Education nationale : Le plus opportuniste des employeurs

mardi 7 janvier 2014
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Employée 6 années comme précaire dans des écoles... « Non renouvelée » sans préavis !

Quand une grande entreprise française licencie 2000 salariés d’un coup, ça fait quand même du bruit dans les médias. C’est pourtant ce qu’a fait l’Éducation nationale fin juin dans l’indifférence complète des médias nationaux qui relayaient au contraire les propos du ministre Peillon pour qui, soi-disant, la présence de plus d’enseignants et d’adultes encadrants était une priorité.

Courant juin, les 2000 assistants d’éducation qui travaillaient dans des écoles élémentaires et qui avaient signé un contrat de droit public d’un an renouvelable 5 fois, ont dû constater la suppression de leur poste pour la rentrée 2013. Leurs missions (appui à l’équipe éducative pour la mise en place du projet d’école, accès aux nouvelles technologies, animation d’activités culturelles, artistiques, sportives...) seraient désormais remplies par des futurs signataires de contrats CUI d’un an renouvelable 1 fois à raison de 20 h/semaine. Et les mêmes personnes restées sur le carreau ne peuvent pas y prétendre car elles doivent remplir les conditions de Pôle Emploi pour les CUI dont 12 mois de chômage.

Ça fait juste 30 ans que ça dure ! Depuis les premiers emplois jeunes, l’Éducation nationale se sert de ces emplois aidés qui sont censés « faciliter la réinsertion à l’emploi ».

Le problème c’est que ça fait longtemps que ces personnes n’ont plus besoin d’être réinsérées ! Depuis le temps, ces postes sont occupés par des gens de plus en plus diplômés, plus forcément jeunes, de plus en plus formés, avec une expérience plus ou moins longue dans les établissements scolaires.
Le dispositif mis en place en attendant le vrai emploi est devenu un vrai emploi, complètement indispensable dans les écoles de ZEP, sous-payé et précaire mais tout le monde fait comme s’il ne savait pas, à commencer par l’institution. Comme s’il s’agissait encore d’aider ces gens à « se réinsérer dans la société », à « leur faciliter l’accès à l’emploi », « les faire se lever le matin », « leur mettre le pied à l’étrier » ! Alors que certaines personnes ont cumulé jusqu’à 10 ans d’expérience dans l’Education nationale à force de contrats renouvelés jusqu’au possible d’EVS, AVS, AED...

Mais la cerise sur le gâteau de l’indifférence a été constatée cet été : plusieurs collèges employeurs n’ont pas fait leur travail et n’ont même pas dépensé un timbre pour prévenir, par écrit (comme la loi le prévoit), les assistants d’éducation de leur non renouvellement de contrat. Ces derniers ont pris connaissance de leurs déboires par les syndicats courant juin !

Mal payés, peu respectés, précaires, et même pas informés quand on ne veut plus d’eux...

Il est plus que temps que ces emplois puisqu’indispensables, soient enfin reconnus, et donc pérennisés avec un véritable statut.


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED