Assises de l’éducation prioritaire – Ce sera sans nous !

dimanche 24 novembre 2013
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La CGT Educ’action, comme les autres syndicats représentés au Comité Technique Académique, est invitée par Rectorat à participer mercredi 27 novembre, aux assises inter-académiques (Rouen, Amiens et Paris) de l’éducation prioritaire .Ce sera sans nous !
En effet, il est hors de question pour nous de cautionner sous quelque forme que ce soit une « consultation » bidon et tronquée où tout est déjà ficelé d’avance comme cela avait été d’ailleurs le cas lors des ateliers de la refondation de l’école.
S’il est annoncé que ces assises ont pour objet de « recueillir suggestions et réflexions », il est cependant précisé que l’objectif poursuivi « est de faire partager le diagnostic établi dans le cadre de la modernisation publique (MAP) » qui est la nouvelle appellation de la sinistre RGPP sarkozyste. Autrement l’objectif est clairement de conduire une politique d’éducation prioritaire sous le sceau de l’austérité budgétaire. 
Quelques pistes semblent déjà tracées pour accomplir cette besogne.

Moins de moyens pour l’éducation prioritaire

Il ressort clairement que la réforme se fera à moyen constant et que la carte de l’éducation prioritaire devra être « resserrée ». Le rapport qui a préparé les assises souligne d’ailleurs que la politique de l’éducation prioritaire devra se focaliser avant tout sur la maternelle et le primaire, et dans une moindre mesure sur les collèges (au prétexte que tout se joue en maternelle et en primaire). Les lycées ne sont jamais abordés dans le rapport « car ils ne dépendent pas du socle ».
Les établissements qui ont moins de 40% d’élèves de « catégories défavorisées » et moins de 30% de boursiers risquent de sortir du dispositif. De plus, une progressivité des moyens alloués en fonction de l’écart avec ces chiffres semble possible.

Plus de tri social

Au niveau pédagogique, il s’agit de se recentrer autour des « fondamentaux » (oral, maîtrise de la lecture et de l’écrit : ce qui explique l’idée de focaliser les moyens sur l’école), avec un enseignement « centré sur les apprentissages scolaires » ainsi que sur le « socle » et les « compétences fondamentales ». C’est la logique du « socle commun » qui accentue la logique de tri social déjà bien présente. 

Des statuts remis en cause

Les conditions de travail des personnels sont également sur la sellette. Le rapport propose dans les faits la destruction des garanties des décrets de 1950 avec le développement du temps de concertation et de son intégration dans les services. Le rapport propose une « souplesse d’utilisation des horaires et des heures supplémentaires par les équipes enseignantes » qui « doit permettre tant sur l’année que sur la semaine de disposer de marges de manœuvre en fonction des besoins des élèves et afin de construire des temps utiles de concertation ». Bref, le remplacement à l’interne (comme de Robien) et l’annualisation des horaires.
Dans la même logique, il défend l’idée de postes à profil « avec des tâches spécifiques », ce qui ressemble fortement à l’actuel dispositif ECLAIR.

Une mise en concurrence des établissements

Le rapport insiste ainsi sur la nécessité de renforcer les liens avec les autres institutions (municipalités et départements, police), associations (périscolaire, aide aux devoirs, parents d’élèves…) via des partenariats. Le cadrage national doit en fait consister à aider à l’autonomie des équipes, avec la mise en place d’une « contractualisation spécifique qui porte sur les objectifs et les moyens » et associer les collectivités locales.
En clair, la fin des références nationales et de l’égal accès à l’éducation.

Il ne faut pas se leurrer. La pseudo « concertation » de ces assises, dont le cadre est fixé par le rapport, ne sert qu’à légitimer la politique de coupes budgétaires poursuivie par le gouvernement.

Il s’agit d’une réflexion à budget constant. Un grand nombre d’établissements et d’écoles risquent de sortir du dispositif, les lycées sont rayés de l’éducation prioritaire, l’importance des effectifs par classe est volontairement minorée.
Sur le pilotage, c’est pire, on a l’impression d’une volonté de faire de l’éducation prioritaire le laboratoire de la politique de libéralisation et de déréglementation que nous dénonçons : contractualisation, autonomie, chefs d’établissements choisissant les équipes avec les postes à profil, horaires flexibilisés et annualisés, casse des statuts.
En fait , ce ne sont pas des assises pour relancer l’éducation prioritaire mais pour l’enterrer.

Dans ces conditions, pas question pour la CGT Educ’action de donner par sa présence du crédit à cette farce qui prépare des lendemains douloureux pour l’éducation prioritaire.


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Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

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Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.