RESF dénonce l’arrestation et l’expulsion de Léonarda et de sa famille. Non à la traque des étrangers jusque dans les écoles !

jeudi 17 octobre 2013
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L’expulsion de Léonarda, âgée de 15 ans, scolarisée à Pontarlier et de sa famille est particulièrement choquante. Ses parents faisaient l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Voilà la raison invoquée par la préfecture du Doubs pour justifier l’arrestation de la jeune fille lors d’une sortie scolaire. Un article de RESF, publié par Médiapart affirme que Leonarda, collégienne de 3e a été contrainte par la police de quitter le car en pleine sortie scolaire, malgré les protestations de sa professeure d’histoire-géographie. Le bus a dû s’arrêter sur le parking du collège Lucie Aubrac(!).Toute la famille a finalement été expulsée par avion vers le Kosovo, en début d’après-midi le 9 octobre, pour rejoindre le père de famille, expulsé la veille. Et ceci alors qu’ils étaient à huit semaines de la durée de séjour exigée par la circulaire de régularisation de Novembre 2012, au titre des parents d’enfants scolarisés. On a pu entendre à la radio Léonarda, en pleurs supplier de revenir au collège.

Le 1er ministre dit qu’une enquête sera ouverte pour voir s’il y a eu des irrégularités. Faut-il leur rappeler que la loi interdit l’intrusion de la police sur les lieux scolaires sauf cas exceptionnel avec autorisation du Procureur ? Faut-il rappeler qu’un(e) mineur n’est pas expulsable ? L’argument invoqué dans ce cas est un rapprochement avec la famille « par humanité ». Quelle hypocrisie de la part des autorités qui ne font preuve d’aucune humanité, qui n’hésitent pas à stopper la scolarité de jeunes, mineurs qui plus est, pour les plonger dans la précarité, les mettre en danger de mort dans un pays qui n’est pas le leur, dont ils ne connaissent même pas la langue, comme Léonarda.

Grâce à l’action militante de RESF le cas de Léonarda et de sa famille a pu être dénoncé et connu de tous. Chaque jour dans le pays, des faits similaires se reproduisent. Nous vivons un grave retour en arrière. L’acharnement et les méthodes dont fait preuve l’actuel ministre Manuel Valls rappellent tristement celles de ses prédécesseurs depuis Sarkozy.

Nous exigeons l’abrogation du CESEDA de Sarkozy : la loi promise n’est toujours pas présentée au Parlement Nous demandons aux syndicats d’appeler les enseignants à prendre les jeunes scolarisés et leurs familles sous leur protection.

Nous affirmons haut et fort qu’on ne peut pas être de gauche et appliquer ou cautionner une politique qui remet en cause des droits fondamentaux comme le droit à l’éducation et celui de vivre en famille.

RESF Rouen, le 17 octobre 2013
06 68 63 20 05


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.