Suppression de 123 emplois d’AED-AP : une décision incompréhensible... et 200 collègues au chômage

mardi 25 juin 2013
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Vous trouverez ci-dessous les extraits de notre déclaration de ce jour au CTA au sujet des suppressions massives de postes d’assistants pédagogiques et d’assistants d’éducation.
La liste des suppressions est disponible sur notre site

Après les nouvelles annonces des chiffres record du chômage et l’hémorragie des emplois industriels qui continue de plonger des millions de salariés dans la précarité et l’incertitude, le gouvernement décide de supprimer au niveau national 2000 postes d’assistants d’éducation, décision qui contredit celle prise en septembre dernier d’en créer 2000. Alors que le Président de la République n’a de cesse de réaffirmer comme priorité la lutte contre le chômage et la refondation de l’école, le constat est amer. On reprend d’une main ce qui avait été arraché de l’autre. La crise ne peut justifier cette décision. Elle résulte de choix politiques de sacrifier les services publics alors que ce gouvernement a accordé rapidement un cadeau au patronat de 20 milliards d’euros.

La mise en place des Emplois d’Avenir Professeurs ne peut justifier l’abandon de missions exercées par les actuels assistants d’éducation. On voit bien l’entourloupe qui est mise en œuvre en réduisant d’une part les missions de service public et en transférant l’enveloppe financière du Ministère de l’Education Nationale vers le Ministère de l’emploi. Ainsi, dans notre académie cela se traduit par la suppression de 123 postes ce qui risque de toucher plus de 200 personnes, dont plus de la moitié dans les écoles. Tant sur le fond que sur la forme, cette décision s’apparente à un véritable Plan Social.

Dans les écoles, la décision de supprimer les postes d’assistants pédagogiques est incompréhensible, quand, dans le même temps, le Ministre annonce le fléchage de 10 000 contrats CUI/CAE pour l’aide administrative aux directeurs. N’aurait-il pas mieux valu renouveler le contrat des salariés pour assurer ces missions en complément de celles pour le fonctionnement de l’école (BCD, informatique...). Ces missions ont été créées dès 1997 avec la création des premiers emplois précaires dans l’éducation nationale qu’étaient les emplois-jeunes. Elles ont prouvé leur utilité et leur nécessité. La CGT Educ’Action avait déjà dénoncé le recours à la précarité et revendiqué la création d’emplois statutaires correspondant à ces nouvelles missions. Malheureusement 14 ans plus tard, la situation s’est dégradée. Non seulement les emplois sont toujours précaires, mais quand en 1997, les emplois jeunes avaient des contrats de 35 heures, aujourd’hui il n’ont au mieux que des ½ temps. La mise à niveau par rapport aux autres académies se traduit par un nivellement par le bas en supprimant ces derniers postes. La CGT Educ’Action de l’Académie de Rouen dénonce cette décision qui dans certains cas, s’ajoutent à une mesure de retrait d’emploi entraînant une fermeture de classe et à une baisse de la quotité de décharge du directeur. Le chantier que souhaite ouvrir le Ministre concernant la direction de l’école et plus globalement le fonctionnement de l’école s’engage décidément très mal.

Dans les collèges et les lycées, la situation n’est guère meilleure. Une fois de plus, la suppressions des assistants d’éducation va réduire l’encadrement des élèves dans la vie scolaire. Cela aura un impact quant au bon fonctionnement et au calme des établissements permettant aux élèves et aux enseignants de travailler sereinement. Des structures d’aide aux élèves en difficultés ne pourront être maintenues, ce qui est d’autant plus dommageable que les mesures prises concernent un grand nombre d’écoles ou d’EPLE en ZEP.

En ce qui concerne l’accompagnement des élèves en situation de handicap, si on peut prendre positivement le fait qu’il faille abonder ’aide d’un AVSco en CLIS, une fois de plus, cela va se traduire par des emplois précaires sans réelles formations. A tout le moins, il faut assurer à ces personnels un contrat du maximum de la durée afin d’éviter d’une part que ces salariés soient sans cesse dans l’angoisse d’un accord de renouvellement leur empêchant ainsi de se projeter dans la vie ou d’effecteur des demandes de prêts..., mais aussi pour les élèves qu’ils aient l’assurance de voir la même personne pour les accompagner dans leur scolarité avec l’enseignant spécialisé.

La précarité, nous n’en voulons plus. On ne peut bâtir un projet éducatif et refonder l’école sur ces bases. Il est urgent que le gouvernement traite réellement la question de l’accompagnement des élèves en situation de handicap en créant la formation, la qualification et la création des postes nécessaires tant en enseignants spécialisés qu’en accompagnant de l’élève. Il est inadmissible à ce propos que le rapport Komitès ne soit toujours pas connu. Il est urgent que le gouvernement parte des besoins des écoles et des établissements pour créer les postes statutaires de la fonction publique nécessaires. Comme nous le disions en préambule, il n’y a aucune fatalité à la crise, juste des choix politiques de redistribution des richesses permettant le développement du bien collectif et par conséquent des services publics.

Enfin, sur la forme, il est inacceptable que les personnels qui pensaient pouvoir avoir un contrat jusqu’à 6 ans, se retrouvent au chômage. Vous vous êtes engagés lors de l’audience du 18 juin à tout mettre en œuvre pour reclasser les salariés. Cela doit se faire en toute transparence, ce qui ne s’est pas faut jusqu’à présent puisque les décisions de retrait de postes ont été finalisées, et les courriers en informant le personnel concerné envoyés avant le tenue du groupe de travail. Les organisations syndicales doivent pouvoir avoir les moyens d’informer et de contrôler ces opérations. C’est pour cette raison que nous vous demandons de nous fournir un état des postes d’assistants d’éducation avec la liste nominative des personnels, leur lieu d’affectation, leur date d’emploi et le nombre d’année de contrat. Nous demandons la tenue d’un groupe de travail avant la CCP qui se réunira le 8 juillet.


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Au sujet des dépenses scolaires…

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Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

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Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED