Rythmes scolaires : l’UMP frappée d’amnésie !

mardi 8 octobre 2013
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A entendre les membres de l’UMP s’élever contre la réforme des rythmes scolaires, il y a quelque chose d’indécent. Qu’un jeu droite/gauche existe à l’approche des élections municipales, c’est habituel, mais les partisans de l’UMP ont rapidement oublié que si nous en sommes-là, aujourd’hui, c’est bien la conséquence de leur politique entre 2007 et 2012.

La CGT Éduc’action tient à rappeler quelques vérités afin d’éviter tout faux débat et toute tentative de récupération, notamment de ceux qui ont contribué à mettre à mal l’Éducation nationale.

En 2008, le ministre de l’époque, Xavier Darcos, impose une réforme des rythmes scolaires en réduisant, pour les élèves, la semaine scolaire de 26 à 24 heures. Ce sont ainsi 72 heures d’enseignement qui sont supprimées par an pour les élèves. L’objectif de cette réforme était de libérer du temps pour les enseignants afin d’instaurer une aide personnalisée en lieu et place de l’enseignement spécialisé. Entre 2008 et 2012, 5 000 postes d’enseignants spécialisés au sein des RASED seront supprimés. Le ministère UMP impose aussi de nouveaux programmes annuels -et non par cycle-, plus lourds, mais surtout il définit un socle commun de compétences considéré comme un SMIC éducatif.

Ainsi, sur l’ensemble de la scolarité d’un élève de petite section jusqu’au CM2, l’équivalent d’une année de scolarité a été amputée.

Durant ces cinq années, des évaluations nationales ont aussi été instaurées, non pas comme des outils de diagnostic pour aider les enseignants à remédier aux difficultés des enfants, mais comme des examens-sanctions pour valider des paliers du socle commun. Le ministre UMP a, dans le même temps, instauré des mesures mettant les enseignants en compétition entre eux, par la mise en place d’une prime aux évaluations favorisant une école du mérite qui est à l’opposé d’une école de la réussite pour tous.

Les conditions d’apprentissage des élèves et d’enseignement des professeurs se sont fortement dégradées durant les gouvernements Sarkozy.
Rappelons qu’en cinq ans de gouvernement UMP, ce sont 80 000 postes qui ont été supprimés dans l’Education nationale.

La CGT Éduc’action s’est opposée à la précédente réforme, mais elle s’oppose aussi à celle de Vincent Peillon. Invoquant de manière démagogique le bien de l’enfant, cette réforme masque, en réalité, une décentralisation de certaines missions allouées aujourd’hui à l’Éducation nationale via les collectivités locales, et accentue fortement les inégalités territoriales et sociales.
La CGT Éduc’action revendique une école émancipatrice, publique et laïque qui permette la réussite de tous les élèves.

Montreuil, le 8 octobre 2013


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED