Bac Pro 3 ans, réforme STI2D : Non à la disparition d’une formation technologique et professionnelle de qualité !

samedi 10 septembre 2011
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Deux ans après la réforme du bac pro et la fermeture des sections de BEP, le ministère de l’Education met en place, à cette rentrée, la réforme de la voie technologique.

Celle-ci intervient après la réforme de la voie générale de septembre 2010. En trois ans, le gouvernement aura imposé, contre l’avis majoritaire des personnels, un bouleversement complet du lycée. Il a introduit dans ces 3 « réformes » une dose massive de politique libérale : suppression massive d’emplois, fin de l’éducation prioritaire et renvoi de l’échec à la seule responsabilité individuelle, celle de
l’élève comme celle de l’enseignant qui n’aura pas su faire avec « l’aide personnalisée » ou « l’autonomie » accordée, celle de gérer la pénurie !

Ce qui se dit partout, depuis des mois en salle des profs, c’est que la mise en place du bac pro 3 ans a été une catastrophe pour les LP, les élèves comme les enseignants. Les organisations syndicales qui ont malheureusement cautionné cette politique ont pris une très lourde responsabilité.

Il en sera de même pour la réforme imposée en STI2D car celle-ci va enlever la plus grande partie de la spécificité de cette voie. Elle va mettre les enseignants en difficulté avec des contenus pédagogiques inadaptés aux élèves et pour lesquels ils n’ont eu qu’un semblant de formation en catastrophe…

Mais une formation professionnelle en 4 ans (BEP 2 ans + Bac pro 2 ans), comme le maintien des 3 voies différenciées dans le lycée, dont une voie technologique, la seule en Europe, cela côute… et l’heure n’est pas à l’investissement pédagogique.

Il faut payer la crise, et la faire payer à ceux et celles qui n’en sont pas responsables : les jeunes, les personnels.

L’avenir, les services publics ? Ce ne sont pas les préoccupations du moment, ce qui compte, c’est la réduction des dépenses publiques… et le maintien du niveau des dividendes et des profits pour ceux qui, aujourd’hui, détiennent le pouvoir… et les actions en bourse.

Alors nos dirigeants rêvent de poursuivre la casse du système éducatif pour mieux vendre l’apprentissage ou les formations privées. Mettre l’éducation dans le secteur marchand, c’est ouvrir des potentialités gigantesques de profit. Nous ne les laisserons pas faire !

A la rentrée, l’actualité c’est de reprendre la lutte pour refuser la dégradation de nos conditions de travail, celles de nos élèves, pour imposer l’ouverture de classes dans le premier et le second degré. Pour cela, il faut construire les convergences, avec les parents, avec les
salariés du secteur public comme ceux du privé.

C’est l’ensemble de cette politique que nous refusons, celle qui bloque nos salaires, détruit les emplois et les services publics.

Les actions interprofessionnelles, la grève du 27 septembre, le vote aux élections professionnelles d’octobre seront l’occasion d’exprimer notre colère.

Avec les jeunes, les salariés de Tunisie, de Grèce ou d’Espagne, crions notre indignation : Qu’ils dégagent !

Sommaire  :

  • Quel avenir pour le collègues ?
  • Des enseignants formés
  • PFMP, nouvelle formation ou main d’oeuvre gratuite ?
  • Les grilles horaires en Bac p
  • Certification : le tout CFC !
  • Apprentissage : toujours plus !
  • Le fond de la réforme !

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Brèves

Mouvement 2019 des personnels ATSS :

samedi 22 décembre 2018

Mouvement inter-académique des AAE et des SAENES :
La saisie des voeux doit se faire du 11 décembre 2018 au 8 janvier 2019. La CAPN des SAENES aura lieu le 19 mars 2019, et celle des AAE le 21 mars 2019.

Mouvement à gestion déconcentrés ADJAENES
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

Mouvement à gestion déconcentrés des ATRF
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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