Appel du Conseil National de la CGT Educ’action

vendredi 22 novembre 2013
popularité : 4%

Cette fin d’année 2013 reste marquée par une politique d’austérité dont les agents de la fonction publique font les frais autant que les salariés du privé. Réforme des retraites, travail du dimanche, précarité croissante, licenciements et suppressions de poste, blocage des salaires, conventions collectives et contrats de travail bafoués ou vidés de leur contenu... les motifs de colère sont nombreux.
Dans l’Éducation, ces attaques contre les salariés se conjuguent avec des réformes libérales. La mise en place de la réforme des rythmes scolaires se fait à marche forcée. L’enseignement professionnel public sous statut scolaire est menacé par la régionalisation et sa disparition semble programmée. Les budgets restent largement inférieurs aux besoins, et les enfants sont les premières victimes de cette politique d’austérité.
Alors que chacun d’entre nous se bat pour proposer aux élèves le meilleur de son enseignement, alors que chacun d’entre nous subit un accroissement de sa charge de travail (des réunions sur le temps de pause, des tâches administratives de plus en plus lourdes …), la précarité grandit, les salaires restent gelés et les conditions d’apprentissage des élèves se détériorent.
Dans ce contexte délétère, les idées réactionnaires continuent de gagner du terrain.
Face à ces dégradations, des luttes sont engagées par les personnels, les parents et les élèves.
Concernant la lutte contre la réforme des rythmes scolaires, la CGT Educ’action exige que le gouvernement entende les personnels enseignants, territoriaux et éducateurs massivement en grève le jeudi 14 novembre 2013. La CGT Educ’action appelle à la poursuite rapide de la mobilisation, par la grève et dans l’unité. La CGT Educ’action rappelle qu’elle n’est favorable ni à la réforme Peillon des rythmes scolaires ni à la situation imposée précédemment par Darcos. Elle est pour l’abrogation du décret Peillon. Elle exige une concertation réelle pour une autre réforme qui, par exemple, garantisse une réelle gratuité de l’école et une déconnexion du temps des élèves (26h) de celui des enseignants (18h).
Le ministère de l’Education nationale veut réformer l’Education prioritaire. Les débats engagés dans les académies n’en sont pas. Il est urgent de donner à l’Education prioritaire les moyens d’assurer à tous l’égal accès à l’éducation et cela ne peut se faire en redéployant des moyens constants, car cela se caractérisera par la sortie de nombreux établissements de l’éducation prioritaire.
L’enseignement professionnel est en danger : décentralisation, régionalisation au profit des besoins immédiats des entreprises locales, apprentissage favorisé, bac pro 3 ans maintenu, campus des métiers… Aujourd’hui, malgré l’opposition unanime, le ministère ne fait que réaménager le Contrôle en Cours de Formation (CCF) et s’oriente vers le contrôle continu qui ne donne en rien un caractère national aux diplômes. La CGT Educ’action se prononce pour une mobilisation unitaire, par la grève, dès janvier 2014, pour un enseignement professionnel public de qualité.
La CGT Educ’action appelle à participer aux mobilisations pour la régularisation des élèves sans-papiers et de leurs familles qui auront notamment lieu le samedi 16 novembre 2013. Cette mobilisation en appelle d’autres et nous y prendrons toute notre part.
Enfin, la CGT Educ’action reste opposée à la réforme des retraites et se prononce pour une grève interprofessionnelle le 26 novembre 2013, jour du vote de la loi. La réforme que veut imposer le gouvernement est une nouvelle dégradation inacceptable. Seule une mobilisation interprofessionnelle, avec des revendications claires (retour aux 37,5 ans de cotisation…) permet de garantir un départ en retraite à 60 ans à taux plein.
Mobilisons-nous pour mettre fin à la politique gouvernementale de régression sociale. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour obtenir des conditions de travail et d’apprentissage dignes de notre mission, la réussite scolaire, sociale et professionnelle de la jeunesse. Mobilisons-nous !


Agenda

<<

2018

 

<<

Novembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2930311234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293012
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !