Enseignement Professionnel : la mobilisation contre le tout CCF se poursuit !

Communiqué intersyndical
mercredi 27 novembre 2013
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Au début du mois de novembre, l’intersyndicale de l’enseignement professionnel (CGT Éduc’action, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU, SNETAA-FO, SUD Éducation, SNALC-FGAC, FAEN) s’est adressée au ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, sur la question du mode de certification des diplômes de la voie professionnelle, CAP, BEP et Baccalauréat professionnel. Ceux-ci sont, aujourd’hui, principalement délivrés par un contrôle en cours de formation (CCF) dont la généralisation a provoqué une grande désorganisation de la scolarité des élèves, une aggravation des conditions de travail des personnels et présente une menace sur la valeur nationale des diplômes.

Deux réunions, les 15 et 22 novembre, viennent de se tenir au ministère sur l’organisation des Périodes de Formation en Milieu Professionnel (PFMP) et sur les CCF.

Sur le premier point, les propositions du ministère iraient dans le sens d’une réduction de 4 à 6 semaines des périodes en entreprise (22 semaines actuellement). La décision sera prise après une troisième réunion où seront également présents certains représentants patronaux de branches professionnelles. Cela reste à confirmer après arbitrage du ministre.

Pour les CCF, aucune piste n’a été clairement dégagée après ces deux premières réunions. Les premières propositions, qu’avaient pu émettre la DGESCO ou le cabinet du ministre, ne satisfont absolument pas les organisations syndicales.
Elles ne répondent ni aux préoccupations d’égalité de traitement des candidats lors de l’examen certificatif, ni au caractère national des certifications et certaines de ces dispositions risquent de peser encore davantage sur les conditions de travail des personnels.

L’intersyndicale de l’Enseignement Professionnel a donc décidé de se réunir à nouveau,
le lundi 2 décembre, pour envisager la suite de l’action qu’elle a engagée
de façon à peser sur les discussions en cours.

à l’évidence, l’intervention des personnels de la voie professionnelle sera nécessaire. L’ évolution du mode de certification des CAP, BEP et BAC PRO, doit se faire par l’abandon impératif du « tout CCF », pour la réaffirmation du caractère national des diplômes

L’enjeu est celui du maintien d’une véritable reconnaissance des niveaux V et IV de qualification professionnelle obtenus par les jeunes au sein de l’enseignement professionnel public sous statut scolaire.

L’intersyndicale nationale Enseignement Professionnel (CGT Educ’action, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNETAA-FO, SUD Education, SNALC-FGAF)

Montreuil, le 27 novembre 2013


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Au sujet des dépenses scolaires…

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Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

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Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

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Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED