Avenir des AVS : rien n’est joué.

Des mobilisations nécessaires pour concrétiser l’espoir pour tous les salariés.
dimanche 1er septembre 2013
par  François-Xavier Durand
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En annonçant des mesures concernant l’accompagnement des élèves en situation de handicap, le Premier Ministre reconnaît enfin la nécessité d’un vrai métier pour cette mission. Depuis 8 ans que la loi d’intégration des élèves en situation de handicap a été adoptée en 2005, il était temps ! La politique des contrats aidés et des emplois kleenex sur ces missions était intolérable. Il aura fallu toute la détermination, des parents et leurs associations, des salariés et des enseignants pour qu’enfin un gouvernement prenne mesure de l’ampleur du malaise.

Rappelons que l’Etat au travers de ses Lycées-Employeurs, a été condamné tant par les Conseils des Prud’hommes que par des cours d’appel pour défaut de formation. La justice a reconnu comme CDI les contrats et des salariés privés d’emplois ont obtenu des indemnisations pour licenciements sans faute réelle ou sérieuse. Le risque était grand de voir se généraliser ces recours juridiquement fondés et d’aller au delà des 5 millions d’euros consacrés à ces recours !

La CGT Educ’Action a toujours dénoncé la précarité, renforcée par l’emploi de contrats aidés, et a revendiqué la création d’une véritable formation débouchant sur un vrai métier correspondant à la mission d’accompagnement des élèves en situation de handicap. C’est pourquoi elle prend acte de cette perspective qui s’ouvre pour les salariés, pour les élèves, et les équipes éducatives. On peut enfin espérer une continuité de l’accompagnement des élèves et ne plus vivre le turn-over régulier tous les deux ans des AVS, une amélioration de l’aide pour ces jeunes.

Mais, en l’état de nombreuses questions se posent et nous redoutons, pour une majorité de salariés qui pensaient être concernés par ce plan, une déception à la hauteur de leurs espoirs. En effet, seuls les personnels sous contrats d’Assistant d’Education de droit public depuis 6 ans seront concernés. Rappelons que dans les écoles la quasi-totalité des AVS sont des CUI, seuls les AVSco peuvent être des AEd. 100% des AVS sous contrats CUI seraient exclus !
Pour les 26000 salariés sous contrats CUI actuellement en poste, ce serait de nouveaux Pôle Emploi.
Aucun espoir non plus pour les ex-salariés qui ont parfois exercé 3 ou 5 ans depuis 2006.

Ce serait justice pour des salariés qui n’ont, pour la quasi-totalité, pas eu de formation à visée de réinsertion professionnelle durant leur contrat alors qu’ils ont acquis une expérience irremplaçable. Ce n’est d’ailleurs pas cohérent avec la possibilité offerte aux 8000 nouveaux accompagnants sous contrats CUI créés cette année de valider par une formation renforcée des unités de la nouvelle formation.
Alors que le gouvernement annonce une mesure dérogatoire d’un an pour permettre aux AEd de postuler à ce nouveau métier, les AVS sous contrats CUI se voient exclus de toute mesure dérogatoire ! Est-ce cela la nouvelle justice sociale ?!? La réinsertion vers le chômage ? LA précarité à deux vitesses ?

Par ailleurs se posent toujours des questions concernant la rémunération et le temps de travail. Le choix d’un diplôme de niveau V reviendra par ailleurs pour les Aed, titulaire au moins d’un baccalauréat, à une baisse de leur niveau de qualification.

Le plan ne prévoit pas un CDI à temps complet. Il n’intègre pas le temps de réunion de synthèse des équipes de suivi de scolarité, ni de temps de concertation avec les enseignants, ni même de temps de préparation. En clair, le gouvernement prévoit des CDI à mi-temps ! Il n’intègre pas non plus les temps péri-éducatif où l’enfant pourrait avoir besoin d’un AVS ! La CGT Educ’Action, revendique un temps complet pour tous les salariés. Le rapport Komitès sur lequel s’est appuyé le gouvernement avait pourtant choisi de définir la mission en élargissant les missions au temps post et péri scolaire. Rappelons qu’un emploi de 20h/semaine actuellement aboutit à une rémunération ne dépassant pas les 600€/mois….. !! Là aussi il faut sortir des logiques de précarité sociale dans lesquelles on laisse les salariés.

Enfin le CDI ne donne pas les mêmes garanties qu’un statut de fonctionnaire. Pour garantir un droit essentiel comme ceux que nous revendiquons pour les jeunes en situation de handicap il faut un véritable statut public.

Si pour les salariés, un CDI offre une meilleure perspective de vie qu’un contrat à durée déterminée, l’amalgame entretenu par le 1er ministre de la titularisation est un leurre. Il n’est pas question pour le gouvernement de créer un statut de fonctionnaire, mais préfère se diriger vers un CDI sans doute dans le cadre d’un Groupement d’Intérêt Public (GIP). La CGT Educ’Action revendique toujours la création d’un statut public correspondant à ces missions.

Pour la CGT Educ’Action, il faut construire tous ensemble un rapport de force nécessaire avec les AEd, les CUI, les ex-salariés, les enseignants et les parents d’élèves pour transformer l’essai en obtenant un véritable statut public à temps complet, la titularisation des personnels en place sans laisser sur le bord de la route toutes celles et tous ceux qui ont effectué les missions d’AVS ces dernières années quels que soient leur contrat.


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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED