Cette cour qui nous dit ses « contes »…

samedi 6 juillet 2013
popularité : 5%

- Article extrait du dernier numéro de Fonction publique, le journal de l’Ugff Cgt

La cour des comptes continue donc de jouer un rôle de « grand timonier technocratique » des politiques gouvernementales.

Peut être faudrait il lui rappeler que, hors mis son rôle de contrôleur financier et de certification des comptes, de juge des comptables publics et d’évaluation - à partir d’« a priori neutres » - des politiques publiques, la constitution lui donne simplement mission d’assister le parlement « dans le contrôle de l’action du gouvernement » et celui de contribuer « à l’information du citoyen » (Art. 47-2), pas celui de diriger…

Alors pourquoi donc ses rapports prennent ils de plus en plus cette forme de pseudo vérité qui s’imposerait.

Lorsque la technocratie prend les rênes, alors c’est la démocratie qui perd les siennes.

Il était donc une fois une cour de hauts fonctionnaires qui,se penchant sur le budget, déclarait doctement que pour réduire le déficit il fallait couper dans les dépenses. Oh, pas grand-chose … 28 milliards sur 2 ans…

Mais, les dépenses, c’est vaste …. Alors, poussant les « eurêka » de circonstance, de préciser : la poursuite du gel des salaires des fonctionnaires, la réduction de la masse salariale dans la fonction publique avec en prime des suppressions d’emplois, la révision des évolutions de carrières, voir la hausse éventuelle du temps de travail… Coté missions, il faudra « des décisions fortes » dans le cadre de la « MAP »… Et à cela s’ajouteraient quelques mesures concernant avant tout ces nantis du peuple : sous indexation des prestations familiales, des retraites, des aides au logement (APL), des
indemnités chômage etc…

Et voilà donc comment on vous réduit comptablement un déficit !

Mais pas trop de vagues par exemple sur les 200milliards versés aux entreprises en termes d’« aide à l’emploi » et dont on ne mesure ni contrôle l’efficacité.

Pas de grande déclaration non plus pour ce qui est du coté recettes, car un budget c’est aussi des recettes et toutes les analyses montrent que ce sont elles qui baissent.

Rien sur ce que coûtent en emplois, en cotisations sociales, en rentrée fiscales, les bas salaires. Rien sur les effets du sous emploi. Et la fraude et l’évasion fiscale qui font un trou de 50, 60 … 80 milliards ?Et une réforme de la fiscalité pour que chacun contribue vraiment en fonction de ses possibilités ?Etc.

Sans oublier que des choix faits ne résulte pas simplement un solde comptable, mais aussi une dynamique. Et selon que la priorité est donnée à la réponse aux besoins sociaux ou qu’au contraire on les écarte pour cause de refus de s’attaquer aux appétits des financiers…et bien, au bout du bout, on ne parle plus du tout du même déficit.

Enfin, c’est à vous de voir…


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars 2017

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars 2017

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.