NON à la marchandisation de la formation professionnelle, OUI au service public de formation pour adultes

mercredi 26 septembre 2012
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Défense du réseau des GRETA : une mobilisation large et unitaire

Depuis maintenant deux ans, les personnels Greta sont mobilisés pour s’opposer à la mise en place de Groupement d’Intérêt Public (GIP) pour les GRETA. Cette transformation des GRETA en GIP–GRETA a été lancée sans aucune concertation avec les personnels et dans l’opacité la plus totale. Elle a pris un caractère législatif en MAI 2011 avec la loi Warsmann 1 dont l’article 118 abroge l’article L.423-1 du code de l’éducation.

Dans toutes les académies, la mobilisation des personnels GRETA le 9 février 2012, a rendu visi­bles leurs inquiétudes et leur colère.

Les propositions de l’État concernant les GIP-GRETA ne répondent, en effet, ni aux dysfonctionnements que rencontrent les GRETA (véritables zones de Non-Droit), ni à la précarité des personnels de la formation continue dans l’Education Nationale. Pire encore, les GIP-GRETA cassent leur statut d’agent public de l’Education Nationale.
Ces difficultés résultent très largement de l’obligation pour les GRETA, comme pour les autres organismes de formation continue, de répondre aux appels d’offre, donc de fonctionner sur le principe du mode concur­rentiel.

Assises Nationales et Livre Blanc

Suite à la mobilisation du 9 février, les organisations syndicales ont décidé d’organiser des contre-assises académiques réunissant les personnels afin de cons­tituer un livre blanc qui a été synthétisé lors d’assises nationales le 7 juin 2012 et remis aux nouveaux représentants au ministère le 14 juin, après le changement de majorité à l’issue des élections pré­sidentielles le 6 mai. Ces assises ont mis en lumière les nombreux atouts du réseau GRETA qui est un outil public de formation continue de haute utilité sociale avec un maillage fort dans les territoires, au plus près des citoyens et des entreprises.

Protocole de Concertation en cours et nouvelle majorité du Gouvernement

Depuis l’intersyndicale nationale n’a eu de cesse d’obtenir un moratoire pour le processus de transformation des GRETA en GIP et l’ouverture de négociations sur l’avenir des GRETA. Cette demande a été partiellement entendue. Le 25 juillet le Ministre annonce la mise sur pause du processus de transformation des GRETA en GIP et l’ouverture de discussions. Fin août, le ministère a convoqué l’intersyndicale nationale pour discuter de la problé­matique des GRETA sur 3 thèmes :

-  les missions du service public de formation continue des adultes de l’Education Nationale
-  la nouvelle organisation et les principes d’une gouvernance renouvelée
-  les garanties du maintien du statut des personnels.

Les premières discussions mettent en évidence que l’objectif du ministère est de trouver un statut juridique pour les GRETA qui puisse s’insérer à la fois dans la discussion plus globale sur la formation profes­sionnelle et dans celle de l’acte III de la décentralisation, sans pour autant remettre en cause le calendrier fixé par la loi Warsmann... que le ministère reconnaît ne pas pouvoir tenir. Dans ce cadre, il se refuse à débattre de l’évolution du cadre règlementaire qui permettrait de sortir les GRETA de la logique concurrentielle dans laquelle ils sont actuellement.
De même, il ne veut pas s’engager dans un débat de fond sur la création d’un service public de la formation continue, au motif que celui-ci aura lieu dans d’autres sphères. Ainsi, comme pour les autres acteurs publics de la formation professionnelle, l’avenir des GRETA est conditionné par la prochaine phase de décentralisation qui de facto semble devoir écarter l’Etat dans la définition des politiques d’éducation et de formation qui conduisent le citoyen de l’Ecole à l’Emploi. Dès lors, il y a fort à craindre que le futur statut proposé pour les GRETA ressemble comme deux gouttes d’eau à un GIP !!

Enfin, le ministère s’obstine à parler de missions de service public qui seraient rendues par des personnels dont le statut actuel serait garanti.

C’est oublier que les personnels se sont mobilisés d’abord parce qu’ils entendaient obtenir une amélioration de leurs conditions de travail largement détériorées par la pression qu’ils subissent et qui est liée au mode concurrentiel. La réponse à leurs revendications passe par la création d’un véritable service public de formation continue et l’attribution des moyens nécessaires à sa réalisation. Aujourd’hui les revendications des personnels n’ont pas changé, leur exigence d’être entendus non plus.


