Nouveau plan gouvernemental d’accueil des jeunes enfants : faut-il juste prendre les chiffres à la lettre ?

samedi 8 juin 2013
popularité : 5%

Communiquédu 7 juin 2013 du Collectif Pas de bébé à al consigne, dont la CGT Educ’action est membre depuis sa fondation

Le collectif « Pas de bébés à la consigne » a pris connaissance du plan gouvernemental de « développement de 275 000 nouvelles solutions d’accueil des jeunes enfants », dont « 100 000 créations nettes de solutions d’accueil collectif, 100 000 enfants supplémentaires accueillis par des assistant(e)s maternel(le)s, 75 000 nouvelles places en école maternelle pour les moins de 3 ans » (extrait de la brochure « Pour une rénovation de la politique familiale » présentée le 3 juin 2013).

Dans le cadre de la consultation nationale sur les modes d’accueil organisée début 2013 par Madame Bertinotti, ministre de la Famille, nous nous étions prononcés pour résorber le retard pris dans le développement de l’accueil collectif en créant en priorité 200 000 nouvelles places en établissements d’accueil des jeunes enfants dans les cinq ans.

L’annonce gouvernementale sur l’accueil collectif, qui paraît à la première lecture une réponse certes insuffisante mais toutefois substantielle, pose cependant question :

  • S’agit-il de créer dans les cinq ans 100 000 places en accueil collectif ?
  • Ou bien, faut-il voir derrière les termes solutions d’accueil des modalités semblables à celles qui, en 2009 et 2010, avaient conduit le précédent gouvernement à annoncer 96 000 nouveaux enfants accueillis pour 40 000 places créées (soit 2,4 « solutions » d’accueil pour une « place ») ?

Autrement dit le plan gouvernemental consistera-t-il à offrir 100 000 places réelles en accueil collectif permettant de répondre aux besoins des familles, pour beaucoup d’entre elles d’accueil à temps plein et pour certaines d’accueil à temps partiel ? Ou bien conduira-t-il à de l’accueil à temps partiel imposé à de très nombreuses familles, impliquant une multiplication sur la semaine de séquences d’accueil, en des lieux différents et souvent « à la débrouille », très préjudiciables aux besoins de continuité d’accueil pour les jeunes enfants concernés ?

Concernant l’accueil chez les assistantes maternelles, le gouvernement annonce une « revalorisation de cette profession dans le cadre d’un plan « métiers » permettant le développement des carrières, de meilleures formations ». Nous en prenons acte et rappelons que les modalités concrètes d’un tel engagement devraient notamment se traduire par la création d’un congé individuel de formation permettant aux assistantes maternelles d’accéder à des formations comme celle d’auxiliaire de puériculture. L’accès à leur formation continue devrait aussi être facilité.

Le gouvernement annonce également 75 000 nouvelles places en école maternelle pour les moins de 3 ans. Elles correspondent aux 3000 postes d’enseignants prévus sur les cinq ans à venir. Pour nous, il est nécessaire pour accueillir ces jeunes enfants d’affecter sur ces classes un enseignant pour un effectif maximum de 15 enfants avec une ATSEM à temps plein, mais aussi d’adapter les conditions d’accueil aux besoins spécifiques de jeunes enfants (espaces, rythmes et équipements adaptés, personnels formés…). Dans cette optique 3000 postes ne suffisent pas à créer 75000 « places ».

Il est prévu d’affecter 2 milliards d’euros supplémentaires au fonds national d’action sociale (FNAS) de la branche famille durant la prochaine convention d’objectifs et de gestion avec la CNAF, pour atteindre plus de 6,5 milliards d’euros en 2017. Ces prévisions incluent-elles les besoins de financement du temps libéré par la réforme des rythmes scolaires ? Dans ce cas, le bénéfice à en attendre pour le développement de l’accueil collectif serait bien moindre que nécessaire.

Enfin, le plan gouvernemental ne souffle mot de l’abrogation pourtant promise par Madame Bertinotti du décret « Morano » sur l’accueil collectif. C’est pourtant une condition indispensable pour rétablir les bases d’une véritable qualité d’accueil pour les jeunes enfants (taux d’encadrement effectif des enfants, qualification du personnel). Le gouvernement y a-t-il renoncé ? Sinon, que nous réserve l’abrogation du décret : se traduira-t-elle par l’amélioration des conditions d’accueil de la petite enfance ?

Parents, professionnels, acteurs du monde de la petite enfance, nous appelons encore et toujours au développement de modes d’accueil de qualité. C’est maintenant que le gouvernement doit répondre favorablement à cette absolue nécessité.


Agenda

<<

2018

 

<<

Mai

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
30123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031123
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Suite au mouvement de grève initié le 22 Mars 2018, et devant l’absence de réponses favorables de la direction du CH du Rouvray et de l’ARS, des agents du Centre Hospitalie du Rouvray occupent les locaux de l’administration à partir du Mardi 22 Mai 2018.
ILS SONT EN GREVE DE LA FAIM ILLIMITEE.
L’intersyndicale demande : la suppression définitive des lits supplémentaires qui constituent une suroccupation chronique de l’hôpital, une solution immédiate au problème des patients mineurs hospitalisés en unités « adultes », un renforcement des effectifs, l’arrêt des fermetures des structures extra-hospitalières. Venez nombreux soutenir les personnels en grève de la faim.
Apportez votre soutien financier
Signez la pétition

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .