Combattons le socle commun et le livret de compétences

lundi 24 septembre 2012
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Dans sa lettre adressée aux personnels de l’Education nationale (26 juin 2012), le ministre Vincent Peillon ne remet en cause ni le socle commun ni le LPC : « Le socle commun de connaissances et de compétences… est le cadre de référence de la scolarité obligatoire ». Le ministre n’envisage pas non plus de nous débarrasser du LPC mais seulement de le simplifier. Pour la CGT Educ’action, c’est insuffisant.

La mise en place du livret personnel de compétences est au carrefour de plusieurs pièces d’un puzzle qui remet en cause l’école publique, le code du travail, la conception du métier d’enseignant et les libertés fondamentales. C’est un enjeu de société.

Socle commun et LPC : des outils du tri social

Ce socle minimaliste et utilitariste réduit les apprentissages pour les élèves les plus faibles.
Or, ces enfants sont le plus souvent issus des couches sociales les plus fragilisées par le chômage, la pauvreté, l’absence de perspectives.
Par exemple, les écoles et les établissements ECLAIR se concentrent sur les fondamentaux du socle.

Le LPC n’est pas qu’un outil pédagogique, c’est un outil pour le fichage des élèves et des salariés qu’ils deviendront

Ce fichier informatique suivra les élèves du primaire jusqu’au Pôle Emploi. Avec des données personnelles sur l’enfant, ses compétences mais aussi ses incompétences, ses handicaps éventuels, y compris dans le comportement.

De Base Elève en primaire au livret de compétences des travailleurs qui se met en place à Pôle Emploi, les élèves, nos enfants, seront fichés dès leur plus jeune âge. Et ce fichier pourra être croisé avec d’autres fichiers (police, justice, CAF). Le consentement des enfants et des parents n’est pas demandé.

Avec le LPC, où est l’égalité de traitement des élèves ?

Nous sommes à la fois juges et parties. Aucun critère n’est donné pour définir précisément ce que recouvrent plusieurs compétences en termes d’acquisition de connaissances ou même de savoir-faire. Et on demande à chaque équipe de les définir, ce qui ne permettra pas un mode d’évaluation plus juste, bien au contraire.

Avec le LPC on se dirige vers la fin des diplômes nationaux

La mise en place de ce LPC à caractère extrêmement local pourrait entraîner la disparition des diplômes nationaux qui sont pourtant un gage d’égalité de traitement vis à vis des conventions collectives d’entreprises, des grilles de salaire, etc. La loi relative à l’orientation et à la formation
tout au long de la vie du 24 novembre 2009 instaure un Passeport orientation et formation pour les travailleurs, lequel a le même contenu que le LPC et ne fait donc que le prolonger. L’employeur pourra tout savoir sur ceux qu’il souhaite embaucher.

Des dizaines d’heures de travail supplémentaires

Remplir ce livret informatisé prend beaucoup de temps (si on veut le faire sérieusement).
En tout, nous devons évaluer 98 items par élève. C’est une augmentation significative de notre charge de travail. Cela ne remplace pas ce qu’on faisait, cela s’y ajoute.

La CGT Educ’action revendique
• l’abandon définitif de toutes références au socle commun et de ses corollaires (livret personnel de compétences, évaluations nationales CE1 et CM2 dans leur conception actuelle, aide personnalisée, stages de remises à niveau, etc).
• la redéfinition des missions de l’école publique, permettant à chacun-e d’accéder à une culture la plus étendue et le plus émancipatrice possible.


La CGT Educ’action 76/27 appelle les équipes du 1er et du 2nd degrés à s’opposer au livret de compétences, en le boycottant ou en validant tous les items de façon systématique et à mettre en débat la non-participation aux différentes formation sur ce sujet (saisie, mise en œuvre...).


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Brèves

Mouvement 2019 des personnels ATSS :

samedi 22 décembre 2018

Mouvement inter-académique des AAE et des SAENES :
La saisie des voeux doit se faire du 11 décembre 2018 au 8 janvier 2019. La CAPN des SAENES aura lieu le 19 mars 2019, et celle des AAE le 21 mars 2019.

Mouvement à gestion déconcentrés ADJAENES
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

Mouvement à gestion déconcentrés des ATRF
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : "Certaines mesures vont dans le bon sens"

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

"Que les conservateurs tombent les masques !"

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : "Que les néo-libéraux tombent également le masque !"

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les "dépenses de la rentrée des classes". Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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