La PFR : un système dangereux

Déclaration de la CGT au CTM du 20 juin 2012
mardi 26 juin 2012
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La CGT considère que la PFR introduit un transfert de la rémunération au mérite, au détriment du salaire de base.
Les textes afférents ne font que creuser les inégalités de rémunération par le biais de primes de rentabilité et de performance. Pour nous, il n’est pas acceptable d’entrer dans une logique pratiquée dans le privé, qui lui n’est pas soumis aux mêmes missions, logiques et contraintes.

Le gouvernement présente la PFR comme un système permettant une harmonisation positive s’attaquant aux inégalités de situation et facilitant les mobilités. En réalité, le système PFR établit un cadre dans lequel les ministères déterminent l’enveloppe de crédits et « les montants individuels à verser ». Chaque ministère définit « les modalités concrètes de traduction indemnitaire des résultats de l’évaluation », nous souhaitons d’ailleurs connaître le montant de l’enveloppe consacrée à cette revalorisation qui permet augmentation des primes de plus de 40 % par rapport à l’existant pour moins de 200 hauts-fonctionnaires.
Nous souhaitons aussi connaître le caractère d’urgence qu’il y avait dans le contexte politique que nous vivons à réaliser cette opération, alors que des centaines de milliers de fonctionnaires de ce ministère voient stagner leur rémunération.

Les augmentations significatives des primes, dont les montants réels sont déterminés dans tous les ministères en fonction des gains de productivité réalisés, donc en terme clair du nombre d’emplois supprimés puisque la moitié de l’économie salariale doit théoriquement revenir aux fonctionnaires sous forme d’augmentation des primes ou de mesures catégorielles. Notons par ailleurs que les fonctionnaires gratifiés sont justement ceux qui sont chargés de mettre en œuvre les politiques de suppressions de postes.

Il est important de rappeler que, pour nous, les fonctionnaires sont dans une situation statutaire et réglementaire et n’ont pas vocation à négocier individuellement leurs conditions de rémunérations.

Il s’agit là, tout d’abord, d’un décrochage fondamental par rapport à la notion de fonction publique de carrière qui a prévalu dans la fonction publique française, et qui est garante de l’égalité de traitement des citoyens. Le nouveau système met en place progressivement une fonction publique d’emploi où la situation de l’agent ne dépend plus de son grade mais de l’emploi qu’il occupe. Cela induit une série de risques lourds sur la situation des personnels comme sur le contenu des missions.

Il s’agit d’un détricotage généralisé des garanties du service public, un tel dispositif est contradictoire avec le contenu même du service public où la recherche de la performance ne doit pas générer des « ciblages » de missions selon des critères non plus d’égalité de traitement mais de résultats.
Il est aussi contradictoire avec la notion de mobilité, dans la mesure où celle-ci ne pourrait plus se faire à partir de la transférabilité de qualifications mais pourrait prendre en compte un niveau de résultats obtenus.

Pour toutes ces raisons, la CGT votera contre ce projet d’extension de la PFR.


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

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lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

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Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED