis à l’assemblée nationale) précise que les infirmières de la fonction publique territoriale et celles de la fonction publique hospitalière auront à choisir entre rester en catégorie B (reconnaissant la pénibilité de leur travail) ou d’intégrer la catégorie A à condition de renoncer au service actif donnant la possibilité de retraite à 55 ans ?!
Le travail sera-t-il moins pénible pour autant ???
C’est un odieux chantage.
Tous les IDE méritent d’être en catégorie A, sans contrepartie !

En ce qui concerne la Fonction publique d’Etat, seuls les IDE de la pénitentiaire, militaires et ceux des Invalides seront concernés par ce dispositif :les IDE de l’EN en sont exclus du dispositif et resterons en catégorie B !!!

Comment recruter les nouveaux IDE, surtout ceux issus de l’hôpital ?
Le statut ne sera pas le même !

De toute façon nous avons tous le même diplôme, le même niveau d’études et la même compétence.

Nous revendiquons donc la catégorie A pour tous les infirmiers sans perdre la reconnaissance de la pénibilité de la profession.

Avec la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires », le gouvernement et la majorité ont rendu automatique et obligatoire l’inscription des infirmiers à l’ordre professionnel les concernant.
Celui-ci n’à jamais été un outil au service des personnels salariés et ne répond pas aux exigences légitimes des infirmiers salariés à être plus associés dans l’organisation des établissements dont ils dépendent et ne leur permettent pas de disposer des moyens humains et financiers pour offrir aux populations un service public de santé de qualité.

Pire, la même loi – HPST – en même temps qu’elle renforçait les ordres a tenté de porter un mauvais coup aux organisations syndicales, en affaiblissant considérablement la démocratie sociale dans les hôpitaux, notamment en retirant tout pouvoir à leurs conseils d’administration, lieu premier de représentativité des personnels.

Les infirmiers considèrent que l’organisation en ordres professionnels pour des personnels salariés n’est pas adéquate. Elle témoigne de la volonté de quelques uns d’imposer aux hôpitaux publics le modèle libéral, par ailleurs parfaitement compatible avec la généralisation de la tarification à l’activité (T2A) et la transformation progressive des hôpitaux en entreprises de soins.

Par ailleurs, en raison de la suppression des DDASS, fusionnées avec les Agences Régionales de Santé (ARS), les ordres bénéficieront prochainement d’un transfert de missions de services publics, à savoir l’enregistrement des diplômes et la délivrance de l’autorisation d’exercer.

C’est pourquoi nous demandons que soient exclus les infirmiers salariés de l’obligation d’adhésion aux ordres professionnels les concernant


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Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

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Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
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Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

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Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED