Rythmes scolaires... Responsables, mais pas coupables...

lundi 30 septembre 2013
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Le réforme, bâclée, des rythmes scolaires, commence, là où elle est appliquée, à montrer des « ratés » et surtout un début de fiasco.

Elle s’est mise en place dans 25% des communes. Il apparait déjà clairement qu’elle ne donne pas satisfaction, la plupart du temps, là où elle est appliquée, confirmant par là l’analyse que nous en avions faite il y a maintenant près d’un an.

Cet échec, c’est avant tout celui du Ministre de l’Education Nationale, mais aussi des organisations qui ont soutenu voire impulsé, cette réforme, ou qui n’ont pas voulu réellement la combattre..

Il n’est jamais trop tard pour reconnaître que l’on s’est trompé, et réfléchir aux raisons de cet échec pour rechercher ensemble, les pistes, d’une autre réforme. Une réforme qui n’oppose pas les intérêts des enfants et des personnels chargés de leur encadrement, enseignant-es, mais aussi personnels territoriaux touchés par elle.

Visiblement ce n’est pas le choix fait par Vincent Peillon qui botte en touche sur la mauvaise volonté de certains, des Maires qui se sont engouffrées dans une réforme non maîtrisée et accusent maintenant les enseignants d’être la cause de l’échec, ou de la FCPE nationale qui dénoncent ces derniers et a eu cette phrase magnifique dans sa conférence de rentrée : « les ensei­gnants sont là au ser­vice des enfants comme la cais­sière est là au ser­vice des clients » (source : vousnousils.fr)

Nous ne nous sentons nullement dévalorisés par la comparaison avec les caissières, qui sont les salariées parmi les plus exploitées (temps partiels imposés, salaires ne dépassant que rarement le SMIC, avec une amplitude de travail qui amènent souvent leurs enfants à être les premiers présents à l’école et les derniers partis), mais cette comparaison en dit long sur le mépris vis à vis des personnels enseignants quand il est écrit « au service des clients ».

Pour nous les enfants qui sont confiés à l’école ne sont pas des « clients » mais, avec leurs parents, les usagers d’un Service Public, celui de l’Education. Celui ci ne peut se construire et se renforcer en jouant sur le rejet des personnels qui le font vivre chaque jour, dans des conditions de plus en plus dégradées.
La « théorie du complot », chère à tous ceux qui échouent a encore de beaux jours devant elle...
« Voyons, ma réforme était si belle, si elle échoue c’est que des forces mauvaises (là ce sont les enseignants, »les forces mauvaises« à un autre moment on trouvera un autre bouc émissaire) agissent contre »...

Allez y, les enseignant-es qui en prennent plein la figure depuis plus de 10 ans ont les épaules larges, mais ne vous étonnez pas si la révolte qui gronde débouche sur une colère justifiée.

Un article de nos camarades de Nice


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED