Les principales propositions de Peillon pour l’éducation prioritaire

mercredi 22 janvier 2014
popularité : 5%

  • une analyse de l’Union nationale CGT Educ’action

Les principales lignes de force
Les annonces effectuées par le ministre à la mi-janvier : 14 mesures réparties selon trois axes détaillés sur le site du ministère 1, se placent dans un moyen terme car les mesures annoncées ne seront opérantes, en partie, qu’à la rentrée 2014, puis élargies en 2015 (cf. tableau comparatif ci-dessous). Seuls les établissements les plus difficiles seront concernés dans un premier temps, l’extension aux autres se faisant par la suite.
Un nouveau codage binaire apparaît :

  • REP + qui correspond aux établissements les plus difficiles (350 établissements, principalement les établissements ECLAIR),
  • REP (environ 650) pour les autres. Pour le moment, la carte de l’éducation prioritaire ne serait pas réellement modifiée. Il reste à voir ce qu’il adviendra des REP dans le futur, celles-ci étant présentées comme moins éloignées en termes de résultats scolaires des autres établissements. Rappelons que pour la CGT Éduc’action ce sont les difficultés sociales qui sont à prendre en compte en priorité. L’objectif est de réduire à moins de 10 % les écarts de réussite entre les élèves relevant de l’Éducation prioritaire et les autres. Si cet objectif est réalisable dans un certain nombre de collèges relevant de ce qu’on appelait les RRS (en gros ce qui deviendrait les collèges REP), cela sera plus compliqué pour les établissements relevant aujourd’hui d’ECLAIR (REP +), ce qui nécessite une politique ambitieuse en termes de moyens. Pour cela, 350 millions d’euros supplémentaires sont annoncés pour l’Éducation prioritaire. Des questions restent en suspens : sur quelle période ? Où seront-ils pris dans le budget ? S’agit-il de redéploiement (un certain nombre de dispositifs existent déjà en ECLAIR) ? à aucun moment il n’est fait allusion aux lycées en ZEP, ce qui est plus qu’inquiétant. Enfin, les annonces réaffirment la prépondérance du socle, ce qui rend plus compliqué la mise en place de réelles alternatives pédagogiques pourtant réaffirmées. Par ailleurs, il n’est plus fait mention d’ECLAIR, mais rien ne dit que ce que contient ce dispositif soit supprimé. Pour l’instant il y a maintien des IFICT (indemnité pour fonctions d’intérêt collectif), du recrutement à profil et du préfet des études : la CGT Educ’action continue de demander leur suppression ! Un certain nombre de mesures prévues vont dans le bon sens. Nous regrettons cependant que l’essentiel des mesures annoncées ne soient prévues que pour les établissements identifiés comme REP +. Les autres devant essentiellement se contenter d’une petite augmentation de l’indemnité, uniquement en 2015. Quant aux élèves, aucune amélioration des conditions de travail et d’études. L’absence de référence à la question des effectifs par classe dans l’éducation prioritaire est très inquiétante. Les seuils actuels pourront-ils enfin baisser ? Sont-ils au moins maintenus ? Rappelons que la CGT Éduc’action revendique 15 élèves par classe en collège et à l’école. Trop de questions restent en suspens (primes IFICT, recrutements réservés, avenir des lycées en Éducation prioritaire, financement…) et toutes les mesures ne s’appliquent pas à l’ensemble de l’Éducation prioritaire. Il s’agit donc de rester vigilant et revendicatif.

Agenda

<<

2018

 

<<

Mai

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
30123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031123
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars 2017

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !