Déclaration CGT Educ’Action 76 au CTPD

jeudi 8 septembre 2011
par  François-Xavier Durand
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Cette rentrée, la pire depuis 10 ans, est marquée par 16 000 suppressions de postes dans l’Education Nationale ce qui a entrainé des fermetures de classe en nombre sans commune mesure avec les années précédentes. Les fortes mobilisations lors des opérations carte scolaire a contraint le ministre de l’Education Nationale a informé qu’à la rentrée prochaine, il n’y aurait pas de fermetures de classes ! Propos d’autant plus surprenant que le gouvernement envisage déjà la suppression de 14 500 postes dans l’Education Nationale pour la prochaine rentrée.

Dans un contexte de crise économique créée par les marchés financiers, la seule réponse du gouvernement est d’accentuer encore plus la politique d’austérité budgétaire menée depuis des années, par l’application de la RGPP qui vise à ne considérer les services publics que sous l’aspect comptable des réductions budgétaires en ne remplaçant pas un fonctionnaire sur deux partant en retraite.

La CGT Educ’Action 76 dénonce cette politique d’austérité budgétaire menée par le gouvernement qui loin de résoudre la crise économique va l’aggraver. Ces mesures consistent pour l’essentiel à transférer une nouvelle fois les richesses du pays vers les puissances financières.
Le pilotage par les moyens éloigne l’école de ses principaux objectifs de formation et de démocratisation, il affaiblit durablement le service public d’Éducation Nationale.

La RGPP est une mauvaise méthode au service d’une mauvaise politique.

Dans notre département cette politique de rigueur budgétaire se traduit par 107 suppressions de postes auxquelles il faut ajouter le retrait de 50 emplois hors plafond d’emplois. Ce sont près de 160 moyens budgétaires qui sont retirés, des coupes dans de nombreux budgets de fonctionnement 1er degré, la remise en cause des activités USEP... Tout ceci crée dans de nombreux établissements des difficultés nouvelles.
Pour les personnels, cela entraine une dégradation des conditions de travail (classes surchargées, hausse du nombre d’élève par classe en ZEP, augmentation des tâches administratives...) auxquelles il faut ajouter le gel des salaires jusqu’en 2013, le recul de l’âge légal de départ à la retraite et plus récemment l’augmentation du nombre de trimestre de cotisation pour obtenir une pension à taux plein.

Les RASED ont été les premiers à subir de plein fouet cette logique avec la suppression de 28 postes de maitres E dit surnuméraires, de 24 postes G laissés vacants par absence de départ en formation depuis des années, de 14,5 postes ASH et de 27 postes E dit « sédentarisés » qui ont été pour une part supprimés ou transformés en poste d’adjoint. Ce sont les élèves les plus en difficulté, les plus fragiles, ceux qui subissent déjà les effets désastreux de la politique de casse de l’emploi, de destruction des acquis sociaux et de désindustrialisation, qui sont touchés par cette politique.
De même, un certain nombre de postes de psychologue scolaire sont encore vacants entrainant comme à Dieppe Ouest ou à Dieppe Est, entrainant une surcharge de travail aux quelques rescapés de cette politique. Comment envisager une réelle prise en charge des élèves en difficulté dans ces conditions ?

On le voit, la situation de l’AIS est particulièrement fragile et on ne peut s’empêcher de penser que sa place dans le système éducatif est totalement menacée. Les élèves en forte difficulté y compris ceux qui sont en situation de handicap feront les frais de cette situation : manque de psychologues, de maîtres G, de maître E, d’AVS pour accompagner les mesures préconisées par la MDPH, les remises en cause des mises à disposition de personnels dans les établissements gérés par le secteur associatif…

à ces mesures, s’ajoute à une dégradation de la situation dans beaucoup de classe : maternelles à plus de trente comme à Gournay en Bray, dans le RPI de Longueil, Quiberville multiplication des cours doubles en élémentaires et des classes qui peuvent dépasser les 25 en ZEP comme à l’Ecole Desceliers à Dieppe.

Lors du groupe de travail, nous vous avons fait part d’un certain nombre de prévision d’effectifs pour lesquelles se justifient selon nous des demandes d’ouvertures ou d’annulations de fermetures.

Nous rappelons notre exigence de voir ces demandes prises en compte en tenant compte de l’intérêt des élèves et en respectant les équipes qui demandent de pouvoir exercer leurs missions dans des conditions acceptables
Nous dénonçons suppressions des Maîtres-Formateurs qui accompagnent la calamiteuse « réforme de la formation » ainsi que les menaces sur les postes de CPC.

Pour la CGT Educ’Action, se battre contre les suppressions de postes, c’est exiger auprès du ministère, une modification immédiate du plafond d’emploi par une dotation exceptionnelle répondant à tous les besoins exprimés par la communauté éducative.

Dans les collèges, la situation n’est guère plus réjouissante. Ainsi, dans le second degré, les structures imposées dans les collèges provoquent des situations très difficiles pour les élèves et les enseignants. Les exemples sont nombreux : classes de 6ème à 28 au collège Arthur Rimbaud de Saint Aubin les Elbeuf, classes de quatrième à 29 ou sixième à 30 au collège Alain de Maromme.... Cette politique est scandaleuse. Les personnels sont très inquiets et redoutent déjà des incidents et des élèves en souffrance..

Enfin, la situation des précaires de l’éducation et en particulier celle des EVS AVS : ces salariés qui ont travaillé pendant 3 ou 5 ans pour 835€ voire 550€ pour certains et que l’Etat renvoie à Pôle Emploi sans avoir rempli ses obligations de formations, est inacceptable. La justice prud’hommale a donné raison aux personnels en requalifiant leur contrat en CDI. C’est le cas pour 34 d’entre eux dans notre département par jugement du 29 juin dernier. Il est temps que le ministère ouvre des négociations sur l’avenir de ces métiers. Nous rappelons notre exigence de statuts de la fonction publique. Nous sommes aux côtés de EVS et des écoles qui exigent la réintégration de tous les EVS.

Alors NON, la rentrée n’est vraiment pas satisfaisante, et les enseignants, comme l’ensemble des salariés, sont en colère. Ils l’exprimeront par la grève dès le 27 septembre pour exiger du gouvernement une autre politique éducative et le 11 octobre pour une autre politique en faveur de l’emploi, du développement des services publics, du financement des retraites et des salaires.


Documents joints

Déclaration au CTPD du 8 septembre 2011
Déclaration au CTPD du 8 septembre 2011

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Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

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Selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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