Multiplication des plans de licenciements

mercredi 27 novembre 2013
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Les Echos, 22 novembre 2013 :

Entre janvier et septembre, le nombre de plans sociaux est reparti à la hausse, avec 736 plans recensés , soit 16% de plus que sur la même période en 2012.

De Gad à La Redoute, en passant par FagorBrandt, Alcatel-Lucent et désormais Mory Ducros , où des milliers d’emplois sont dans la balance, voici les principales entreprises concernées par la vague de plans sociaux (ou des menaces sur l’emploi) qui déferle sur l’Hexagone depuis le début de 2013.

Entre janvier et septembre, le nombre de plans sociaux est reparti à la hausse, avec736 plans recensés, soit 16% de plus que sur la même période en 2012. Voici les principaux :

MORY DUCROS

Le transporteur routier qui compte 5.000 salariés a annoncé vendredi son dépôt de bilan. Les syndicats redoutent des pertes d’emploi "considérables", de l’ordre de 2.000 à 3.000, selon la CFDT.

PSA PEUGEOT CITROEN

Chez PSA, il a fallu plus de neuf mois pour boucler la négociation sur le plan social annoncé le 12 juillet 2012. Il prévoit 11.200 suppressions d’emplois et la fermeture de l’usine d’Aulnay (Seine-Saint-Denis). A Aulnay, quelque 1.400 personnes, soit la moitié des employés, ont été reclassées ou ont trouvé un nouvel emploi, 850 salariés ont identifié un projet de reclassement » et 550 ne se sont pas encore déterminés, indiquait un porte-parole du constructeur en octobre.

KEM ONE (ex-Arkema)

Le groupe de chimie, en partie en redressement judiciaire depuis mars, cherche un repreneur. Le tribunal de commerce de Lyon doit décider le 12 décembre du sort des 1.300 emplois menacés en désignant ou non un repreneur.

FAGORBRANDT

La filiale française du groupe électroménager espagnol Fagor (1.800 salariés) a été placée le 7 novembre en redressement judiciaire avec une période d’observation de six mois.

ARC INTERNATIONAL

Avec Kem One, FagorBrandt et Mory Ducros, l’entreprise d’arts de la table (5.800 salariés) a été citée par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, comme l’une de celles en difficulté concernée par son "plan de résistance économique" doté de 380 millions d’euros.

ALCATEL-LUCENT

L’équipementier télécoms a annoncé le 8 octobre la suppression d’environ 900 postes en France (sur plus de 8.000 salariés). Le plan prévoit la fermeture ou la cession de cinq sites sur 13.

AIR FRANCE

2.800 nouvelles suppressions de postes dans le cadre du plan Transform 2015 ont été détaillées en octobre. Elles viennent s’ajouter aux 5.000 suppressions déjà décidées en janvier 2012 pour redresser le franco-néerlandais Air France-KLM à l’horizon 2015

GOODYEAR

Goodyear France a annoncé fin janvier un projet de fermeture de son usine de pneus d’Amiens-Nord qui emploie 1.173 personnes.

GAD SAS

Un plan de continuation pour la société bretonne d’abattage et de découpe de porcs (1.700 salariés) a été validé en octobre, évitant la liquidation. Il prévoit la suppression de 889 emplois et la fermeture d’un des deux abattoirs.

MICHELIN

En juin, le géant des pneumatiques a annoncé l’arrêt de la production des pneus poids lourds à l’usine de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire). Un accord, qui doit être signé le 27 novembre, prévoit 706 suppressions de postes.

IBM

Le groupe informatique (9.700 salariés), a annoncé la suppression de 689 postes, mais devrait éviter les licenciements avec plus de 900 volontaires au départ.

SNCM

La compagnie maritime prévoit la suppression de plus de 500 postes – sans licenciement – sur 2.600 salariés.

MARINE HARVEST

Le numéro un mondial du saumon a annoncé en juin la suppression de 400 postes en Bretagne .

LA REDOUTE

Kering (ex-PPR), actionnaire du vépéciste, a annoncé le 29 octobre aux syndicats la perte potentielle d’au moins 700 emplois, lors d’une cession prochaine.

TILLY-SABCO

Le volailler breton en difficulté a annoncé fin octobre qu’à partir de janvier, il cesseraitson activité de poulet export qui occupe la quasi-totalité de ses employés (300 sur 340).

NATIXIS

La banque d’investissements a annoncé mi-octobre la suppression d’environ 700 postes en France d’ici à 2015 (sur 6.000 salariés maison-mère). Un premier plan portant sur 537 postes doit être présenté début décembre.

DARTY

Le groupe d’électroménager va supprimer quelque 450 postes en France (sur 11.500), dont 375 en Ile-de-France via des reclassements ou des départs volontaires (les magasins n’étant pas touchés).

CANON

Le groupe d’électronique (2.600 salariés), a présenté en juillet un plan qui prévoit la suppression de 453 postes dont environ 250 nets.

MEDIAS

Une série d’annonces récentes concerne les rédactions françaises : de France Télévisions qui a annoncé la suppression de 361 postes d’ici à 2015 via le volontariat, au groupe Lagardère qui veut céder dix magazines et réduire ses effectifs dans d’autres titres (350 départs prévus au total).

VIRGIN

Le distributeur de produits culturels a déposé le bilan en janvier. Faute de repreneurs, l’enseigne, employant un millier de salariés, a été liquidée en juin.


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Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

Télécharger et diffuser :

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.