Livret Personnel de Compétence

vendredi 24 juin 2011
par  François-Xavier Durand
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A compter de la rentrée 2011 sera mis en oeuvre dans le primaire la version numérique du fameux Livret personnel de compétences.

Cet outil d’évaluation, vendu comme révolutionnaire par le ministère, suivra les élèves de l’entrée à l’école élémentaire jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire. Par l’utilisation de ce livret, nous sommes censés attester la maîtrise des sept compétences du socle commun.
La numérisation de ce livret, avec toutes les conséquences de surveillance politique et sociale qu’elle peut avoir, nous oblige à voir de plus près sa mise en œuvre, son fonctionnement et la communication faite aux parents d’élèves à ce sujet.

Ce n’est qu’en démontrant l’inefficacité de ce livret que nous pourrons mettre l’accent sur ses conséquences sociales désastreuses.

En ce qui concerne les parents d’élèves, une brève note préambulaire au livret leur indique qu’il s’agit d’un outil « permettant de suivre la progression des apprentissages de votre enfant à l’école et au collège ».

  • .. Un des buts du livret serait donc une communication plus claire, auprès des parents, des capacités de leurs enfants. Une communication plus claire se résume donc à un livret de 25 pages, sur support numérique (et donc non lisible pour certaines familles), contenant des entrées plus ou moins abscons pour le commun des mortels (Palier 2 compétence 6 : Avoir conscience de la dignité de la personne humaine… vaste programme). Il est donc ardu de croire qu’il s’agit d’un outil efficace à destination des parents.
  • .. Le deuxième argument mis en avant par le Ministère est son utilité pour le monde enseignant. Il permettrait de mieux suivre la formation de l’élève (avec une évaluation sommative…) pour l’élaboration des PPRE. Sachant que d’après l’article D311-8 du Code de l’Éducation, les compétences du livret doivent être validées en conseil de cycle.

Vérifions tous ensemble que nous pouvons valider le palier « Principaux éléments de mathématiques ».
Prenons une école moyenne, 2 CP, 2 CE1, chacune des classes ayant 28 élèves puisque cette école a eu la chance d’être une des rares à ne pas avoir été touchées par une mesure de carte scolaire. Il y a 46 compétences à valider à la fin du CE1. Sachant qu’il faut 20 secondes pour valider une compétence, combien de temps va-t-il falloir au conseil pour valider toutes les compétences ? Prenez crayons et papier, vous avez 5 minutes. Si votre propre livret de compétence est bien rempli, vous devriez avoir trouvé qu’il faut 28h et des poussières, ce qui risque d’être compliqué à caser dans le lot des 24h de réunions pour tous les conseils et les réunions avec les parents. Une fois de plus, difficile de croire que le livret ait été fait pour améliorer l’efficacité des enseignants.

Mais alors… pourquoi ce livret ?

Sachant que le livret va être mis en ligne, tout comme Base Élèves et qu’il suivra l’élève jusqu’à la fin de sa scolarité obligatoire, il ne faut pas être un « paranoïaque maladif » pour ne pas s’apercevoir qu’il y a anguille sous roche. Cela est d’autant plus le cas que non seulement le livret peut-être transmis au lycée, mais également dans les centres de formation d’apprentis. Envisager qu’à terme, ce livret puisse tomber entre les mains des entreprises ne parait pas saugrenu. A plus court terme, difficile également de ne pas y voir un outil parfait pour les dérogations au collège, ce qui laisse augurer du meilleur pour la ségrégation sociale.

Attendons avec impatience la prochaine grande réforme scolaire de la droite avec la restauration du livret ouvrier de Napoléon. En plus il sera en couleur et stocké sur les serveurs de l’État…

Henri Baron


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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.