Ce que nous défendons

- Le réseau des GRETA ne peut sortir de l’Education Nationale

Plus qu’une mission « normale » de l’Education Nationale, le réseau des GRETA doit déboucher sur la mise en place d’un réel Service Public de la Formation Continue. La question du statut du futur réseau des GRETA est donc fondamentale et on connaît les risques d’instabilité que sont les GIP (instabilité de fonctionnement, de financement, d’emploi etc.). Nous porterons la nécessité de la mise en place d’un Etablissement Public permettant la coopération de l’Etat et des collectivités territoriales.

- Mise en œuvre réelle de la résorption de la précarité

Reconnaissance de l’ensemble de nos métiers comme étant des nouveaux métiers appartenant à la fonction publique, ce qui implique une défense d’un statut de fonctionnaire ainsi qu’une amélioration et harmonisation nationale des salaires (création de nouveaux emplois-repères comme Assistant Formation Continue Adultes, Formateur Formation Continue Adultes, Chargé de bilan Formation Continue Adultes, Coordonnateur Formation Continue Adultes, Conseiller en Formation Continue Adultes…).

Exigence d’une solide amélioration des conditions de travail. Dans différents GRETA se met en place une réor­ganisation des postes de travail à la hussarde qui occasionne déjà de la souffrance au travail : vers un scénario France TELECOM où le management, l’institution génère de la maltraitance.

Que se passe-t-il ? Les CFC voient leurs rôles de conseils et de développement s’appauvrir au risque de perdre leur attachement académique. La compétence ingénierie de formation (Conception) se confond avec celle d’ingénierie pédagogique (l’animation et la pratique pédagogique). Les coordinateurs/trices et formateurs/trices voient l’inflation de leur temps de travail empêcher toute ingénierie pédagogique cohérente, ce qui les pousse vers la « mal – formation ». A cela s’ajoutent des pratiques inacceptables et non réglementaires sur les renouvellements en CDI des administratifs qui, malgré 6 ans de contrats CDD à 100 % sur un an, se voient proposer des CDI à 70 % ou un nouveau CDD de 10 mois à 100 %. Dans d’autres endroits, la lutte syndicale a permis le passage de CDI à 100 % pour les formateurs.

- Une solidarité avec l’ensemble des acteurs de la formation continue et professionnelle (Lycée Pro, CFA, CFPPA, AFPA, CNAM) et un travail au plus près des personnels

Le collectif national CGT des personnels GRETA dénonce le plan d’austérité que connaît l’ensemble des opérateurs publics de la formation.

La nécessaire unité d’action n’autorise aucune organisation à s’approprier les mobilisations passées ou futures.
Le collectif national des personnels GRETA réaffirme sa solidarité avec l’ensemble des personnels des opérateurs publics de formation.

Nous défendons une cohérence dans la réflexion avec le ministère et cela à tous les niveaux du gouvernement. La priorité n’est pas à l’acceptation du désordre financier par une mise en concurrence des acteurs de la formation, mais bien à la construction d’une formation continue au service du développement humain, pour redonner du souffle à l’emploi.
Les négociations doivent s’inscrire dans une cohérence pour favoriser la mise en place d’une politique de la formation continue solidaire permettant des complémentarités entre les acteurs publics.


Nous invitons l’ensemble des personnels GRETA à se rapprocher de la CGT Educ’action pour réaliser des listes CGT au niveau des CIE des GRETA et des CA des établissements supports. L’heure est à la réunion d’AG des personnels afin de les informer de la réalité des discussions et permettre la mobilisation nécessaire pour faire entendre leurs revendications.


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Tract GRETA septembre 2012
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Brèves

Mouvement 2019 des personnels ATSS :

samedi 22 décembre 2018

Mouvement inter-académique des AAE et des SAENES :
La saisie des voeux doit se faire du 11 décembre 2018 au 8 janvier 2019. La CAPN des SAENES aura lieu le 19 mars 2019, et celle des AAE le 21 mars 2019.

Mouvement à gestion déconcentrés ADJAENES
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

Mouvement à gestion déconcentrés des ATRF
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : "Certaines mesures vont dans le bon sens"

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

"Que les conservateurs tombent les masques !"

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : "Que les néo-libéraux tombent également le masque !"

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les "dépenses de la rentrée des classes". Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue "L’Éducation natio­nale en chiffres" éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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