Langues vivantes au bac : des épreuves nationales terminales !

Pétition intersyndicale CGT - SNES - SUD
lundi 29 avril 2013
popularité : 7%

Monsieur le Ministre,

Vous avez entériné une réforme des épreuves de langues vivantes, initialement imposée par le gouvernement antérieur. Elle s’applique à cette session 2013 du baccalauréat.

Les modalités sont les suivantes : en plus de l’épreuve écrite en fin d’année scolaire, presque tous les élèves vont désormais passer deux épreuves orales, l’une de compréhension (écoute d’une émission de radio ou de télévision… et compte-rendu en français), l’autre d’expression orale sur l’une des quatre notions inscrites au programme.

Le principe des évaluations orales et écrites trouve l’assentiment des enseignants, mais les modalités des nouvelles épreuves ne sont pas satisfaisantes.
En effet, l’intégralité de l’organisation des épreuves orales est placée sous la responsabilité d’une équipe de professeurs, qui doit organiser au sein de l’établissement les examens « dans le cadre normal du cours », durant le 2ème et le 3ème trimestre, ce qui pose de nombreux problèmes :

Dans la mesure où il s’agit bien d’un CCF (contrôle en cours de formation), l’égalité des élèves devant l’examen n’est plus assurée puisque la date pourra varier d’un établissement à l’autre de plusieurs mois, les sujets choisis relèveront de la seule responsabilité des examinateurs et le mode d’organisation dépendra des choix des équipes.

L’anonymat des élèves et des examinateurs ne sont plus respectés puisque ce sont les enseignants de la classe ou de l’établissement qui se chargent d’examiner leurs élèves.

Le volume d’heures d’interrogation orale désorganise considérablement le travail avec les élèves dans les classes et les établissements, privant notamment les élèves de 2de et de 1ère de nombreuses heures de cours bien avant la fin de l’année scolaire.
La préparation et l’organisation de ces épreuves en cours d’année scolaire alourdit la charge de travail des enseignants et des équipes administratives, sans, de plus, qu’aucune rémunération ne soit prévue.

L’évaluation au bac des compétences écrites et orales est souhaitable mais inenvisageable dans le contexte actuel. Deux heures hebdomadaires par langue vivante pour la plupart des élèves de Terminale s’avèrent en effet très insuffisantes pour préparer les classes à toutes ces épreuves.

Les enseignants se sentent démunis face au contenu imprécis et aux modalités confuses d’épreuves qu’ils découvrent à peine au moment où ils doivent y préparer leurs élèves.

Par conséquent, nous vous demandons, Monsieur le Ministre, d’annoncer dès maintenant

  • l’abandon pour la session 2014, des modalités 2013 des épreuves orales,
  • la mise en place d’une réflexion collective sur des épreuves de langues vivantes au baccalauréat, conçues et organisées au plan national.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre attachement au service public d’éducation,

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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED