La casse du service public d’orientation est en marche, nous devons continuer à résister !

lundi 10 octobre 2011
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Les services d’orientation de l’Éducation nationale, et avec eux les COP, sont depuis des années la cible de toutes les attaques. Pas assez formés à la connaissance des métiers, trop « psy »… on a tout entendu sur la profession.

On doit la dernière attaque publique à Luc Ferry (encore !), le 1er septembre 2011 lors de la 15e Université des Chambres de Commerce et d’Industrie à Poitiers : « [les COP] ont fait d’énormes dégâts dans l’orientation des élèves parce qu’ils ne connaissent pas grand-chose au monde du travail alors que c’est justement ce qu’on leur demande ». Un modèle du genre ! Mais qu’on se rassure, avec la création du « grand service public d’orientation » voulu par Nicolas Sarkozy, il n’y a plus rien à craindre, tout va changer !

Sauf que, et c’est bien ce que nous avions compris depuis l’annonce de sa création, la mise en place du SPO (service public d’orientation) signe, en fait, la casse du service public d’orientation !

Fermetures ou fusions de CIO, recrutement a minima de COP qui asphyxie les CIO et installe un personnel précaire de plus en plus nombreux, postes de personnel administratif et de DCIO supprimés,
procédure de labellisation, et service dématérialisé issus de la Loi de novembre 2009, redéfinition des missions des COP, PDMF et socle commun de compétences…

Après la casse du service d’orientation pour les adultes de l’AFPA, le service public d’orientation de l’Éducation nationale vit une période difficile !

Toutes ces réformes s’inscrivent dans une conception purement libérale de l’école. Elles imposent une autre vision de l’orientation, uniquement préoccupée d’insertion. L’École ne se fixe plus pour objectif la formation et l’émancipation du citoyen ; encore moins l’épanouissement des personnes, mais la formation des acteurs économiques qui « seront lancés dans la compétition internationale » ! Il faut développer les compétences utiles pour répondre aux besoins des entreprises. Pour les COP, comme pour tous les professionnels de l’Éducation nationale, c’est un modèle professionnel porteur de valeurs humanistes et progressistes qui se défait.

Face à ces réformes libérales, nombreux sont les collègues qui ont choisi de résister. La CGT Éduc’action participe à cette lutte pour la défense du service public d’orientation dans l’Éducation nationale en faisant le choix de l’union avec les forces syndicales avec lesquelles elle partage des valeurs et des revendications communes. Mais ce combat dépasse largement les COP et le monde de l’Éducation.

C’est pourquoi nous avons aussi choisi de le mener dans un cadre interprofessionnel contre la casse du service public.

Sommaire  : p. 1 Édito - p. 2 Quelle position à l’égard de l’orientation tout au long de la vie ? - p. 3 La logique du marché - Extraits du 8 p. Collège - p. 4 Pourquoi voter CGT Éduc’action


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED