Budget 2014 consacré aux activités physiques et sportives (APS) - Non, une fois encore, ce n’est pas acceptable !

dimanche 17 novembre 2013
popularité : 3%

La CGT regrette une fois encore que le budget du ministère des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative ne corresponde en rien aux objectifs affichés au niveau des cinq thématiques proposées. Il s’agit particulièrement de la réduction des inégalités d’accès aux APS, de la promotion du sport comme facteur de santé publique et le développement de l’emploi dans le champ du sport.

Au constat général, ce budget, annoncé en augmentation ne représente que 0,14% du budget général. Mais en fait, il augmente en trompe-l’œil (+21%), grâce à un crédit exceptionnel de 100 millions d’euros (chapitre 411) affecté aux « projets innovants en faveur de la jeunesse » pour « favoriser des politiques de jeunesse intégrées à l’échelle d’un territoire ». A périmètre constant, en ne comptabilisant que les budgets sports, jeunesse et vie associative, il y a une baisse de -2% entre 2013 et 2014, répartie entre -3,5% pour le programme « sport » (chapitre 219) et -1% pour le programme « jeunesse et vie associative » (chapitre 163).

Ce que la CGT condamne, c’est la baisse de -50% du programme « promotion du sport pour le plus grand nombre », alors que celui de la « promotion du sport de haut niveau » augmente de +2,5%. C’est d’ailleurs le seul en augmentation, avec les +1% accordés aux « actions particulières en direction de la jeunesse », dont le contenu reste à définir. Mais peut-être est-ce pour calmer les velléités du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) ?

La CGT, pour l’avoir dénoncé, constate que le partenariat Public/Privé engagé sur l’Institut National du Sport et de l’Education Physique (INSEP) va continuer à plomber les comptes sur 30 ans, à raison de 8 avenants signés et 2 autres en cours de validation, le loyer en constante augmentation, étant de 12,4 millions en 2012 et prévu à hauteur de 13 millions en 2013 multipliant le coût total par dix.

Concernant les Centres Régionaux de l’Expertise et de la Performance Sportive (CREPS), il y a une légère augmentation liée à la loi de résorption compensée par une baisse des effectifs de -13 Equivalents Temps Plein (ETP), sans parler des suppressions d’emplois en cours à l’Ecole Nationale de Voile (ENV), contredisant l’effet d’annonce sur l’emploi. Quant aux dispositifs de soutien à la formation professionnelle, ils subissent une baisse liée au transfert de compétences vers les régions et les branches professionnelles.

Dans cette avalanche de mauvaises nouvelles, la CGT apprécie positivement les crédits prévus pour la titularisation des contractuels.

La CGT, sans surprise quant au constat, considère qu’un tel budget ne peut pas satisfaire aux exigences de la mise en œuvre d’une vraie politique du sport pour toutes et tous et que le gouvernement poursuit les politiques de recul social engagées précédemment.

C’est pourquoi la CGT revendique, une fois de plus, un budget à hauteur de 1% minimum du budget général, pour une formation de qualité au sein du réseau des CREPS, pour des moyens à hauteur des enjeux pour l’Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD), pour un développement de l’emploi de qualité et une véritable politique, en terme de gouvernance du sport, non assujettie à des choix dictés par l’unique loi économique, mais pour répondre à des objectifs sociaux et sociétaux.

Montreuil, le 15 novembre 2013


Agenda

<<

2019

 

<<

Septembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2627282930311
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30123456
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.