Lettre aux Président de la République

en visite le vendredi 24 février à Pétroplus
vendredi 24 février 2012
par  François-Xavier Durand
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Monsieur le Président,

L’Union Départementale CGT de Seine-Maritime a été informée par les médias, hier, de votre éventuelle venue à la raffinerie de Petit-Couronne.

Nous avons immédiatement interpellé la Préfecture sur l’officialisation de cette visite et pour demander à vous rencontrer.

Ce matin, la Préfecture confirme votre venur et nous informe que notre demande n’est pas accepté, c’est pourquoi je me permets de vous interpeller par ce courrier afin de vous rappeler la situation de notre département de Seine-Maritime, et en particulier la situation de l’emploi.

Nous voulons notamment, Monsieur le Président, vous rappeler les promesses faites aux salariés de l’usine Renault de Sandouville le 6 octobre 2008. Hélas, depuis cette visite, ce sont 2 000 emplois qui ont disparu ainsi que les programmes de fabrication des véhicules haut de gamme. Il reste la fabrication du véhicule utilitaire mais qui ne permettrait peut-être pas de maintenir les effectifs actuels (2 400 salariés).

devant cette situation, le syndicat CGT de l’usine est porteur d’un projet de déconstruction de véhicules, projet qui pourrait devenir réalité s’il y avait un engagement de l’État, au plus haut niveau.

Nous voulons vous rappeler également la fermeture de deux usines sous-traitantes de l’automobile :

  1. EMT à Caudebec lès Elbeuf (ex Autoliv) pour laquelle votre ancien Ministre de l’industrie Monsieur ESTROSI avait promis d’assurer l’avenir du site, or depuis janvier 2010 il n’y a plus d’activité dans cette usine, les 300 salariés ont été licenciés, 85% n’ont toujours pas retrouvé un emploi stable,
  2. La fermeture de Cooper, en juillet 2011, avec également 300 salariés licenciés ; pourtant ce n’est pas faute de vous avoir alerté sur ce dossier puisque les fonds de modernisation des équipementiers automobiles censés, d’après vos propos aider l’industrie, ont servi (30 millions d’euros) à la fermeture du site La CGT vous rappelle aussi vos engagements concernant le Grenelle de l’Environnement avec l’avenir du Fret SNCF. Nous avons dans notre département l’avenir du triage de Sotteville-lès-Rouen qui est menacé, où plus de 300 locomotives sont parquées dans ce lieu qui est en train de devenir le cimetière de la SNCF.

Nous sommes aussi confrontés à la casse des services publics dans le cadre de la RGPP, la casse de l’éducation nationale avec, pour notre académie, l’éventuelle suppression de 130 postes et environ 70 classes. Hier soir, commencée à 18h, la réunion du Comité Départemental de l’Éducation Nationale à la Préfecture s’est prolongée tard dans la nuit devant le blocage imposé par l’inspection académique qui souhaite, sans concertation, supprimer ces postes.

Le secteur de la santé est également touché par le manque de personnel dans les différents hôpitaux.

Les salariés du secteur social et médico-social ont d’ailleurs manifesté le 21 février (1 000 manifestants à Rouen) pour exiger des moyens financiers auprès des services de l’État.

A l’hôpital psychiatrique du Rouvray, le personnel a été en grève pendant trois jours afin d’obtenir des moyens pour soigner les patients dans les meilleures conditions et répondre à un service hospitalier de qualité.

Nous avons également des inquiétudes pour la filière papetière et la presse normande où le groupe Hersant veut liquider le journal Paris-Normandie. A ce sujet, la CGT organise ce midi au siège du journal à Déville-lès-Rouen, un meeting sur l’avenir du journal qui vient de déposer le bilan, et sur l’avenir de la presse écrite, et nous vous interpellons afin que l’État apporte son engagement pour que le pluralisme et la liberté de la presse demeure.

Voilà Monsieur le Président, la situation de notre département. Nous aurons l’occasion d’interpeller à nouveau le futur Président. Si nous nous félicitons de votre venue, nous n’en serons pas moins attentifs à ce que votre visite et les promesses que vous allez formuler à l’intersyndicale et aux salariés de la raffinerie de Petit-Couronne permettent de poursuivre l’activité du site pour de longues années, et pour le maintien du raffinage en France et donc de notre indépendance énergétique.

Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, en l’expression de notre haute considération.

Le secrétaire Général
régis GASSE


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Lettre de l'Union départementale CGT au (...)
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Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

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De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

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