Suite au rapport de la Cour des comptes : pour la CGT Éduc’action et la CGT Enseignement privé, une autre « gestion » des personnels est possible !

vendredi 24 mai 2013
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La Cour des comptes a publié le 22 mai 2013 un rapport intitulé « Gérer les enseignants autrement », dans lequel un certain nombre d’analyses et de propositions sont présentées.
Elles ne peuvent que nous inquiéter au moment où le ministre V. Peillon va engager des discussions sur la redéfinition du métier d’enseignants. La Cour reprend des propositions des gouvernements Sarkozy, propositions qui avaient été retirées suite aux mobilisations des personnels qui refusaient une gestion capitaliste de l’Éducation nationale.

Ainsi, faisant le constat que les statuts actuels des personnels enseignants ne tiennent pas compte d’une évolution du métier, la Cour propose une augmentation du temps de service, une annualisation de celui-ci et une généralisation de la bivalence.
Par ailleurs, au vu des difficultés de gestion des personnels, en particulier pour les mutations, la Cour préconise de généraliser le recrutement par les directeurs d’école et les chefs d’établissement en prenant comme exemple l’enseignement privé sous contrat. Elle propose, par ailleurs, un recrutement des enseignants à l’échelon académique et une affectation après « avis » du directeur d’école et du chef d’établissement.
De plus, constatant que la « rémunération [des personnels] apparaît faible à plusieurs égards » (on pourrait préciser que le point d’indice est gelé depuis 3 ans et que la perte de pouvoir d’achat atteint 13 % depuis 2000), la Cour conseille de généraliser la rémunération au mérite.
Tout ceci entres autres propositions…
Soulignons que l’enseignement agricole subit ces préconisations depuis 1989 avec, de facto, un contrôle inexistant de l’administration, voire son désengagement plus ou moins complet sur le suivi de la mission de service public transférée.

La CGT Enseignement privé et la CGT Éduc’action s’opposent fortement à ces préconisations qui consistent une nouvelle fois à « mettre sous pression » les enseignants et à éclater le cadre national du service public d’Éducation.
La CGT Éduc’action et la CGT Enseignement privé proposent l’institution d’une véritable coopération pédagogique dans les structures scolaires : permettre aux équipes de se concerter, d’assurer les tâches annexes (analyser les programmes, les pratiques pédagogiques, les besoins des élèves...) et d’élaborer des projets de coopération, nécessite la mise en place de décharges horaires.
La CGT Enseignement privé et la CGT Éduc’action revendiquent une augmentation immédiate des salaires de 300 euros, en compensation des pertes subies ces dernières années ainsi qu’une carrière organisée sur 15 échelons, sans accélération au mérite, et avec l’intégration de la hors-classe dans la grille.
La CGT Éduc’action et la CGT Enseignement privé demandent un retour à un vrai mouvement national pour les personnels enseignants grâce avec une re-négociation des barèmes. Elles réaffirment que tous les supports existants doivent être traduits en postes et mis au mouvement. Dans un cadre de garanties collectives, elles revendiquent la notion de « mobilité choisie » et refusent la mise en place d’un clientélisme tel que cela existe dans l’enseignement privé sous contrat. Elles s’opposent à toute notion de « mobilité imposée » qui ne respecte pas le statut ou à la qualification de chaque enseignant.

La CGT Enseignement privé et la CGT Éduc’action se montreront très vigilantes. Les débats sur la redéfinition du métier d’enseignant doivent aller dans le sens d’une amélioration et non se traduire par des régressions.

Montreuil, le 24 mai 2013


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Brèves

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

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Suite au mouvement de grève initié le 22 Mars 2018, et devant l’absence de réponses favorables de la direction du CH du Rouvray et de l’ARS, des agents du Centre Hospitalie du Rouvray occupent les locaux de l’administration à partir du Mardi 22 Mai 2018.
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L’intersyndicale demande : la suppression définitive des lits supplémentaires qui constituent une suroccupation chronique de l’hôpital, une solution immédiate au problème des patients mineurs hospitalisés en unités « adultes », un renforcement des effectifs, l’arrêt des fermetures des structures extra-hospitalières. Venez nombreux soutenir les personnels en grève de la faim.
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VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

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A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

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120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .