INCOVAR : Non à la mise en place du « pointage » des agents

jeudi 3 novembre 2011
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Pour la CGT, dans toute forme de progrès social, la machine doit être au service de l’homme et non le contraire. Elle ne doit pas provoquer une déshumanisation de la relation de travail.

Sur le fond, la collectivité reste fidèle à sa politique de gestion des ressources humaines (GRH), elle avance ses réformes très progressivement, petit à petit pour éviter tout choc frontal avec les
organisations syndicales (OS).

Ainsi, lorsque pour la première fois en groupe de travail avec les OS, l’Administration nous a informé de l’achat d’un nouveau logiciel de gestion des emplois du temps, ce sont les représentants de la CGT qui ont demandé si par hasard, celui-ci n’impliquerait pas un pointage des agents.

La réponse embarrassée a été la suivante, c’est une possibilité mais ce n’est pas l’objectif de la collectivité…

Après quelques mois, la situation avait bien sûr évolué : « Incovar » allait être expérimenté dans huit lycées pour tester le pointage des agents avant une généralisation de son installation dès septembre 2012.

Si notre première réaction n’a pas été totalement négative, c’est que malgré tout, le pointage peut dans certain cas être associé au progrès social. Par exemple, pour les personnels de l’hôtel de région le « badgage » des agents peut être concilié avec un intérêt social (horaire variable).

Pour la plupart des missions exercées, les nécessités de service sont peut compatibles avec des « horaires libres » (présence des élèves, internat, impératif de plonge, restauration, etc…) le pointage n’apporte aucun intérêt pour le salarié, il se réduit à un simple « flicage ».

C’est donc un affichage clair du manque de confiance de notre employeur vis-à-vis de ses salariés, des chefs d’équipe et de la hiérarchie fonctionnelle dont elle entend réduire toute marge de manoeuvre dans la gestion de proximité des personnels.

  • C’est encore un pas de franchi dans le suivi individuel du travail des agents et la volonté de la collectivité de tout centraliser et gérer de l’hôtel de région.
  • C’est réduire l’être humain à l’état de machine.
  • C’est une méthode de gestion libérale appliquée sans justification et sans intérêt pour le service public.
  • C’est nous détacher toujours plus de la communauté éducative.

Alors certes, pour certain collègues, le pointage cela peut ne pas apparaître plus gênant que cela…

Le pointage dans ces conditions

  • Rendre des comptes à une machine 4 fois par jour sans qu’en échange cela nous apporte une amélioration des conditions de travail.
  • Qu’est-ce qui justifie le coût de la mise en place d’un tel dispositif ?
  • Quelle utilisation future sera faite de cette machine ?
  • As- t’on vraiment besoin d’implanter ce système de contrôle pour rendre un service public de qualité ?

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Brèves

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lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

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Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

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lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
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« Que les conservateurs tombent les masques ! »

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Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

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Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED