Alcatel-Lucent supprime 15 000 postes et vendrait l’usine d’Eu

mardi 8 octobre 2013
par  François-Xavier Durand
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C’est un choc qui va toucher les salariés d’ Alcatel-Lucent, et particulièrement son usine de Eu. L’équipementier télécoms présente ce matin au comité d’entreprise européen du groupe un plan de suppression d’emplois de grande ampleur, de 15.000 emplois dans le monde. En parallèle, le groupe, qui emploie aujourd’hui 72.000 personnes dans le monde, annonce vouloir créer 5.000 autres emplois ailleurs, ce qui réduirait à 10.000 le nombre de suppressions nettes d’emplois. C’est, évidemment un effet d’annonce qui n’est pas sûr d’être suivi d’effet.

En France, 900 départs sont prévus, soit 10% des effectifs, et 900 autres seront touchés, soit par le biais de mutations en raison de fermetures de sites, soit par l’externalisation de certains postes comme dans les services informatiques. Ces salariés seraient repris par des prestataires

Le site parisien de Suffren devrait être relocalisé hors de Paris. La direction veut fermer Toulouse et Rennes, et vendre les usines de la Ville d’Eu et d’Ormes. Les filiales Entreprise et Câble sous-marin seraient, elles, épargnées par les suppressions d’emplois, mais elles seraient destinées à être cédées. Quant au site d’Orvault près de Nantes, dans la circonscription du 1er ministre, la presse lance un pavé dans la marre, histoire de diviser les salariés et jeter le trouble : la direction n’aurait pas encore tranché, les actionnaires n’étant sans doute pas suffisament gavés de subventions par le gouvernement ! Pourtant le CICE (Crédit d’Impôt Comptétivité Emploi) leur a permis de toucher des millions d’euros.. pour rien !

Les grandes lignes de ce plan étaient connues : recentrage de la R&D sur des activités du futur (IP, Wireless Transmission), dégager de la trésorerie avec des activités en cours (LTE & small cells) et maintien, si cela rapporte, et/ou abandon des activités (GSM, WCDMA,…). Les choix de la direction, pilotés par les actionnaires, sont motivés par la Direction par la recherche de nouvelles réductions de coûts. D’autant qu’en décembre 2012, l’équipementier télécoms français avaient emprunté aux banques Goldman Sachs et Crédit Suisse, 1,615 milliard d’euros, garantis notamment par ses quelque 29.000 brevets. Ces banques ne sont pas des entreprises philantropiques ! Les syndicats craignaient que la direction soit obligée de les céder si elle n’arrive pas à rembourser ce prêt. On y arrive !

La seule nouveauté du plan pourrait venir de l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013, signé par quelques organisations syndicales, dénoncé par la CGT, mais transformé en loi de « sécurisation de l’emploi », par l’Assemblée Nationale. Cette loi va changer les conditions légales des licenciements, en accélérant les procédures et en limitant les possibilités de recours, et autoriser des baisses de salaires et des augmentations de temps de travail dans les entreprises qui prétendront être en difficulté.

La CGT craint le pire, puisque le code du travail, qui protégeait quelque peu les salariés, a tout simplement été massacré au profit des avantages patronaux sous les fallacieux prétextes de compétitivité et de création d’emplois par la « flexibilité ». La Direction ne s’y est d’ailleurs pas trompée puisqu’elle a déjà organisé dés le 24 juillet une première réunion au niveau groupe pour donner sa lecture de la loi, et qu’elle a ensuite programmé 3 réunions en septembre et en octobre pour tenter d’obtenir un accord sur la façon de la mettre en œuvre.


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Brèves

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !