Rythmes scolaires : une rentrée à la petite semaine !

dimanche 29 septembre 2013
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  • Communiqué de la Fédération CGT des Services publics
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La volonté de repenser la vie de l’enfant à l’école et hors l’école revendiquée d’une seule voix par les acteurs de la communauté éducative (enseignants, animateurs, ATSEM, AVS, parents d’élèves…) n’a pas été entendue par le gouvernement Ayrault.

Alors que l’objectif visé par celui-ci consistait à atteindre au moins 50 % des communes censées appliquer la réforme des rythmes scolaires dès 2013, une minorité de villes telles Paris, Grenoble, Dijon, Rennes, Nantes, La Rochelle… a fait le choix de la semaine des quatre jours et demi en cette rentrée.

La Fédération CGT des Services publics voit dans cette réforme la volonté de continuer de transférer des missions de l’Etat vers les collectivités Territoriale sans crédits supplémentaires. Elle dénonce des inégalités territoriales contraires à un des principes fondamentaux du service public.

Les enfants et leurs parents sont confrontés à un véritable capharnaüm. Bien que le volume horaire de classe sur l’année reste inchangé pour les écoliers, certaines communes font le choix de terminer la classe à 15h30, 1 à 3 jours dans la semaine.

Les parents qui ne peuvent pas se rendre disponibles pour aller chercher leurs enfants devront supporter le coût supplémentaire lié à la prise en charge périscolaire. Le principe de gratuité de l’école publique prend ainsi un nouveau coup.

Quant aux agents de la Fonction publique territoriale intervenant dans le secteur scolaire et périscolaire dont le taux de précarité indécent n’a pas été solutionné par la dernière loi relative aux agents contractuels, leurs inquiétudes quant à leurs conditions de travail souvent déplorables s’avèrent fondées.

Pour d’autres, en revanche, cette réforme est une véritable opportunité.
En effet, la mise en œuvre d’une telle mesure sans qu’elle soit accompagnée des moyens permettant aux collectivités de l’appliquer ouvre un pan entier du service public au privé.

On peut aujourd’hui légitimement se questionner sur le devenir de notre système scolaire ainsi soumis aux lois du marché. Les inquiétudes qui émanent de part et d’autre sur la possible sponsorisation de nos écoles publiques par le CAC 40 s’avèrent être d’actualité. De très grands groupes, tel TOTAL, semblent s’intéresser de très près à certaines activités périscolaires, instaurées dans le cadre de la nouvelle semaine de quatre jours et demi. Ainsi, au mois de  juin, TOTAL, a signé un accord-cadre avec la ministre Valérie Fourneyron, au terme duquel l’entreprise s’engage à financer des projets en faveur des écoliers à hauteur de 16 millions d’euros.

C’est le principe même de neutralité et d’indépendance du service public qui est en danger !

La Fédération CGT des Services publics revendique :

  • Une réelle réflexion autour de la vie de l’enfant à l’école et hors l’école avec tous les acteurs concernés, y compris les parents, pour une réécriture totale du décret associant l’ensemble des acteurs concernés.
  • La garantie d’égalité d’accès à l’éducation nationale pour tous les enfants sur l’ensemble du territoire.
  • Une véritable reconnaissance et prise en compte de tous les intervenants de la communauté éducative, pour une clarification des champs d’intervention des personnels de l’Etat et de ceux de la Fonction publique territoriale.
  • Des embauches d’animateurs, d’ATSEM et d’AVS, à hauteur des besoins du terrain, pour garantir des conditions de travail décentes et, de fait, pour un épanouissement de l’enfant en parfaite sécurité morale et physique.
  • Des taux d’encadrement ramenés à 1 pour 8 enfants dans le primaire et à 1 pour 12 enfants dans le secondaire.
  • L’intégration d’office de ces personnels au minimum à l’échelle 3 et ce pour tous les CDI, qu’ils occupent leurs fonctions à temps incomplet ou à temps complet. En effet, ces derniers ne sont ni saisonniers, ni occasionnels, ni volontaires (CEE) puisqu’ils répondent à des besoins permanents et occupent des postes permanents.

Partout sur le territoire des inquiétudes et des initiatives voient le jour. Ensemble, enseignants, animateurs, ATSEM, AVS, parents d’élèves, avec leurs organisations syndicales et associations se mobilisent pour un accès à l’éducation qui doit rester gratuit, accessible à tous et au service de l’épanouissement humain.

Nous nous devons de lutter pour une école publique s’inscrivant dans le grand service public, issu du Conseil National de la Résistance, un des patrimoines essentiels de notre société.


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CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

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Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

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Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .