Quel avenir pour la formation professionnelle en Normandie ? Régionalisation, non merci !

un article de nos camarades de la CGT Educ’action Caen
vendredi 12 avril 2013
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La Normandie a une très longue histoire industrielle. La droite préconise de développer le tourisme... au détriment de l’industrie, le PS a pris position pendant la campagne présidentielle pour l’industrie, qu’en reste-t-il ?

L’emploi industriel représente près d’un quart des emplois en Normandie, y compris en Basse Normandie réputée agricole : Automobile, agro-alimentaire, aéronautique, pétrochimie, nucléaire, éolien bientôt.

La région qui compte 3,3 millions d’habitants, une ressource de main d’oeuvre non négligeable.

Récemment, celle-ci a été échaudée par des combats important : Legrand, Renault Sandouville, Petroplus... On se bat pour conserver l’emploi et l’usine.

Et il y a urgence, au cours du deuxième trimestre 2012, le secteur a perdu de l’emploi et récemment, c’est le secteur automobile qui est touché surtout chez les sous-traitants (Bosch, Renault Trucks).

Néanmoins, la CGT, syndicat interprofessionnel au sein duquel les salariés de tous les métiers échangent, réaffirme qu’il n’y a pas d’avenir économique pour notre pays sans production industrielle. La formation professionnelle est indissociable de la lutte pour l’emploi et la réindustrialisation.

Alors qu’en Chine, les salaires augmentent, qu’en Europe, le modèle allemand s’effondre, la France a sa place à tenir dans la production industrielle garante de son autonomie future sur les marchés mondiaux.

Dans cette optique probable de relocalisation de l’industrie sous nos latitudes, stratégiquement la formation professionnelle est incontournable.
Alors pourquoi menacer ici ou là des sections en formation initiale de fermeture ? Pourquoi maintenir la pression sur l’avenir de la formation continue ?

La CTA vient de se tenir et on apprend que 14 postes supplémentaires seront supprimés dans les lycées professionnels à la rentrée prochaine ! Le recrutement des 60 000 professeurs devient mirage, sacrifié sur l’autel européen des 3 %, on ne peut que redouter pour le futur industriel de notre région par ce manque de vision à long terme.

Les inégalités sociales et territoriales sont aujourd’hui plus que jamais un frein à toute nouvelle perspective de progrès pour notre société.

Pour la CGT, le rôle émancipateur de la formation et de l’Éducation doit permettre à chaque jeune de devenir un adulte responsable et de s’insérer dans la vie sociale.

La formation professionnelle initiale doit permettre d’acquérir une qualification professionnelle et une certification reconnue nationalement garantissant la valeur nationale des diplômes dans le but de s’insérer durablement dans un emploi qualifié.

Le recours idéologique à la seule solution de l’apprentissage est dévastateur.

Pour en finir avec les services publics, la droite ne croyait qu’à l’entreprise et cherchait une main d’oeuvre à bas coût et corvéable à merci, aidée en cela par les régions de tous bords politiques qui voyaient un moyen de prouver leur supériorité sur le système national des lycées professionnels.

Ce recours systématique, aidé par l’inepte réforme du bac pro 3 ans, s’est accompagné d’une casse sans précédent du potentiel de formation sous statut scolaire qui a conduit tant de jeunes à à abandonner avant la fin du cursus : à peine 1 entrant en seconde sur 2 valide un bac professionnel ! L’apprentissage ne fait pas mieux : plus de 50 % des jeunes décrochent avant la fin de leur apprentissage dans l’hôtellerie restauration en Haute Normandie.

Les enseignements techniques et professionnels sont hélas progressivement vidés de leurs contenus. Aujourd’hui comme hier, le patronat influe directement sur les référentiels des diplômes, donc sur la politique éducative, en privilégiant l’employabilité rentable. Le patronat veut substituer aux qualifications donnant lieu à une classification salariale des compétences attachées au bassin d’emploi, voire à l’entreprise pour casser le droit du travail. Qu’est ce que cela donnera dans une Normandie vouée au tourisme ?

Aujourd’hui, l’Association des Régions de France (ARF) souhaite des contrats d’objectifs et de moyens triennaux entre lycée, rectorat et conseil régional . Cela permettrait, selon l’ARF, des contrats partagés et déterminerait les moyens humains, financiers, immobiliers et d’équipement afin de mettre en œuvre les missions du lycées.

La CGT Éduc’action s’oppose avec force à cette vision de mise en concurrence des territoires et des établissements. Elle reste attachée à la notion de service public national d’éducation et combat la progression des idées pernicieuses d’individualisations.


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Brèves

Mouvement 2019 des personnels ATSS :

samedi 22 décembre 2018

Mouvement inter-académique des AAE et des SAENES :
La saisie des voeux doit se faire du 11 décembre 2018 au 8 janvier 2019. La CAPN des SAENES aura lieu le 19 mars 2019, et celle des AAE le 21 mars 2019.

Mouvement à gestion déconcentrés ADJAENES
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

Mouvement à gestion déconcentrés des ATRF
la pré-inscription se fera du 10 janvier 2019 au 7 février 2019. Le reste du calendrier sera en fonction des académies demandées.

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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