Circulaire de rentrée : JUSTE UN CHANGEMENT DE SIGNATURE…

samedi 18 mai 2013
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Autant le dire tout de suite, la circulaire de rentrée 2013 n’a rien de progressiste. Elle vante, dans une mauvaise propagande, les mérites du gouvernement ; l’exemple des rythmes scolaires est particulièrement criant.

La création des ESPE serait la restauration de la formation des enseignants, mais le master professionnalisant est gravé dans le marbre, il n’y a plus aucune référence à une spécificité, une formation différente, comme l’étaient les Écoles Normales ; cela indique donc l’enterrement définitif de la pédagogie, au profit des contenus par matière, dans la logique de l’École du Socle.

Les futurs élèves de ces ESPE, dans l’état actuel des choses, pourraient ne pas être fonctionnaires stagiaires. Après la formation spécifique, on enterre aussi le statut de la fonction publique en glorifiant les EAP, ou la formation continue réduite à la portion congrue. Pas d’engagement financier, pas d’obstacle à ce que la formation se déroule le mercredi après-midi ou pendant les vacances, pas d’évolution quant à l’organisation des formations : nous restons dans un surcroît de formation personnelle détachée des enjeux de l’école. Par ailleurs, les 9 heures de formation qui supplantent les animations pédagogiques sont définitivement rangées dans la formation continue, et seront « effectuées pour tout ou partie sous la forme de sessions de formation à distance sur des supports numériques. ». La tarte à la crème de la formation à distance est un moyen, pour l’institution, de se défausser, de diminuer les coûts et de fliquer les collègues.

Le chapitre concernant les RASED relève de la méthode Coué : « les RASED retrouveront leur place », mais sans postes créés, on voit mal comment. À moins que la solution soit dans les phrases : « l’expertise des enseignants spécialisés doit être mieux valorisée » et « leur rôle sera amené à évoluer ». On sent poindre une assimilation des collègues E au dispositif "plus de maîtres que de classes". Les collègues du RASED pourraient être réduits à un rôle d’experts effectuant un diagnostic et proposant des activités en classe, ce qui correspond à ce que prévoyait le ministre Darcos.

Le socle commun va bien, merci pour lui, il est désormais gravé dans le marbre, sa maîtrise devient le but de la scolarité obligatoire. L’accent est mis sur la transition école/collège avec probablement la création à venir d’un cycle CM2/6ème, et le conseil école/collège. C’est la mise en place de l’École du socle. Qu’est-ce qui a changé ? Absolument rien. Tout est maintenu, du LPC aux évaluations encore mal redéfinies pour l’école, mais officialisées en 5ème au collège. Les SRAN, les fameux stages de remise à niveau, visant à punir les élèves les plus en difficulté en diminuant leur temps de vacances, sont maintenus et même étendus au collège. Notons que cela annonce gentiment l’ouverture des établissements 12 mois sur 12, notion au cœur du débat parlementaire concernant la loi Peillon. Tous ces signes donnent à penser que les parcours personnalisés, les réponses pédagogiques individualisées sont l’alpha et l’oméga de la pensée ministérielle. Cela touche aussi à l’orientation, de plus en plus précoce et la fréquentation la plus hâtive possible du monde idyllique de l’entreprise.

On peut aussi glisser l’absence de tout engagement financier sur l’éducation prioritaire, l’introduction de la notion de "dialogue de gestion et de performance" avec chaque académie ; en clair : des moyens en fonction de la réalisation des réformes, autre expression pour "contrat d’objectif et de moyens" !!! Une première dans une circulaire de rentrée !
Pour terminer, il faut évoquer l’innovation, qui est nécessaire mais n’est pas définie et la création d’un Conseil National de l’Innovation pour la Réussite Éducative ; mais là encore pas de débat, pas l’esquisse d’une piste sur ce qu’il faudrait changer.

C’est le moment de constater que les programmes Darcos sont toujours là ; merci pour eux !

En bref, une circulaire à l’image de la politique menée par le gouvernement en matière d’Éducation : au-delà de quelques annonces, on continue comme avant…


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Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

Télécharger et diffuser :

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.