CDEN sur les rythmes scolaires : Nous refusons de siéger pour valider ce que nous combattons

jeudi 26 décembre 2013
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  • Déclaration commune CGT - SUD lors du CDEN de la Seine-Maritime, le 18 décembre

Monsieur le Préfet,

Ce CDEN doit donner son avis sur la mise en place des rythmes scolaires dans les écoles de notre département pour la rentrée 2014.

Ceci signifie que le ministère reste sourd aux manifestations de nos collègues du 14 novembre et 5 décembre derniers.

Pour SUD EDUC et la CGT la mise en place de ces nouveaux rythmes est indissociable d’une réflexion de fond sur les conditions d’accueil et d’enseignement pour les élèves et des conditions de travail de l’ensemble des personnels.

La nécessité de changer l’école, de revoir les rythmes et les contenus de celle-ci est évidente mais cette réforme n’est pas la bonne parce qu’elle ne prend pas ou trop peu en compte la réalité de l’enfant :

la journée reste aussi longue et même parfois elle est allongée
-le déroulement sur l’année reste identique
-aucune différenciation sur le temps passé à l’école n’est faite de la maternelle au lycée
les programmes ne sont toujours pas adaptés
les effectifs par classe restent les mêmes voire augmentent
la prise en compte de la difficulté scolaire n’est toujours pas au rendez-vous : aucune reconstitution des RASED et même nous allons assister à la continuité de son démantèlement.
Selon les communes et leurs budgets, les activités varient allant du simple goûter au cours de tir à l’arc, au tennis etc…

Pour nos collègues, cette réforme continue de dégrader leurs conditions de travail.

  • ils doivent se déplacer une demi-journée supplémentaire sans compensation salariale pour les frais de route et \ ou de garde de leurs enfants.ET ce alors même que des études du ministère rappellent qu’ils travaillent en moyenne plus de 44 heures par semaine.
  • la salle de classe étant à la fois leur lieu de travail mais aussi un bâtiment appartenant aux mairies , ils pourront se voir contraints de la laisser pour des activités péri éducatives et ainsi où devront-ils aller pour faire leurs travaux de correction et\ ou de préparation ?. Dans les instances, on parle de la mise en place de charte entre la mairie et les enseignants afin de réfléchir ensemble sur le partage de ces locaux. Mais nous ne sommes pas dupes, ce seront les mairies qui, en cas de désaccord, auront le dernier mot.

-certains apprentissages (les arts, l’EPS, etc…) risquent à terme d’être externalisés sur ce temps périscolaire alors que les collègues souhaitent continuer de les enseigner parce qu’ils sont indissociables des autres apprentissages notamment parce qu’ils permettent de prendre en compte les élèves dans leur globalité, de mieux les connaître et donc de les aider à progresser.

ET enfin et surtout, avec les projets éducatifs territoriaux, les enseignants seront sous la coupe des collectivités qui pourront décider de leur emploi du temps et par là auront un pouvoir d’ingérence sur leur pédagogie.

Les syndicats, Sud EDUCATION et la CGT EDUCACTION souhaitent, eux aussi, qu’une réflexion sur l’école ait lieu, nous ne sommes absolument pas opposés à des changements au contraire mais nous sommes opposés à cette réforme parce qu’elle ne répond pas aux besoins et parce qu’elle va accentuer les inégalités territoriales.Vouloir réformer les rythmes scolaires, ce n’est pas uniquement modifier les horaires , cela nécessite une réflexion plus large sur ce qui se passe avant, pendant et après le temps de classe. Ceci nécessite du temps et des moyens financiers. Mais le seul objectif de notre ministère était de communiquer, de laisser croire qu’il faisait quelque chose pour l’école.

Pour lutter contre les inégalités, l’enseignement doit rester polyvalent et relever de l’éducation nationale, assurant la gratuité et la laïcité.. Les enfants doivent être encadrés par des professionnels formés et titulaires.Les effectifs par classe doivent être diminués afin de permettre à nos collègues de donner du temps à chaque enfant.Il faut également des moyens pour généraliser le dispositif « plus de maîtres que de classes » .Les RASED doivent retrouver leur place au sein d’une école qui se donne pour mission de lutter efficacement contre les inégalités sociales.

Les programmes doivent être repensés, le socle commun de compétences supprimé.

Le temps de classe doit être différent selon les âges.Le temps d’enseignement sur l’année doit être revu. La formation initiale et continue des enseignants doit aussi faire l’objet d’une nouvelle réflexion .Autant de pistes sur lesquelles nos organisations syndicales sont prêtes à débattre avec le ministère.

Dans l’immédiat et parce que ce ministère ne veut pas entendre les désaccords exprimés par une grande partie de nos collègues lors des journées de mobilisation qui ont eu lieu partout en France au cours de ce premier trimestre ; et parce qu’ils nous sembleraient incohérents à nous, organisations syndicales, d’appeler à des journées de grève puis de siéger bien sagement dans les instances qui valident ce que nous combattons et continuerons dès janvier prochain à combattre , nous décidons de boycotter ce CDEN .


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

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C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
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« Que les conservateurs tombent les masques ! »

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Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED