Solidarité avec la jeunesse contre les expulsions d’élèves !

vendredi 25 octobre 2013
popularité : 4%

  • télécharger le communiqué commun CGT Educ’action / CGT Enseignement privé

Le 17 octobre 2013, des milliers de lycéen-ne-s ont manifesté à Paris et dans plusieurs villes de France contre l’expulsion d’élèves sans -papier et de leurs familles.

Cette mobilisation lycéenne, née du refus de l’expulsion du lycéen parisien Khatchik, fait souffler un courant d’air bénéfique sur notre pays, marqué ces dernières semaines et ces derniers mois par une atmosphère pesante de xénophobie et de stigmatisation raciste, dont le ministre de l’intérieur lui-même, Manuel Valls, s’est rendu complice. La droite en profite pour renforcer son rapprochement avec l’extrême-droite en remettant en cause le droit du sol.

La CGT-Enseignement Privé et la CGT-Educ’action expriment leur vive émotion face à ces expulsions et condamnent le procédé qui s’apparente à un enlèvement d’une élève lors d’une sortie scolaire par les services du ministre Manuel VALLS. Elles prennent actes des annonces sur une « sanctuarisation » de l’école du président François HOLLANDE même si la circulaire est en deçà de celle de 2005, signée Sarkozy, qui interdisait les expulsions pendant l’année scolaire. Elle est surtout en deçà de l’exigence principale : la régularisation des élèves sans papiers et de leurs familles. D’où la proposition absurde du retour seule en France d’une collégienne.

Faut-il encore, en 2013, rappeler que l’éducation est un droit pour tous nos enfants sur le territoire français et un devoir pour l’État, inscrit dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant ? Notre gouvernement l’a-t-il oublié ?

Les lycéens, par leurs manifestations, réaffirment ce droit fondamental et les valeurs que nous devons tous partager. C’est pourquoi la CGT-Educ’action et la CGT Enseignement privé tiennent à exprimer leur solidarité profonde avec cette réaction salutaire de la jeunesse scolarisée, dans laquelle se combinent le rejet du racisme et de la xénophobie, et la défense des droits fondamentaux comme le droit à l’éducation et celui de vivre en famille.

Parce que nous défendons le droit aux études pour toutes et tous, nous nous solidarisons entièrement des objectifs du mouvement des lycéen-ne-s : nous exigeons avec lui le retour sans délai des élèves expulsés et la régularisation de leurs familles.

La CGT-Enseignement Privé et la CGT-Educ’action engagent l’ensemble de ses adhérent-e-s et militant-e-s à se solidariser des actions des lycéen-ne-s, dès aujourd’hui et dans la suite qu’elles connaîtront éventuellement à la rentrée des congés, par tous les moyens concrets à leur portée : motions, pétitions, délégations, adresses communes à la presse ou aux autorités ... Un préavis de grève couvre les personnels.

Tous les jeunes installés en France doivent pouvoir y poursuivre leurs études et de les terminer sans être exposés au risque permanent de l’expulsion et à une humiliante clandestinité. Le gouvernement ne s’en tirera pas en invoquant le « respect de la législation », comme s’il ignorait que c’est l’héritage de Sarkozy et Guéant qu’il applique avec une fermeté revendiquée : lorsque la loi et les valeurs s’opposent, c’est la loi qu’on doit modifier. La loi doit changer et régulariser !

Montreuil, le 24 octobre 2013


Documents joints

PDF - 163.1 ko
PDF - 163.1 ko

Agenda

<<

2018

 

<<

Juin

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
28293031123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829301
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017