Solidarité avec les enseignants grecs en grève

jeudi 19 septembre 2013
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Dans un message du 10 septembre, OLME, le syndicats de l’enseignement secondaire, alertait les syndicats européens sur la situation des travailleurs de l’Education en Grèce :
« La situation des écoles publiques est dramatique :

  • Il y a 16 000 professeurs en moins dans l’enseignement secondaire, soit 20 %, depuis juin 2013
  • 102 Écoles d’Enseignement professionnel ferment
  • 2500 Professeurs d’Enseignement professionnel sont suspendus avant d’être renvoyés
  • En 2009 la réduction des dépenses d’enseignement a été de 33 % et devrait atteindre 47 % en 2016
  • 5000 professeurs ont été mutés d’office sur des postes d’administration et dans l’enseignement primaire. Le gouvernement poursuit la privatisation d’une partie de l’Enseignement professionnel et introduit l’apprentissage pour faire travailler des mineurs, en lieu et place de l’enseignement.  »

Face à cette situation, OLME a appellé à la grève illimitée car «  la rentrée ne peut se faire sans les collègues placés en disponibilité, mutés le pistolet sur la tempe par les transferts obligatoires, tandis que des milliers d’élèves sont jetés hors des classes. »

La CGT Educ’action Rouen apporte son fraternel soutien aux travailleurs de l’Éducation en grève en Grèce.

Ci-dessous un article du Monde sur la situation


Dans la presse Les fonctionnaires grecs en grève contre le plan de mutations et de licenciements

LE MONDE | 16.09.2013 à 11h45 Par Adéa Guillot (Athènes, correspondance)

La date du lundi 16 septembre marque le début de la mobilisation sociale en Grèce contre le plan de réforme de la fonction publique. Celui-ci prévoit, d’ici à la fin de l’année, le licenciement de 4 000 fonctionnaires et la mise en disponibilité de 25 000 agents, dont 12 500 dès septembre. Les syndicats ont appelé toutes les administrations à une grève lundi et mardi.

Dans l’éducation, les enseignants du secondaire se sont prononcés pour une grève à durée indéterminée, moins d’une semaine après la rentrée scolaire. C’était le 11 septembre, et ce jour-là, dans le lycée technique de la calme banlieue athénienne d’Ymittos, la petite centaine d’élèves était tout à ses retrouvailles, écoutant d’une oreille distraite la traditionnelle bénédiction orthodoxe assurée par le prêtre de la paroisse du quartier. Mais c’est dans un silence complet que le public adolescent a ensuite accueilli au micro le professeur venu leur expliquer les raisons de la mobilisation des enseignants.

« Le gouvernement a déjà placé 2 200 professeurs du technique en disponibilité, annonce Margarita Marinou, professeur de mathématiques. Je ne lui fais absolument pas confiance quand il dit qu’il va s’arrêter là. Si la »troïka« leur en demande plus, ils vont en trouver plus, alors on doit se mobiliser pour montrer qu’on ne laissera rien passer ! »

L’ÉVALUATION, VÉRITABLE ENJEU DE LA RÉFORME

En juillet, le gouvernement a brutalement décidé de fermer des départements entiers de l’enseignement technique, notamment dans le secteur de la santé ou de l’esthétique. Ces deux filières faisaient le plein dans ce petit lycée. M. Maragakis, le principal de l’établissement depuis plus de six ans, s’est vu signifier du jour au lendemain sa mise en disponibilité. Depuis deux mois et pour un délai maximum de huit mois, il est payé à 75 % de son salaire. Ensuite, il sera soit muté à un autre poste, soit licencié. « J’ai passé ma vie à enseigner à mes enfants et à des générations d’élèves que si on travaille sérieusement et de manière éthique, on est récompensé, se désole-t-il. Je me sens ridicule aujourd’hui, vidé. » Il ne croit pas à son éventuel reclassement, car il doute des critères d’évaluation retenus par le ministère de la réforme administrative.

L’évaluation est le véritable enjeu de la réforme. Car si le gouvernement grec s’est engagé à mettre en disponibilité 25 000 agents d’ici à la fin de l’année, il s’est aussi engagé à en licencier 11 000 d’ici à la fin 2015. Et c’est par un processus d’évaluation que s’effectuera le choix entre ceux qui resteront et ceux qui partiront. Les objectifs chiffrés, imposés par les bailleurs de fonds du pays, ne sont pas négociables et doivent être tenus dans les délais.

LE CRITÈRE DU CONCOURS

Le temps manque donc pour mettre en place une évaluation des compétences. A défaut, le ministre de la réforme administrative, Kyriakos Mitsotakis, a retenu les conditions d’entrée dans la fonction publique comme critère principal d’évaluation, en privilégiant notamment les fonctionnaires recrutés par le concours de la fonction publique ASEP.

Cela inquiète particulièrement le personnel administratif des universités, prié de placer en disponibilité 1 500 agents d’ici à la fin de la semaine et en grève depuis plusieurs jours. « Le problème, c’est que la majorité de notre personnel n’est pas entré par l’ASEP. Pour certains d’entre eux, l’ASEP n’existait même pas ! Dans ces conditions, comment effectuer une évaluation juste ? », s’interroge Panayiotis Fotopoulos, le chef du personnel de l’université d’Athènes, où 500 personnes seraient potentiellement menacées. « Notre personnel est même certifié aux normes européennes ISO par l’organisme IQNet », précise encore M. Fotopoulos.

Quelle que soit l’ampleur des mouvements sociaux, le ministre Kyriakos Mitsotakis entend présenter aux experts de la « troïka » qui arrivent mardi à Athènes les listes nominatives des 12 500 personnes devant être mises en disponibilité d’ici à la fin du mois.


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Brèves

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division