Relancer l’éducation prioritaire : une urgence !

mercredi 18 septembre 2013
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Un communiqué de la CGT Educ’ Aix-Marseille

La visite de M. Peillon lundi 16 septembre, dans les établissements marseillais du bassin littoral Nord, tous classés en ZEP, et alors qu’un nouvel acte grave de vandalisme au lycée Diderot de Marseille est venu encore une fois rappeler le contexte très dégradé dans lequel les élèves et les personnels sont trop souvent amenés à évoluer, avait clairement vocation à lancer le processus des Assises pour une refondation de l’Education prioritaire. Devant une représentation des personnels emmenée par leurs chefs d’établissement, et en présence du Recteur, le ministre a énoncé son ambition d’améliorer significativement la réussite des élèves accueillis dans les établissements de l’Education prioritaire.

Pour nous les besoins exprimés par les élèves et leurs familles en matière d’éducation sont considérables. Ils rejoignent les attentes exprimées par les personnels en terme d’amélioration et de développement du service public d’éducation. Mais la crise du système éducatif reste patente, notamment mais pas seulement, dans le champ de l’éducation prioritaire.

Or, si nous partageons le constat de l’échec d’une véritable correction des inégalités scolaires, en particulier pour les 20 % des élèves les plus en difficultés, il importe également de souligner que nous payons sur ce terrain les renoncements accumulés à l’engagement d’assurer par l’action publique, et singulièrement par celle de l’Etat, l’égalité d’accès aux savoirs et à l’education pour tous les élèves de la République.

De plus, le fait que cette démarche de refondation soit largement pilotée en amont par le Secrétariat à la Modernisation de l’Action Publique (cf le Rapport de diagnostic d’évaluation établi sous sa responsabilité) nous fait craindre que l’approche privilégiée par le ministre soit, dans la continuité de la RGPP, celle d’une « refondation » conduite à moyens constants, au prix de redéploiements et dans une logique avant tout comptable. C’est pourquoi nous tenons à réaffirmer avec force que les jeunes, les familles et les personnels ont le besoin urgent d’une relance puissante des politiques d’éducation prioritaire, fondée sur des moyens nouveaux, solides et pérennes !

Enfin, instruits par l’expérience de la loi de refondation votée au printemps dernier, nous formulons le voeu que le processus des Assises ne se résume pas à un simulacre. Qu’il permette enfin une consultation approfondie des personnels et de leurs organisations représentatives dans toutes leurs composantes et leur diversité professionnelle

Nous réaffirmons par conséquent notre exigence d’un plan d’urgence pour l’Education prioritaire. Dans cette optique la logique dérogatoire au droit commun qui s’est mise en place avec le dispositif ECLAIR doit immédiatement être arrêtée. Il faut revenir à une politique du droit à l’éducation pour tou-te-s qui prenne acte des inégalités réelles qui s’expriment sur les territoires et qui vise résolument à les corriger. La création d’un tel cadre, réellement refondé, est un point de départ incontournable si l’on veut viser, selon les termes du rapport de diagnostic ministériel, « la réussite scolaire de tous et donc la réduction des écarts de réussite des établissements de l’éducation prioritaire ». Un tel plan d’urgence doit s’articuler autour de quelques orientations principales :

  • Le renforcement des équipes enseignantes, permettant de diminuer significativement les effectifs et de systématiser les travaux en effectifs dédoublés.
  • Le renforcement des équipes de vie scolaire, des équipes de santé et des équipes de service social, permettant d’assurer dans tous les établissements un suivi éducatif stable, pleinement intégré à leurs missions.
  • Le développement de la formation continue des enseignants, et la remise sur pied d’une véritable formation initiale, adaptée aux besoins des enseignants débutant en zone difficile.
  • La restauration et le développement des fonds sociaux destinés aux élèves et des crédits dévolus aux projets éducatifs.

Voilà des objectifs de refondation qui devraient être immédiatement intégrés à l’agenda ministériel. Les personnels, les élèves, les familles attendent des engagements concrets, pas seulement un calendrier vague de consultation et un discours, aussi séduisant soit-il.


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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel