Rythmes scolaires : Une réforme qui en annonce d’autres et qu’il faut combattre

dimanche 1er décembre 2013
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Manifestations

  • Rouen 10h30 - Cours Clemenceau
  • Evreux 14h - Préfecture
  • Le Havre 10h30 - Franklin (AG 9h)
  • Dieppe 10h30 Sous-préfecture

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Le jeudi 5 décembre les organisations CGT, FO et SUD-Solidaires de l’éducation et de la Fonction Publique Territoriale, ainsi que le SNUipp-FSU, appellent les personnels du premier degré et les agents territoriaux à une nouvelle journée de grève pour la suspension du décret Peillon sur les « rythmes scolaires ». La CGT Educ’action se prononce pour l’abrogation du décret.
Cette réforme imposée contre l’avis des personnels, des agents territoriaux et des parents s’applique dans de nombreuses communes depuis la rentrée de septembre. Cette application a révélé au grand jour ce que les organisations syndicales dénoncent depuis des mois : elle n’améliore en rien les conditions d’apprentissage des enfants, désorganise les journées et les activités, complique la vie des familles, alourdit la charge de travail des personnels, elle est inégalitaire d’une commune à l’autre et transfère des compétences d’éducation à des communes et à des personnels qui n’ont pas les moyens de les assurer.

Cette réforme nous concerne tous. D’abord pour beaucoup d’entre nous en tant que parents, mais aussi en tant qu’enseignants et personnels de l’éducation dans les collèges et les lycées. Elle n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans la continuité des « réformes » déjà réalisées au collège et au lycée. Elle s’articule avec les projets à venir du gouvernement : il a déjà annoncé une « réforme des rythmes » dans le second degré sur le modèle de celle du premier degré.

Dans tout l’enseignement, pour répondre aux exigences de réduction des coûts et de suppressions de postes, pour correspondre aux demandes de plus en plus insistantes dupatronat d’adapter l’Éducation nationale aux besoins des entreprises, ce gouvernement, comme les précédents, s’attaque à tout ce qui coûte cher en postes, en temps de formation, en équipement. Il veut trier plus vite les élèves, réduire les heures d’enseignement, déléguer aux communes, au privé ou même directement aux entreprises des pans entiers de la formation : c’est le sens des projets de « rénovation du collège » avec approfondissement de la logique du « socle commun », des modifications en LP (avec le projet de plus de contrôle continu pour les CAP et BEP, le « tout CCF » en Bac Pro et l’augmentation de la part de l’apprentissage), ou de la diminution du nombre d’établissements en éducation prioritaire…

Il vient d’ouvrir un « chantier de discussion sur les métiers de l’éducation » dans lequel à l’évidence il compte faire avancer une profonde remise en cause du statut des enseignants et des établissements : décentralisation, autonomie toujours accrue des établissements et de leurs chefs, salaires au mérite, annualisation, bivalence… Voilà quels sont les « chantiers » du gouvernement, ceux que lui réclament la Cour des comptes et le MEDEF.

Il faut mettre un coup d’arrêt à ces réformes qui s’enchaînent et démantèlent l’Education Nationale. La mobilisation sur les rythmes scolaires est un premier pas dans ce sens.

Le 5 décembre nous devons soutenir les collègues du premier degré et les agents territoriaux qui seront en grève. !

La CGT Educ’action a déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble des personnels du 1er et du 2nd degré pour le 5 décembre.


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars 2017

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars 2017

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.