Appel National pour la défense de l’enseignement professionnel public et laïque

mardi 21 juin 2011
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’enseignement professionnel public constitue aujourd’hui la principale voie de formation professionnelle initiale. Il délivre la majorité des diplômes professionnels par l’intermédiaire de ses lycées. Depuis 1947, les établissements publics chargés dans l’EN de la formation professionnelle initiale, aujourd’hui les lycées professionnels, par le biais de leurs PLP d’enseignement général et d’enseignement professionnel, assurent la préparation aux diplômes professionnels reconnus nationalement dans les conventions collectives et les statuts. On y met en œuvre des pédagogies ouvertes pour répondre aux besoins des élèves. En relation avec les professionnels, il a su faire évoluer les formations et les diplômes : la création du baccalauréat professionnel a permis notamment l’accroissement du taux d’accès au niveau IV qu’a connu notre pays.

Aujourd’hui, l’enseignement professionnel peut et doit être améliorés afin de permettre une diminution significative des sorties sans qualification et de poursuivre l’élévation globale du niveau de qualification de la population. Les 60 000 professeurs de lycée professionnel qui y travaillent avec conscience, inventivité et dévouement, œuvrent tous les jours pour atteindre ces objectifs.
Cependant, les choix budgétaires de ces dernières années ainsi que la « réforme » généralisant le BAC PRO en 3 ans ont des conséquences désastreuses sur l’Enseignement professionnel. La volonté gouvernementale de supprimer coûte que coûte des postes conduit aujourd’hui à une diminution de l’offre de formation et à une dégradation des conditions d’accueil et d’enseignements pour l’ensemble des lycéens professionnels. Nos organisations défendent le droit effectif de tout jeune, en particulier des 100000 jeunes que la politique gouvernementale laisse sur le carreau, à être scolarisé dans un lycée professionnel public pour y préparer un diplôme professionnel.

Au même moment, l’Association des Régions de France annonce l’acte III de la décentralisation. Elle demande le transfert complet de la compétence qu’exerce l’Etat sur les lycées professionnels et agricoles. Elle demande également que l’Etat renonce à intervenir dans l’apprentissage et la carte des formations professionnelles. Cette politique pourrait déboucher sur une offre de formation définie uniquement en fonction des besoins des locaux sans aucune cohérence nationale et à terme, un recrutement local des enseignants en fonction des moyens que pourront ou voudront dégager les régions.

Nos organisations sont opposées à toute nouvelle étape de décentralisation qui se traduirait par un désengagement de l’Etat dans la formation professionnelle initiale des jeunes et ouvrirait la voie à la privatisation comme on le voit avec l’AFPA en application de la « loi relative aux libertés et responsabilités locales » de 2004.
Dans ce contexte où l’enseignement professionnel est mis à mal, le gouvernement a annoncé un énième plan de relance de l’apprentissage avec comme objectif d’atteindre 800 000 contrats d’alternance d’ici 2015, cela au moment où l’apprentissage est en perte de vitesse. Cette relance devrait se concrétiser en région avec la signature des Contrats d’Objectifs et de Moyens (COM) sur l’apprentissage ainsi qu’avec les nouveaux CPRDFP. En fixant cet objectif et en ciblant prioritairement les niveaux IV et V de formation, le gouvernement continue à déstructurer le service public de la formation initiale sous statut scolaire. La fermeture de structures de formation professionnelle sous statut scolaire entraîne l’impossibilité pour de nombreux jeunes de poursuivre leurs études en lycées par la disparition d’une offre de formation de proximité diversifiée.

Nos organisations, CGT, SUD éducation, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNPI-FSU et SNUPDEN-FSU demande : L’arrêt du développement de l’apprentissage qui aura pour conséquence de « siphonner » les LP et les SEP. Cela passe par :
- L’abandon des décisions gouvernementales de développement de l’apprentissage et la non signature par les présidents de région des contrats d’objectifs et de moyens (COM) sur la base des objectifs quantitatifs décidés par le gouvernement.
- L’arrêt du dispositif initiation aux métiers en alternance (DIMA) et de l’orientation précoce des jeunes vers l’apprentissage qui remet en cause la scolarité obligatoire.
- L’arrêt des mesures systématiquement favorables au développement des centres de formation des apprentis (CFA) et des unités de formations en apprentissage (UFA) au détriment des formations sous statut scolaire, ainsi que l’arrêt du mixage des publics et de la mixité des parcours. Car ces mesures ont été mises en place au détriment de l’enseignement en LP.

La priorité réaffirmée au service public de la formation professionnelle initiale sous statut scolaire. Sa réalisation nécessite :
- L’arrêt des suppressions de postes dans l’Education Nationale, notamment dans les LP, SEP, SEGPA et EREA, et le recrutement de PLP en fonction des besoins ainsi que la titularisation des précaires.
- Une relance ambitieuse et nécessaire de l’offre de formation professionnelle sous statut scolaire.
- La reprise du débat national sur les contenus et les parcours de formation dans l’enseignement professionnel permettant de faire réussir tous les jeunes.

Le maintien de l’enseignement professionnel et de ses personnels sous la responsabilité de l’Etat, par :
- Le maintien des personnels enseignants et d’éducation des lycées professionnels sous statut de fonctionnaire d’Etat
- Le rétablissement de toutes les sections de CAPLP et des postes offerts en nombre suffisant
- Des Référentiels et programmes nationaux clairement définis.
- Des diplômes nationaux (CAP, BEP, Bac Pro, BTS...) reconnus dans les conventions collectives et les statuts sur tout le territoire national et par l’ensemble des branches professionnelles


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Brèves

Mouvement 2019 des personnels ATSS :

samedi 22 décembre 2018

Mouvement inter-académique des AAE et des SAENES :
La saisie des voeux doit se faire du 11 décembre 2018 au 8 janvier 2019. La CAPN des SAENES aura lieu le 19 mars 2019, et celle des AAE le 21 mars 2019.

Mouvement à gestion déconcentrés ADJAENES
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

Mouvement à gestion déconcentrés des ATRF
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : "Certaines mesures vont dans le bon sens"

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

"Que les conservateurs tombent les masques !"

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : "Que les néo-libéraux tombent également le masque !"

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les "dépenses de la rentrée des classes". Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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