Grappiller

vendredi 13 septembre 2013
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Voici le maître mot de la présidence de François Hollande. Pas une semaine ne passe sans que les médias nous apprennent une nouvelle taxe, un nouvel impôt, une nouvelle cotisation qui ampute le salaire net. Nous aurons ainsi le « droit » dans les mois qui viennent à une augmentation de la TVA, deux augmentations des cotisations sociales, des suppressions de réductions d’impôt (en particulier pour les enfants scolarisés), … Un euro de plus à payer par ci, un euro de salaire en moins par là ! Pour les fonctionnaires, le tout est agrémenté par un nouveau « gel » du point d’indice (c’est-à-dire un blocage du salaire) et des suppressions de postes massives : le taux de non-emplacement des départs à la retraite a été de 60 % l’année dernière, le record sarkozyste n’étant « que » de 50 % en 2011 !

Pour habiller cette politique, nous avons le droit à la prétendue « priorité à la jeunesse » avec des créations d’emplois dans l’éducation. Dans les faits, les emplois créés sont massivement des emplois précaires et surtout pas des postes de fonctionnaires : des AVS à qui l’on promet un CDI, des « emplois d’avenir professeurs » dont l’avenir est bien incertain, des « contractuels admissibles » qui ont obtenu l’écrit des concours de recrutement en juin dernier et qui en attendant de passer l’oral en juin prochain assure un service d’enseignement compris entre un tiers et un plein temps, … Dans les faits, cela s’accompagne d’une nouvelle dégradation des conditions de travail pour les personnels. Cette situation débouche parfois sur des drames. A Marseille, un collègue de STI s’est suicidé la veille de la pré-rentrée en établissant clairement le lien entre son geste et la mise en œuvre par la gauche de la « réforme » de la voie technologique voulue par la droite.

Hollande se présentait comme le candidat du « changement » et, depuis que la gauche est arrivée au pouvoir, il y a près d’un an et demi, de changement il n’y a pas eu. C’est au contraire la même politique anti-sociale qui règne en maître. Les gouvernements et les majorités changent mais l’objectif demeure : maintenir la « compétitivité » de l’entreprise France dans l’arène du marché mondial en crise. Cela passe nécessairement par une exploitation de plus en plus forcenée des travailleurs et une baisse continue des dépenses sociales.

Dans l’éducation, les projets gouvernementaux s’inscrivent dans cette même logique de rentabilité. On voit poindre la volonté de « réformer » le collège et d’utiliser cette réforme pour s’attaquer au décret de 1950 qui définit le temps de service des enseignants comme un maxima hebdomadaire d’heures de cours. Ce décret, que De Robien avait voulu modifier, demeure – tout comme le statut des PLP – un frein aux attaques gouvernementales, à l’augmentation de la charge de travail, à la déréglementation, à la mise en concurrence des personnels… A n’en pas douter, sa défense sera une bataille à mener dans les prochains mois.

Pour faire le sale boulot, la méthode Hollande-Peillon est apparemment plus douce et consensuelle que celle de Sarkozy et Cie. Cependant, elle n’en est pas moins efficace, sinon plus.
C’est ce que nous avons pu voir avec la « réforme du marché du travail » dont la droite rêvait depuis des lustres. Cette loi augmente considérablement la flexibilité, permet de moduler le temps de travail (et le salaire !) en fonction du carnet de commandes de l’entreprise, diminue les recours possibles devant les prud’hommes, etc. La gauche, aidée par le syndicalisme d’accompagnement et de complaisance, l’a fait passer en douceur, enrobée d’un discours en faveur de la justice sociale et de l’égalité, de l’effort partagé et accepté entre le monde du travail et celui du Capital…

Seulement, tout cela finit par se voir… Peu de travailleurs sont dupes et beaucoup ne s’illusionnent plus sur la nature du gouvernement. La colère et le rejet ont du mal à s’exprimer ouvertement et clairement. Mais, dans les établissements et les services, nous devons travailler à développer et à organiser les résistances. Il est nécessaire de s’engager dans toutes les luttes – même si elles ne dépassent pas l’objectif purement défensif de la résistance aux suppressions d’emplois et à l’aggravation des conditions de travail – car elles peuvent représenter un progrès de la reprise de la lutte de classe. Elles peuvent devenir des étapes non seulement inévitables mais aussi indispensables pour gagner sur nos revendications.


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Brèves

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !